Cœur de fer est un album assez méconnu de Victor De La Fuente, en comparaison d’autres séries telles que Sunday ou Haxtur. La série, écrite par Victor Mora en mode un peu automatique, a été prépubliée dans le magazine Okapi.
On y suit Galdric, dit « Cœur de fer », qui fuit la vallée de Sayo où l’armée hongroise a subi une lourde défaite face aux armées mongoles. Le début est peut-être une source d’inspiration pour l’ouverture du premier tome de Cosaques, tant la scène y ressemble. Très vite, Mora nous montre ce qui vaut le sobriquet à notre héros : aucune flèche ni aucune lame ne peut l’atteindre au cœur. En revanche, il peut-être blessé au bras. Les péripéties sont nombreuses : Galdric échappe à des brigands, sauve la princesse héritière, affronte la cour du roi Sandor qui s’est allié à l’envahisseur et usurpé le trône de son frère Bela, utilise un stratagème à base de sosie (un brin inspiré du Prisonnier de Zenda) afin de susciter une révolution…
Vers la fin du récit, magnifique dessiné par un De La Fuente en forme, très narratif et servi par un très beau lettrage, on apprend les origines des étranges capacités de « Cœur de Fer » qui, à la dernière page, décide de repartir à l’aventure, tenté par l’exploration de territoires inconnus. Un petit feuilleton aux ficelles bien épaisses mais à la grâce absolue.
Jim
