LEGION (Saisons 1-3)

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Très chouette, ce visuel…
Et c’est que ça se rapproche à grands pas !! J’en serai, pour voir s’ils ont essayé de capter l’excellent feeling impulsé sur le titre « X-Men Legacy » par Si Spurrier (ce qui serait une bonne idée à mon sens).

En tout cas, la production a l’air de regarder du bon coté.

youtube.com/watch?v=IWUpGg-Y02A

youtube.com/watch?v=np_oXTxolvA

En un mot : WOW !
Expérience unique en son genre.
Carrément impressionnant.

Oui un très bon première épisode, à l’esthétique et au parti pris narratif très original.

Je n’avais pas fait attention que ce show était sous le patronage de Noah Hawley, également créateur de l’excellente série The Unusuals (Pour en savoir +), plutôt un bon présage !

pas mal pas mal du tout même, un peu trop proche de Stranger Things pour l’ambiance notamment la BO, mais pour un premier épisode c’est sympa à voir.

Stranger Things ?
J’ai du mal à faire un parallèle entre les deux tellement ces shows sont différents.
Stranger Things, c’est hyper convenu en comparaison.
Legion te balade autrement. À la limite, il y a un petit côté The Prisonner - à mon avis, volontairement assumé - de par l’esthétique datée, l’ambiance paranoïaque, le confinement…

l’esthétique et la musique m’ont fait penser aux années 80 et à Stranger Things.

Toi, tu n’as pas connu les années 80. :slight_smile:

C’est une version schizophrénique du Prisonnier, qu’on dirait concoctée par Jacques Demy et Syd Barret (celui du Pink Floyd). :wink:

Ça me rappelle un dicton, ça : « Si tu te souviens des années 70, c’est que tu ne les a pas vécues. » :mrgreen:

En tout cas ce que vous dites tous de ce premier épisode est sacrément intrigant. Moi qui n’étais guère attiré par cette Série, si c’est aussi original que ça dans le traitement, je m’en vais de ce pas réviser cet a-priori.

Ah ben si je suis né en 80.

Oui, c’est ce que je dis, tu ne les as pas connues.

Rien ne rappelle les années 1980 dans ce premier épisode (d’ailleurs si les années 80 avaient ressemblé à ça j’y serais resté), ni les vêtement, ni la musique, ni même la stylique des décors, rien.

Maintenant, si pour toi il t’y fais penser, qui suis-je pour dire que ce n’est pas vrai !? :slight_smile:

Pour la musique, y a un moyen simple d’être fixé, la liste des chansons utilisées dans ce premier épisode. Soit :

[ul]] « Happy Jack » des Who, extrait de l’album A Quick One (1966)/:m]
] « She’s a Rainbow » des Rolling Stones, extrait de l’album Their Satanic Majesties Request (1964)/:m]
] « Pauvre Lola » de Serge Gainsbourg, extrait de l’album Gainsbourg Percussions (1964)/:m]
] « Up the Beach » de Jane’s Addiction, extrait de l’album Nothing’s Shocking (1988)/:m][/ul]

Bon, il y a bien un titre des années 80 dedans :mrgreen: , mais c’est quand même pas celui qui marque le plus.

Étant moi-même né en 83, dans un environnement familial peu porté sur la poursuite des dernières modes et tendances (#jeracontemavie), je m’abstiendrai de porter un jugement « historique » sur l’époque, mais après visionnage de l’épisode moi non plus je ne vois pas trop l’aspect eighties ni la ressemblance avec Stranger Things. En revanche, au jeu des comparaisons, j’ai pensé à un bizarre croisement d’influences d’Utopia et de Mr Robot… ça vaut ce que ça vaut.

Je reste sur le qualificatif d’ « intrigant » que j’avais utilisé avant de voir la chose, et de ce point de vue-là, je n’ai pas été déçu. Après, j’attends tout de même de voir où tout ça va nous conduire pour déterminer si on a affaire à un coup de génie ovniaque, dont le formalisme fait sens, ou à un coup d’esbroufe démonstratif et vain. Le jury délibère encore.

:open_mouth: À ce point? Je vais tout de même y jeter un œil alors!

Je suis sur la même longueur d’ondes que la plupart : c’est hyper-bien et probablement même mieux que ça ; peut-être n’est-ce pas une surprise totale au vu des noms convoqués (même si je ne connaissais pas leurs travaux antérieurs perso) ou en constatant que la production « regardait effectivement du bon côté », comme le disait Jack (en puisant probablement un peu dans l’approche privilégiée par Si Spurrier sur les excellents « X-Men Legacy »), mais ça n’en reste pas moins une réussite éclatante.

Coup d’éclat sans lendemain ou promesse d’une formidable série, d’une certaine manière à ce stade peu importe (on verra bien ce que nous réserve la suite) : s’il faut juger cet épisode 1 pour ce qu’il est, indépendamment du reste, c’est une claque monumentale. La réussite des auteurs, c’est de tenir la promesse du génial postulat de départ, via une cohérence fond/forme soufflante d’ingéniosité mais aussi de lisibilité (malgré les mécanismes complexes du récit).
On peut penser aux années 80 pour certains morceaux de « synth-wave » peuplant la BO (formidablement inspirée et originale, avec par exemple l’utilisation de ces cuivres chelous…) qui vont puiser leur inspiration dans cette période, mais perso j’ai surtout pensé aux années 60 (il suffit de voir les fringues de la plupart des membres féminins du casting), berceau d’un psychédélisme imbibant l’épisode tout entier. En même temps, on n’appelle pas un perso Sydney Barrett innocemment, hein.
La connexion au « Prisonnier » (auquel on pense donc beaucoup, en effet) est même explicitement assumée, m’a-t-il semblé, via une veste de pyjama qui rappelle la tenue des habitants du fameux Village, ces vestes noires à liseré blanc immédiatement identifiables.

Un pitch aussi formidable, qui plonge les séquences dans une indécidabilité totale (fantasme ou réalité, présent ou passé, incident fortuit ou pouvoir latent, etc…) permet bien des audaces, et ça tombe bien, les auteurs ne s’en privent pas, osant la séquence comédie musicale, quelques saillies comiques mais aussi une touche tragique qui confine parfois à une veine poignante et serre-coeur extrêmement accomplie.
Tout ça ne serait pas grande chose au final si la réalisation n’était au diapason. Coup de bol : de ce côté-là aussi, cet épisode regorge d’audaces payantes. Il y a ces fameux plans-séquence ingénieux (car il y en a plusieurs, pas seulement celui en fin d’épisode), mais c’est tout l’épisode qui recèle d’idées dans tous les sens, entre rimes visuelles et « tuilages » narratifs assurant les transitions d’un script fort compliqué mais (miracle) parfaitement lisible, encore une fois.

Je ne suis pas du tout sûr que ce niveau puisse être maintenu tout du long, mais c’est un grand coup de pied dans la fourmilière des adaptations de comics sur le petit comme sur le grand écran ; perso j’ai rarement vu mieux en la matière.
Wait and see, mais il y a là le potentiel d’un grand titre.