Ben, c’est très nettement plus bandant que les derniers Marvel.
Et il y a de vrais idées visuelles pour faire bouger Ezekiel sans toile.
Il fait figé, quand même.
Eh bien, ressers-toi une tranche de Venom. ![]()
Venom 2 est le meilleur film Marvel depuis très longtemps.
Un nanar moderne. Le final j’ai éclaté de rire. Au détriment du film certes, mais je ne peux pas imaginer que ce n’était pas un minimum volontaire.
Je le vois dimanche soir dans les meilleures conditions : sur TF1, après un week-end avec enfant malade, épouse malade, et en étant malade moi-même.
Ca va être super. ![]()
Pauses PUB du coup.
De formidables opportunités d’aller se coucher et d’enregistrer la suite.
Comme le film est malade, lui aussi, ça va passer crème. ![]()
Ça va finir en cluster.
C’est moche.
Je suis prêt à me taper une affiche moche si le film est bon. ![]()
Pas emballé par par la BA ni par l’affiche.


Alors, aucun courageux n’est allé expérimenter Madame Web sur la grande toile ?
Je me suis sacrifié pour la science hier soir, et j’en sors… ben, pas vraiment mécontent en fait. S. J. Clarkson (une réalisatrice habituée des séries dont c’est le premier film) nous a offert un spectacle plutôt moyen et un peu trop long, qui n’est vraiment nanar que dans ses cinq premières et quinze dernières minutes, au milieu c’est un film bancal et parfois un peu longuet mais honnête. Cela reste une expérience bizarre, surtout si on connaît un peu les comics : c’est évidemment une origin story de Cassandra Webb (Dakota Johnson) , mais c’est aussi presque un prequel d’une saga qui n’existe pas (encore ?), puisque (et c’est un peu la grosse arnaque du film) les trois Spider-Women (Mattie Franklin (** Celeste O’Connor**, Anya Corazon (Isabela Merced) et Julia non pas Carpenter mais Cornwall (**Sydney Sweeney **), qui n’a plus grand chose à voir avec son personnage des comics, et à qui Cassandra Webb pique le look avec le long manteau rouge) n’apparaissent en costume pas plus d’une minutes à l’aide de flashforwards : un rêve prémonitoire d’Ezekiel (Tahar Rahim) où on les voit en action contre lui dans un futur situé au moins dix ans plus tard, et une prémonition de Cassandra qui clot le long-métrage ! ! Durant tout le film celles-ci sont encore adolescentes, et on ne nous dit même pas clairement comment elles obtiendront leurs pouvoirs plus tard (même si on se doute que cela a un rapport avec Cassandra et l’araignée aux pouvoirs mystico-scientifiques d’Amazonie). Le film use et même abuse de ses liens avec Peter Parker/Spider-Man puisqu’Adam Scott joue un certain Ben Parker, on croise sa belle-soeur Mary (Emma Roberts) enceinte de son frère Richard (en voyage d’affaire), Mattie mentionne son oncle Jonah… mais sans jamais allé jusqu’au bout puisqu’on ne nous dit pas que l’enfant naissant à la fin du film s’appelle Peter, on ne nous montre ni le visage de Richard ni surtout celui de May que Ben déclare avoir rencontré récemment. Le fait de placer le film en 2003 m’interpelle aussi : un saut dans le temps pour une éventuelle suite, ou apparition dans un film prochain de ce Sony’s Spider-Man Universe, est-elle envisagée ? Dans ce cas si un tel retour de ces personnages arrivait prochainement, il faudrait les vieillir de plus de 20 ans si le film se passait aujourd’hui. Ca ne peut par contre pas être un prequel ni des Amazing Spider-Man (le Peter d’Andrew Garfield est lycéen en 2012) ni vraiment du Spider-Man dans le MCU puisque lorsque Tom Holland apparaît dans le rôle dans Captain America: Civil War se passant officiellement en 2016 il est également lycéen. La ressemblance avec Spdier-Man est également criante avec le costume d’Ezekiel inventé pour l’occasion ou encore celui des hommes-araignées d’Amazonie, une adition à la mythologie arachnéenne inventée par le film, qui ne va pas jusqu’à introduire clairement les aspects totémiques qu’on attendait. Ne pas non plus montrer May (j’ai même un doute sur le fait que son prénom soit prononcé) est peut-être aussi une astuce pour laisser le spectateur imaginer qu’il s’agisse de celle du MCU interprétée par Marisa Tomei, qui au niveau de l’âge pourrait se situer au niveau du Ben de ce film.
Pour revenir au film en lui-même cela reste assez classique, pas de grosses surprises mais on se laisse embarquer par son rythme, même s’il a un petit coup de mou. Rien à reprocher non plus aux acteurs, les personnages sont un peu archétypaux mais pas de gros cabotinage en vue si ce n’est peut-être du côté du méchant Ezekiel Sims interprété par Tahar Rahim aux motivations finalement très… basiques, pour ne pas dire inexistantes, à mille lieux du personnages ambivalent qui avait secouer le comic Amazing Spdier-Man lorsqu’il était apparu. Situer l’action en 2003 n’apporte pas de réelle plus-value, comme le veut la coutume il y a une petite exploitation de la musique et une ou deux répliques pour nous rappeler que la technologie était différente à l’époque, mais cela s’arrête là (et c’est pas plus mal de ne pas forcer le trait).
Un des bémols du film pour moi vient des pouvoirs de Cassandra : comme souvent dès qu’il s’agit d’utiliser des visions pour manipuler le temps, les scénaristes doivent se montrer prudent pour rendre cela intelligible mais aussi cohérent et constant dans les règles établies. De ce côté-là Madame Web échoue un peu : les pouvoirs de Cassandra au départ la rende juste spectatrice de ce qui lui arrive réellement, puis elle apprend à éviter le futur grâce à eux. Il y a néanmoins quelques écueils. Lors d’une de ses premières utilisations il apparaît que le fait qu’elle ait des visions provoque le futur qu’elle essayait justement d’éviter : elle voit qu’un coéquipier infirmier va avoir un accident, mortel elle tente de l’empêcher de partir, et c’est précisément les secondes qu’elle lui fait perdre qui font qu’il se trouve à l’intersection où un camion le percute pile au mauvais moment. Cela ne correspond donc pas au fonctionnement de ses pouvoirs qui jusque-là, et ensuite, ne lui montraient que ce qui se passaient si elle n’intervenait pas. Plus tard dans le final du film, lorsque ses pouvoirs se sont davantage développés et qu’elle peut enfin déclencher des visions, elle les interroge pour sa voir quoi faire pour échapper à Ezekiel : elle voit alors où aller, que faire, etc… c’est un peu étrange, car elle n’a aucune idée d’où aller, c’est comme si ses visions lui montraient ce que le scénario voulait qu’elle fasse. J’ai aussi un petit problème avec les motivations d’Ezekiel : il fait un rêve prémonitoire où il voit les Spider-Women le tuer. Hors, s’il ne les avait jamais attaqué, peut-être n’auraient-elles jamais croisé la route de Cassandra Web ! On peut penser qu’elles étaient destinées à avoir leurs pouvoirs et affronter Ezekiel, mais le film ne le dit pas clairement. On peut bien sûr partir sur la piste de la Grande Toile qui lie avant même leur naissance chaque spider-personnage, mais c’est une excuse un peu facile pour tout justifier ; d’ailleurs, Cassandra ne s’étonnera jamais que son nom de famille soit un homophone de « toile » en anglais, mais bon c’est un trope assez courant dans la fiction pour qu’on s’arrête de se prendre la tête dessus. On sourira (ou soupirera) sur la facilité avec laquelle les ennuis accumulés par Cassandra envers la justice (kidnapping de jeunes filles, vol d’un taxi, destruction de propriétés privées et publiques, meurtre présumés de policiers… et je dois en omettre) sont juste oubliées à la fin de l’histoire, mais le film commençait peut-être déjà à être trop long (presque deux heures) pour qu’on subisse des explications bancales (dans ce cas-là la baguette magique du SHIELD aurait été utile). Ou peut-être la police était-elle trop occupée à pister le scénariste déjà responsable de Dracula Untold, Le dernier chasseur de sorcières, Gods of Egypt et Morbius ! Une pensée aussi pour la « Felicity Smoke méchante » aux ordres d’Ezekiel qui à la fin du film doit certainement être encore devant ses écrans à taper inlassablement sur son clavier alors que les processeurs cherchent des choses tout seuls.
Un projet un peu étrange et bancal dès le départ, qui aurait subit pas mal de réécritures (comme souvent, une rumeur voudrait même qu’il y avait des références pus explicites à Spdier-Man ou que le film devait se passer dans les années 90, ce qui aurait pu permettre de le rattacher à l’une des deux premières spider-sagas de Sony)) mais aussi des effets spéciaux plutôt moches et une lisibilité très limitée pour la dernière grosse scène d’action qui n’a ni queue ni tête. Tout projet de suite serait déjà enterré, et vu le foutoir que constitue toutes ces tentatives de création d’un univers partagé par Sony on ne va pas forcément se plaindre, même s’il est toujours triste de voir des personnages intéressants au potentiel gâché. Je ne peux toutefois pas totalement détesté le film, qui est beaucoup moins navrant et ennuyant que Morbius, et bien moins débile que les Venom (mais qui restent les deux films les plus divertissants du lot).
En bonus, un petite théorie maison basée sur rien du tout pour laquelle on n’aura jamais aucune réponse : je me demande si Julia ne s’appellerait Cornwall et non Carpenter car elle cacherait un secret liés à ses origines ? Sa mère a fini à l’asile car elle n’aurait pa supporté son divorce… et si dans une suite hypothétique, on découvrait que le nom de cette mère était Carpenter, et qu’elle avait un lien avec le mysticisme arachnéen ? Merci, c’est tout pour moi, on n’aura jamais l’ombre du début d’une réponse pour cette piste que j’ai dégagé tout seul.
En fait, elle s’appelle Julia Cornwall en comics et Carpenter est son nom d’épouse puis de veuve, car Larry Carpenter meurt.
Merci de ton sacrifice ! Je le savais, pour les Spider-Women ! ![]()
J’avais complètement oublié ce détail, merci de me le préciser avant que je me ridiculise là-dessus dans un podcast. ![]()
La prédiction que tu m’avait faite s’est révélé exacte, cours vite jouer au loto qu’on gagne assez de sous pour racheter la spider-licence et la sauver !

