LEPRECHAUN (Mark Jones)

REALISATEUR & SCENARISTE

Mark Jones

DISTRIBUTION

Jennifer Aniston, Warwick Davis, Ken Olandt, Mark Holton, Robert Gorman…

INFOS

Long métrage américain
Genre : comédie/horreur
Année de production : 1993

Dans le folklore irlandais, le leprechaun est une créature de petite taille, souvent représentée sous la forme d’un homme barbu, vêtu de rouge ou de vert et coiffé d’un chapeau de la même couleur. Le leprechaun est cordonnier, il aime autant les chaussures que faire des farces…mais ce qu’il adore plus que tout, c’est compter ses pièces d’or qu’il cache au pied d’un arc-en-ciel. C’est cette légende…et aussi la mascotte des céréales Lucky Charms…qui a inspiré le scénariste Mark Jones lorsqu’il s’est lancé dans son premier projet cinématographique.

Jusque là habitué aux séries TV et aux dessins animés, Mark Jones cherchait un sujet pour un film d’horreur à tout petit budget…et la vision de Critters lui a aussi donné l’idée d’un adversaire de petite taille. Un farfadet bien décidé à récupérer son trésor volé par un certain Daniel O’Grady, de retour au Dakota du Nord après un séjour dans son Irlande natale. O’Grady ne profite pas longtemps de l’or mais il arrive tout de même à le cacher et à piéger le leprechaun avant d’avoir une attaque. Dix ans plus tard, un père et sa fille emménagent dans la vieille maison des O’Grady…et il ne faut pas longtemps pour que le leprechaun se libère pour reprendre la quête de son or…

Le rôle du Leprechaun a été confié à Warwick Davis, qui débuta très jeune en incarnant l’ewok Wicket dans Le Retour du Jedi. Après Willow en 1988, l’acteur a connu une petite traversée du désert, avec juste quelques rôles à la télévision. Le Leprechaun lui a permis de changer de registre. Initialement, Mark Jones avait écrit un scénario plus sombre puis l’histoire a évolué en intégrant des éléments plus légers, notamment sur la demande de Warwick Davis qui a fait de son personnage une sorte de « mini-Freddy Krueger ».

Warwick Davis a l’air de bien s’éclater sous son épais maquillage…mais ses répliques manquent tout de même de fantaisie et l’humour ne fait pas toujours mouche. La réalisation de Mark Jones est mollassonne et l’ensemble ne s’écarte pas des chemins ultra-balisés du genre. Bref, il y a bien quelques scènes amusantes mais le traitement aurait mérité un peu plus de folie…et ce ne sont pas les personnages principaux (dont une jeune Jennifer Aniston dans son premier rôle au cinéma) qui relèvent le niveau…

Tourné en 1991, Leprechaun est sorti au cinéma en 1993, en étant démoli par la critique et sans déplacer les foules dans les salles obscures. Mais les résultats au box-office furent jugés assez suffisants (presque 9 millions de dollars de recettes aux States pour un budget d’un peu moins d’un million de dollars), pour mettre en chantier une suite…qui n’a finalement pas fait beaucoup mieux. Et pourtant, la série a continué et est maintenant composée de huit films, 6 pour la saga officielle avec Warwick Davis (le 4 a envoyé le farfadet dans l’espace avant un Leprechaun 5 : In the Hood avec Ice-T et Coolio) et deux reboots.

Il faut dire qu’entretemps, Jennifer Aniston est devenue la star de Friends et les ventes en VHS puis galettes numériques de Leprechaun ont alors fait mieux que les entrées cinéma dans les années 90. Le petit statut culte acquis par ce premier film a fait le reste…mais pour ma part, je ne suis pas allé plus loin (j’ai peut-être vu le deux à l’époque, mais je n’en suis plus vraiment sûr)…

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