LE SONGE D'UNE NUIT D'OCTOBRE - Roger Zelazny (Hélios)

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Quand le steampunk rencontre le mythe de Cthulhu.
Octobre. Dans 31 jours, le portail s’ouvrira et les Grands Anciens déferleront sur le monde.
Dracula, Sherlock Holmes, Raspoutine, le docteur Frankenstein… Ils seront tous là. Mais feront-ils partie des ouvreurs avides de pouvoir, ou seront-ils des fermeurs qui s’opposeront aux horreurs indicibles ?
Les familiers de ces personnages seront eux aussi impliqués dans cette murder party ésotérique riche en rebondissements. Tout particulièrement Snuff, un chien dont le maître, Jack, aime se promener la nuit dans Londres avec son grand couteau…
Le Jeu va commencer.
Quel sera votre camp ?

Roger Zelazny est l’auteur de la saga des Neuf Princes d’Ambre. Avec Le Songe d’une nuit d’octobre, il rend hommage avec humour à l’univers de H.P. Lovecraft.

Auteur : Roger Zelazny
Traduction : Ange Desmarais
Editeur : Actusf
Date de parution : 21/03/2019
Collection : Helios
EAN : 978-2366299786
ISBN : 2366299788
Nombre de pages : 278
Format : 11,00 x 18,00 cm

La couverture d’une édition précédente :

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Jim

Ah, Zelazny … j’ai un tel bon souvenir de ses Star Wars …

edit : mille excuses, j’ai confondu avec Zahn … tous ces Z … ça me perd. Faut que je regarde ce que j’ai lu de Zelazny alors …

Le scénariste John Ostrander est un grand fan de Zelazny (et d’ailleurs, pour qui a lu la saga des Neuf Princes d’Ambre et Grimjack, la filiation est évidente, l’auteur l’avoue sans fard). Et un jour, il reçoit une lettre de lecteur qui dit tout le bien qu’il pense de Grimjack… et ce lecteur, c’est Roger Zelazny. La réponse qu’Ostrander fait dans le courrier vaut son pesant de cacahouètes : il devient tout fou, et l’espace de quelques lignes il redevient le fanboy amateur de romans de SF. Faudrait que je vous retrouve la page et que je la scanne.

Jim

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Amusant !

Ah, je crois que j’ai retrouvé la réponse (Nikolavitch, qui m’avait fait remarquer ce texte, confirmera) :

I’m a pro. I like to be able to maintain a “pro-face” — you know — say something [like] “Why, thanks Roger and, hey, I like your stuff, too.”
But this is Roger Zelazny , folks! This is a guy who, when I didn’t have any money, would come out with another Amber book and I’d sell other books to buy his books and he’d have me panting for more.
I mean, this is Roger Freaking Zelazny for cryin’ out loud and he says he likes what I do in print and if you think I’m going to be cool and calm and professional and matter-of-fact about it you are out of your mind!!!

Jim

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Internet étant mon ami, j’ai rapidement retrouvé la référence. Il s’agit d’une page du courrier des lecteurs de Grimjack #39, daté d’octobre 1987 (incidemment, c’est l’un des épisodes les plus importants de la série, elle-même comptant parmi les titres les plus mésestimés de l’histoire de la bande dessinée américaine, alors qu’elle propose l’une des meilleures lectures de cette décennie, voire tout court) :

Jim

Intéressant, aussi, le passage où il parle de CompuServe… l’Antiquité des communications électroniques !

Tori.

Ostrander a été un pionnier en matière de communication avec les lecteurs, de forums, tout ça.

Jim

Un de mes auteurs préférés dont la saga des princes d’Ambre a marqué mon imaginaire.
La marque est encore présente et je passe encore du bon temps à jouer dans cet univers infini qu’il a écrit grâce au Jeu de Rôle sans dés. La trame de l’univers qu’il a construit a des possibilités infinies et cela doit être notre 10ème campagne.

Excellent bouquin, donc, raconté par l’un des familiers des personnages humains du récit, Snuff le chien. Zelazny s’amuse à glisser des références ici et là (à Sherlock Holmes, au Docteur Frankenstein…), à jouer la carte des fausses pistes, à mélanger l’univers lovecraftien à d’autres pans de la culture populaire.
Le récit se déroule sur un mois (octobre, donc), un chapitre par jour, Snuff et la chatte Graymalk essayant de deviner les intentions des autres participants au “jeu”. C’est amusant et décalé.
À signaler un texte de Timothée Rey, en ouverture de l’ouvrage, qui revient sur quelques aspects intéressants du livre et surtout de la carrière de Zelazny, notamment son goût pour les jeux, quels qu’ils soient. Très bon complément au roman.

Jim