On plie les gaules pour MARVEL STARS de façon extrêmement efficace avec deux épisodes de HULK et trois de SECRET AVENGERS. Merçi Panini
!!
HULK: Jason Aaron termine de poser les bases de son run dans ce premier arc. La scène de séparation entre Bruce et Betty est excellente et on en apprend un peu plus sur la fission Hulk/Banner et comment les deux réagissent face à ce changement.Il y a ainsi une très bonne utilisation de la voix-off et une bonne caractérisation des deux antagonistes principaux, qui fait qu’on a vraiment envie de connaitre la suite de leur affrontement. Par contre, niveau intrigue, c’est diablement cousu de fil blanc.Le héros qui refuse sa mission et qui se voit contraint d’accepter à cause d’un drame personnel, c’est pas le rebondissement de l’année. Néanmoins, ça permet enfin de lancer la machine. A ce sujet, on le répéte sans cesse, mais il n’y a jamais que dix-quinze ans, la page finale du numéro trois, on l’aurait eu à la fin du premier (bon, double, certes) épisode. Plus de pages, c’est bien joli, ça permet de creuser la psychologie (comme içi), mais ça dilue également les rebondissements. Le coté déjà-vu de l’intrigue serait sans doute mieux passé si cela avait été survolé en deux-trois pages. Cela aurait pu aussi éviter certaines scories comme l’arrivée comme un cheveu sur la soupe des deux Frères dans le repaire des Moloïdes. Alors, certes, cela nous vaut une bonne baston de monstres sous la croute terrestre, mais comme en plus, Silvestri n’est vraiment pas dans le coup (c’est plat, mais plat), cela revient un peu à du remplissage forcé. Sinon, j’attends de voir, mais je suis quand même content de l’arrivée de Portacio. Je dois bien être le seul
.
SECRET AVENGERS: Les trois derniers numéros du run fill-in de Warren Ellis, içi secondé par Michael Lark, Alex Maleev et Stuart Immonem. Du remplissage en compagnie de ces larrons, j’en veux bien tous les jours. Je dis du remplissage, car on découvre finalement, qu’il n’y avait pas vraiment de fil rouge. Juste une succession de missions. Au mieux, le dernier épisode convoque l’ensemble du groupe, histoire de dire. Bref, sur le long terme de la série, ca n’apporte rien. Mais comme on l’a tous déjà dit, l’intérêt est ailleurs. Dans la maestria de l’écriture et dans la beauté des planches des dessinateurs. A ce sujet, mention spéciale pour l’épisode sur le voyage temporel. Un *pitch *de malade (un plan de secours qui met plus de quarante ans à se construire !), une gestion maitrisé des lignes temporelles, un Maleev en très grande forme dans une veine moins arty qu’avec Bendis, mais beaucoup plus efficace, un travail artistique en accord avec le sujet (voir la séquence en forme de strips). Bref, du tout bon.
Le mois prochain, début du magazine HULK. Portacio arrive, tout comme Remender, Parker revient. J’ai hâte mine de rien.