MALCOLM MAX t.1-3 (Peter Mennigen / Ingo Römling)

A la demande générale de Jim Lainé, je m’en vais vous conter ma lecture (j’ai grave la pression, moi)

Alors, c’est pas mal du tout. On a un duo qui enquête sur des mystérieux meurtres violents qui ont la marque d’un marque d’un assassin mort depuis plusieurs années.
Je trouve que la dynamique fonctionne plutôt bien entre les deux perso principaux, avec une relation à la Steed/Peel, mais avec un perso masculin dont on sait bien qu’il sait goûter à la chair (contrairement à Steed). pour autant, il a une forme de code d’honneur.

En terme de temps de lecture, on en a pour notre argent, ça c’est sûr. Au détriment d’une fluidité ? Possible, parce qu’il y a un côté Jacobs dans sa manière de démultiplier les récitatifs (mais plus petits), mais je me demandais si ce n’était pas lié à la volonté de coller à une forme littéraire, de donner, par moment, plus que l’image ne donne. Et le petit cahier supplémentaire à la fin de l’album a bien confirmé cela. Un choix qui ne plaira pas à tout le monde, je pense, mais une fois habitué après la surprise de cette relative lourdeur, j’avoue que ça ne m’a plus dérangé.
Au niveau du scénario, j’attends d’être un peu plus surpris, quand même. Alors, c’est super sympa, c’est complètement dans ma came (le Londres de la fin du XIXème), ça fait appel et références à tout un tas de choses connus, sans que ça fasse clin d’œil au lecteur pour autant (car ça sert le récit). Mais les informations distillées font que pour le moment, les révélations manquent un peu de sel. Cela dit, ce n’est que la premier tome, et la fin indique quand même du remue-ménage pour les héros (d’ailleurs, le côté fantastique, le duo de perso, etc… me fontt penser à Aspic, détectives de l’étrange, dans le genre)
Après, j’étais bien pris dans l’histoire, ce rythme quasiment sans action excepté sur la toute fin, m’a bien plu aussi.

Graphiquement, Römling, c’est assez racé, je trouve. Et joli à mes yeux. Beaucoup de précision, un style tenu … c’est assez épatant pour une 1ère BD, même s’il n’est pas un perdreau de l’année.
Alors, sur la première moitié, je trouve qu’il y a des erreurs d’enchaînement de cases, de narration, qui m’ont un peu rappelé Hulet ou Aparo quand il se sent obligé de mettre des flèches pour expliquer le sens de lecture (Römling encastre les cases classiquement, sans chevauchement, même s’il utilise plusieurs tailles de cases)
Mais c’est tellement généreux en cases (ce qui explique aussi le temps de lecture) et en contenu, que je lui excuse ces quelques faiblesses, surtout quand j’ai appris que c’était sa première BD.

A noter que l’éditeur a présenté les perso juste avant le début de l’histoire. Je ne sais pas si c’est lié à l’édition allemande, mais pour un 1er album d’une série, je n’ai pas compris la raison.

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