L'ŒIL DU CHASSEUR (Philippe Foerster / Philippe Berthet)

Discutez de L’oeil du chasseur

On a déjà évoqué ici la collection que Dupuis a consacrée à Philippe Berthet, dans laquelle on retrouve les trois tomes de la série du Privé d’Hollywood, mais également d’autres récits, écrits par différents auteurs. Parmi eux, L’Œil du chasseur.

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Rédigée par Foerster, l’intrigue mélange plein de choses : un prisonnier faussement simplet qui s’évade, une jolie complice, un maton qui se change en limier et qui dissimule des dimensions cachées (et une forme raffinée de sadisme), des poursuivants aussi noir vêtus que mystérieux, et un trésor à tiroirs, en quelque sorte.

Le trait de Berthet conserve encore ce goût de la caricature qu’il a un peu perdu depuis que son style s’est figé autour d’une élégance raffinée mais un peu stérile. Les personnages, secondaires et principaux au demeurant, affichent ici des trognes aussi diverses qu’enthousiasmantes.

Au niveau du scénario, Foerster livre de bons dialogues, mais surtout il aligne des thèmes qu’il reprendra des années plus tard dans Chiens de prairie, également illustré par Berthet : un héros inadapté, des poursuivants hantés par un fanatisme religieux, une fratrie maléfique, une traîtresse. Pour ainsi dire, on pourrait voir dans cet Œil du chasseur un galop d’essai (ou, si l’on est moins conciliant, une répétition tardive dans Chiens de prairie). Le cocktail réserve quelques surprises et la conclusion laisse un goût fort et amer, comme tout bon roman noir.

Jim

Ici :

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Et pour Chiens de prairie, c’est là :

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