LES 4 FANTASTIQUES (Tim Story)

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REALISATEUR

Tim Story

SCENARISTES

Mark Frost et Michael France, d’après les personnages créés par Stan Lee et Jack Kirby

DISTRIBUTION

Ioan Gruffud, Jessica Alba, Michael Chiklis, Chris Evans, Julian McMahon…

INFOS

Long métrage américain/allemand
Genre : aventures/fantastique
Titre original : The Fantastic Four
Année de production : 2005

La première production à gros budget sur les 4 Fantastiques est sortie en 2005, après un développement qui a pris dix ans. Dans les années 80, le producteur allemand Bernd Eichinger (de Constantin Films) s’était porté acquéreur des droits cinématographiques des F.F. pour la modique somme de 250.000 dollars mais il n’a alors pu intéresser un studio ni réunir les fonds nécessaires. Pour garder son option, Eichinger a fait appel à Roger Corman pour monter une adaptation à bon marché pour un peu plus d’un million de dollars (tous les détails ici). Le premier film des 4 Fantastiques a donc été tourné…avant d’être enterré jusqu’à ce que quelqu’un décide de le faire circuler sur le net.

Bernd Eichinger a ainsi pu conserver sa participation et en 1995 la 20th Century Fox est entré dans la danse. Chris Columbus (scénariste de Gremlins) fut le premier réalisateur choisi avant qu’il se retire pour se contenter du poste de producteur. Le film est ensuite entré dans une phase de développement plus longue qu’initialement prévue. Les scénaristes et les réalisateurs se sont succédés (dont Peter Segal, Sam Weisman, Sam Hamm, Raja Gosnell, Sean Astin, Peyton Reed…) jusqu’à ce que le studio porte son choix sur Tim Story, metteur en scène venu du vidéo-clip et de la comédie (Barbershop, New York Taxi). Et sur le tournage, le scénario a régulièrement été réécrit par un petit nouveau non crédité, un certain Simon Kinberg.

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Globalement, Les 4 Fantastiques a beaucoup de défauts, il y a pas mal de choses qui ne fonctionnent pas. Mais quand on examine certains éléments, ce n’est pas un ratage total, loin de là. Les personnages gardent par exemple leur fonction d’explorateurs et la réactualisation de l’accident cosmique qui leur donne leurs pouvoirs (qui se déroule ici sur une station spatiale appartenant à Fatalis où l’équipe s’embarque pour mener d’importantes expériences) est bien amenée. L’entame est rythmée et le scénario donne les informations qu’il faut pour présenter efficacement les relations entre les protagonistes.

Après ça se complique un peu, avec une caractérisation et une écriture des personnages très inégales. Commençons par ce qui ne va pas : Ioan Gruffud n’est pas très convaincant en Reed Richards. L’homme le plus intelligent du monde est présenté comme un savant pas très sûr de lui et gaffeur dans ses relations avec les autres…et son histoire avec Sue, campée par Jessica Alba, manque de naturel. Pour l’autre moitié du quatuor, c’est nettement mieux. Chris Evans, le futur Captain America, restitue savoureusement les différents aspects de la personnalité de Johnny Storm, homme à femmes, adepte des sports extrêmes, aussi sympathique qu’énervant.

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Et Michael Chiklis est le meilleur des quatre. Grand fan de Ben Grimm, il est aussi bon dans l’humour (les perpétuelles chamailleries entre Ben et Johnny) que dans l’expression du côté tragique du héros. Face à l’équipe, il fallait un grand vilain…et on en est bien loin. En piochant à différentes sources (la transformation du corps du latvérien en métal vient de l’univers Ultimate par exemple), les auteurs ont fait de cette version de Fatalis un patchwork complètement à côté de la plaque et ce n’est pas l’interprétation de Julian McMahon qui peut relever ce portrait.

Il y a donc des bonnes scènes (et quelques unes très sympas dans la version longue), des moments où les différents scénaristes touchent juste, dans un ensemble tout de même un brin bancal et qui emprunte beaucoup de raccourcis dans son déroulement (les F.F. sont un peu trop vite considérés comme des vedettes après l’épisode du pont). Le combat final manque d’ampleur et comme les effets spéciaux accusent déjà un coup de vieux après seulement seize ans, certains plans font un peu pitié…mais pas le dernier qui fait sourire en reprenant une tradition du comic-book.

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Tourné pour un peu moins de 100 millions de dollars, Les 4 Fantastiques fut l’un des succès de l’été 2005 avec plus de 333 millions de dollars de recettes. Suffisant pour mettre en chantier une suite sortie deux ans plus tard, Les 4 Fantastiques et le Surfer d’Argent. Les longs métrages Fantastic Four de Tim Story ne font pas partie du haut du panier des films Marvel…mais ce ne sont pas les pires non plus et ils ont offert au regretté Stan Lee deux de ses meilleurs caméos. Dans ce premier, il incarne même une de ses co-créations, le facteur Willie Lumpkin !

2 « J'aime »

Moi, je les aime bien, ces deux films. C’est pas génial, mais c’est plutôt marrant, léger, avec des astuces de caractérisations et des acteurs qui ont l’air contents d’être sur le plateau. C’est ni gris, ni sérieux, ni compassé, ni misérabiliste, ça ne fait pas de gros contre-sens et ça ne cherche pas à réinventer la roue. Effectivement, depuis l’avènement de l’univers cinématographique monté par Marvel, ça a pris un coup de vieux, mais j’apprécie cette volonté de faire un divertissement qui n’a pour ambition… que de divertir.

Jim

J’aime ce film pour Jessica Alba et pis c’est tout :kissing_cat:

Mais je la préfère en brune.
Moi, j’aurais préféré Reese Witherspoon : elle correspond mieux au personnage et je trouve son éventail d’actrice plus convaincant. Plus étendu, en tout cas.

Jim

Non mais ça ok !

oh oui surement mais je ne suis jamais très objectif quand ça concerne Jessica Alba xD

C’est beau de découvrir que tu n’es pas de marbre.

Jim

Je n’avais pas vu le film depuis longtemps (comme tous les Marvel de la première moitié des années 2000) et ça m’a fait sourire de voir le nom de Kevin Feige au générique. D’assistant de Lauren Shuler Donner en 1997 à bras droit de Avi Arad à partir de X-Men en 2000, il a vite monté les échelons pour devenir le grand patron des films Marvel en tout juste dix ans…

Moi aussi.

C’est sympa’, oui, mais surtout rageant car il y a tellement de bonnes petites choses que les ratages viennent gâcher ce qui aurait pu être vraiment bien.
(mais c’est surtout sur le deuxième, ça)

Par contre, c’est rigolo comme cette saga et surtout la version plus récente surfent plus sur la version Ultimate, avec Doom comme membre de l’expédition initiale avec lui aussi des pouvoirs, ou Sue en scientifique à chaque fois, que sur les versions classiques.

C’est étonnant, de ta part !

Egalité de sexes.

Pour moi ce fut le moment où j’ai arrêté d’y croire. Un film de super-héros sur des gus qui le deviennent suite à un accident qu’il provoque ça sera sans moi