LES PROJETS AVORTÉS

Todd McFarlane a dévoilé sur sa page Facebook une couverture illustrée par Greg Capullo et encrée par ses soins pour un troisième projet de crossover entre Batman et Spawn.

Si ce projet ne vit jamais le jour, il fut précédé par deux rencontres entre le justicier de Gotham et le rejeton des enfers. La première fut orchestrée par Frank Miller et Todd McFarlane en 1994. Elle fut suivie la même année par le numéro spécial War Devil supervisé par Doug Moench, Chuck Dixon, Alan Grant et le dessinateur Klaus Janson.

Source: facebook.com/liketoddmcfarlane

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Durant les années 90, DC envisage une mini-série façon « Year One » consacrée à la fameuse trinité, intitulée au départ « Love and War » (comme l’excellent graphic novel du duo Miller/Sienkiewicz).
Le projet est confié à Jeph Loeb et au prodige Paul Smith, un artiste aussi rare que talentueux, connu pour privilégier la moto à la planche à dessin.

Une des principales divergences éditoriales concernait le fait que DC voulait un relooking plus sexy pour Diana (90’s oblige) ce qui finira plus tard par se concrétiser.
Cependant Smith refuse, fidèle à sa réputation de dessinateur de femmes classes et élégantes (ce qui change agréablement pendant cette période des mannequins anorexiques de J. Scott Campbell, des cambrures improbables de Liefeld, et des personnages féminins de Top Cow peu vêtues en général).

Dans une logique d’hommage et de retour aux origines, à l’instar de Mazzucchelli avec Batman, celui-ci voulait un look qui se rapproche plutôt de la version jupe des débuts (à la manière de Harry G. Peter).
Après une importante mésentente sur la direction choisie, le projet a finalement capoté et Smith a préféré se consacrer à Leave It to Chance, un de ses meilleurs travaux à mon avis (le summum restant bien sûr son run sur les X-Men).

Source: paulmartinsmith.com/blog/love-and-war

Ça aurait été sûrement magnifique. Et classe effectivement. Un beau loupé de coche.

Voici quelques recherches supplémentaires de Paul Smith pour Love and War:

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Source: www.paulmartinsmith.com

Merci pour la présentation, Marko. :wink:

De moins en moins intéressé par l’idée de dessiner des comics, l’artiste John Byrne a diffusé sur son site les planches du premier numéro de Finders Of Lost Children, une nouvelle aventure des Next Men qu’il pense ne jamais terminer.

Débutée en 1991 dans les pages de l’anthologie Dark Horse Presents, la série Next Men suit cinq jeunes surhumains fuyant l’agence gouvernementale qui les a artificiellement modifié à l’aide d’une mystérieuse technologie découverte en Antarctique en 1955. La série s’arrêtera abruptement en 1995 au bout du 30ème numéro.
Il faudra attendre 2010 pour que la « prochaine génération » retrouve le chemin des bacs à comics le temps de deux mini-séries publiées par IDW Publishing.

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Source: byrnerobotics.com

Dommage, j’espère que sa motivation finira par revenir…

Cette fois-ci un deux en un avec deux projets avortés censés sortir à peu près à la même période sur la même série, à savoir Daredevil: The Devil’s Own de Miller et Simonson ainsi que le run d’Englehart sur tête à cornes, et par la même occasion j’évoquerai brièvement la période Nocenti qui en a résulté.

En 1986, en plein âge d’or millerien (Year One, Love and War, The Dark Knight Returns, Elektra: Assassin) le scénariste et dessinateur star opère un retour fracassant sur sa série fétiche avec l’apothéose grandiose qu’est Born Again.
Une fois cette saga terminée, Miller se dit qu’il aimerait bien écrire un arc de plus avec Walt Simonson au dessin, son vieux pote et compère du studio Upstart Associates.

Ce diptyque ayant comme sujet la pédophilie, devait au départ être un simple fill-in s’étalant sur les numéros 235-236, or les éditeurs ont fait part de leur empressement en raison de l’arrivée imminente d’une nouvelle équipe créative (la couverture du second numéro a du coup été la seule occasion qu’a eu Simonson de dessiner DD).

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Seul le script du premier épisode a été achevé, et le projet est du coup resté dans les cartons, sa concrétisation étant de plus en plus mise en péril vu le retour de Miller chez DC et l’arrivée du couple Simonson sur X-Factor (l’éditeur Ralph Macchio a essayé de faire avancer les choses à la fin de la décennie en le transformant en one-shot à part pour lui donner plus de visibilité, mais cela n’a pas abouti).

Après que Fingeroth et Ditko se soient chargés de l’intérim, c’est l’éditrice Ann Nocenti, et scénariste de la mini-série Longshot, qui se charge finalement de l’écriture du 236, dessiné par Barry Windsor-Smith rien que ça (du vrai fill-in de luxe, publié en vf dans le recueil « Rêve américain »).

Pour la suite, Steve Englehart est envisagé, mais la situation établie dans le numéro précédent à propos de Black Widow modifie ses plans, lui qui voulait faire en sorte que Matt et Natasha reviennent à San Francisco pour rejoindre les West Coast Avengers (sa série justement).
En demandant à l’éditeur de changer cela, il subit une relative déconvenue (« non, elle est éditrice, c’est toi qui devra changer tes plans ! ») et il n’écrira finalement que le 237, sous le pseudonyme de « John Harkness », avant de s’en aller.

À partir de là, Ann Nocenti débutera un run remarquable (dans le top 3 de mes périodes favorites de la série avec Miller et Colan) qui atteindra son plein potentiel avec l’arrivée de John Romita Jr et Al Williamson, un dessinateur et encreur hors pair qui faisait également des merveilles avec Buscema pendant la période Madripoor du griffu.

Miller et Simonson finiront tout de même par collaborer en 1992 chez Dark Horse sur la série Robocop versus Terminator (connue également pour son adaptation vidéoludique).
Cela permet à Miller de réutiliser certains éléments développés à l’époque de sa courte et plutôt amère expérience hollywoodienne au début des années 90.
Il reprend donc certaines idées non utilisées de Robocop 2 & 3, les deux suites mal-aimées du chef-d’oeuvre de Verhoeven.

Sources: manwithoutfear.com/daredevil.shtml
marvel1980s.blogspot.fr

Purée, je n’en ai jamais entendu parler, et je trouve ça magnifique.
Paul Smith, je suis complètement fan. J’adore ses X-Men, je tiens ses Doctor Strange comme certaines de mes lectures et relectures préférées chez Marvel, je suis fan de son Golden Age…
Purée, c’est quand même un sacré caractère de cochon, ce mec.
Parce que là, ce que je vois, c’est un truc magnifique. Avec de la liberté, le droit de s’encrer lui-même et tout, il aurait laissé un sacré jalon.
Mazette.

Jim

Chouette anecdote !

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Continuant leur collaboration fructueuse, Mark Waid et Mike Wieringo, connus pour leurs runs sur Flash et les FF, ambitionnent vers 2003 de reprendre la série Aquaman (avant le début du relaunch de Rick Veitch).

Le scénariste a eu la possibilité de proposer le pitch que voici :

Cependant les éditeurs refusèrent à plusieurs reprises, visiblement pas fan de la direction choisie et du style cartoony de Wieringo.

Le projet est définitivement tombé à l’eau (c’est le cas de le dire) avec la mort du co-créateur de Tellos en 2007, qui avait entre-temps travaillé sur ses derniers travaux, parmi lesquels la série Friendly Neighborhood Spider-Man, lancée au moment du crossover The Other auquel il regretta fortement d’avoir participé (j’ai tout de même le souvenir de quelques bons épisodes de PaD, notamment un one-shot centré sur une blogueuse paranoïaque).

Source: aquamanshrine.net

Ses dessins d’échauffement du matin sont encore plus mémorables !

Wierigno c’était surtout plein que lui et PAD devait faire avec les sempiternel corssover sans pouvoir faire avancer l’intrigue et je parle des multiples covers variant qu’il avait du faire.

Vers le milieu des années 80, Claremont et Leonardi commencent à travailler sur une mini-série Phoenix, centrée sur le personnage de Rachel Summers, en vue d’explorer son passé tortueux (donc le futur potentiel de Days of Future Past) et de développer sa relation avec le Franklin Richards adulte du futur.
L’histoire devait également inclure Power Pack et Spirale et faire le lien entre son départ des X-Men et son arrivée chez Excalibur (finalement dans ce laps de temps elle fera juste un séjour prolongé dans le Mojoworld).

La sortie imminente est alors annoncée dans Marvel Age 43 :

[quote]Coming Soon: PHOENIX Limited Series
She’s from a future that may or may not be ours. She’s living in a past that isn’t quite the way she remembers it. She’s Rachel Summers, daughter of Scott Summers and Jean Grey, Cyclops and Marvel Girl of X-FACTOR! But her mother was Phoenix, and in the Marvel Universe Scott and Jean aren’t married. In fact, Scott has a son by his wife Madelyne! These are definitely not the average problems that face most young women. But then, Rachel isn’t exactly average.

This is the background for THE PHOENIX Limited Series, written by Chris Claremont and drawn by Rick Leonardi and Dan Green. Rachel having retreated to current time to escape from a grim anti-mutant future, has joined the X-Men and is using her telepathic powers as the new Phoenix. But since she adopted her mother’s name in the battle against the Beyonder, nothing has gone right.

The plot of the Limited Series deals with the dread villainess Spiral (remember her from LONGSHOT and, more recently, the Freedom Force?) and lots of psychological ramifications and complications. It examines how Rachel is coping with being in a past that resembles - but isn’t quite - the one that proceeded her world. She will meet Power Pack in the first issue and see little Franklin Richards. In her time, Rachel is in love with a grown Franklin! Here he is a child, and she is much older than him, and this situation will cause her to do some serious soul searching.

There will also be lots of cameos and guest appearances, lots of flash-forwards, and lots of fantastic visuals by Leonardi and Green. We’ll have more information on the Limited Series as its publication approaches, so stay tuned.[/quote]

la série est néanmoins repoussée, prévue ensuite pour 1987.
Cependant l’éditeur trouve que cette histoire temporelle commence à devenir beaucoup trop alambiquée, et le projet est définitivement abandonné.
Claremont réutilisera finalement le personnage lors de son run sur Excalibur tandis que l’histoire de Franklin sera reléguée au crossover Days of Future Present.

En 1991, Le duo trouvera tout de même le moyen de s’occuper d’une autre histoire à propos de Phénix et Kitty Pryde.
En raison du départ du scénariste phare de la franchise, cette arc ne sortira qu’à partir de son retour à la fin des années 90 (la série X-Men: True Friends).

Et voici quelques pages de Rick Leonardi (encré par Dan Green) :

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Source: marvel1980s.blogspot.fr

Voilà donc où était passé Héléna Wayne.

Leonard quand même. J’suis toujours aussi fan, ça envoie du gros.

Qui est gros ?

le même gars qui est lourd ou en bois. Groot ?

Ou le Blob.

Mon premier X-Men, mon premier comics (larmouille, de joie).