LES RIVAUX DU RAIL (Byron Haskin)

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REALISATEUR

Byron Haskin

SCENARISTE

Frank Gruber

DISTRIBUTION

Edmond O’Brien, Sterling Hayden, Dean Jagger, Laura Elliott…

INFOS

Long métrage américain
Genre : western
Titre original : Denver & Rio Grande
Année de production : 1952

La construction de voies ferrées à travers les étendues de l’Ouest Sauvage a été la source de nombreuses rivalités entre des compagnies ferroviaires qui voulaient toutes poser leurs rails les premières, allant pour certaines jusqu’aux confrontations armées. Sorti un an après La Bagarre de Santa Fe avec Randolph Scott (sur un sujet similaire), Les Rivaux du Rail raconte une version romancée d’un fait réel, la construction de la voie Denver & Rio Grande, dont les lignes ont été en service jusque dans les années 1990 avant d’être absorbées par une autre société…

La Denver & Rio Grande Railroad a débuté la construction d’une ligne de chemin de fer dans les Montagnes Rocheuses à partir de 1870. Très vite, les propriétaires et les employés se sont heurtés à une compagnie adverse, dont le nom a été changé pour les besoins du scénario. Le long métrage décrit la rivalité entre Jim Vesser, le directeur de travaux de la D&RG, et McCabe, celui de la Canyon City & San Juan Railroad, prêt à tous les mauvais coups sur ce nouveau marché très convoité…

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Si le sujet est intéressant, le long métrage de Byron Haskin l’est moins. La faute à un scénario faiblard (signé par l’ancien écrivain de pulps Frank Gruber, déjà à l’oeuvre sur les deux westerns mis en scène par Haskin l’année précédente), décousu dans sa construction dramatique et peu avare en raccourcis et grosses ficelles. L’ensemble manque vraiment de fluidité dans l’enchaînement des péripéties; les motivations et la caractérisation des personnages ne sont pas assez bien travaillées.

À part quelques amusants rôles secondaires (les acteurs Paul Fix et Zasu Pitts apportent une sympathique touche humoristique), la distribution ne peut pas se reposer pas sur de solides têtes d’affiches. Sterling Hayden (Quand la ville dort) et Edmond O’Brien (L’enfer est à lui) ne livrent pas les meilleures performances de leur carrière et Laura Elliott (Two Lost Worlds), l’actrice féminine principale, est transparente.

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Beaucoup de défauts, donc…mais tout de même quelques points positifs. Les superbes décors naturels sont très bien mis en valeur par la photographie de l’expérimenté Ray Rennahan (Pour qui sonne le glas), le film est visuellement très beau. Et l’ancien spécialiste des effets spéciaux Byron Haskin, qui venait de réaliser L’Île au Trésor pour Disney et un Tarzan avec Lex Barker et se distinguera ensuite avec l’adaptation de La Guerre des Mondes, a soigné ses scènes d’action : bastons, poursuites, éboulements…et une spectaculaire collision entre deux trains, ce qui réveille entre deux passages mollassons.

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