MISSILE TO THE MOON (Richard E. Cunha)

espace
(Le Doc) #1

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REALISATEUR

Richard E. Cunha

SCENARISTES

H.E. Barrie et Vincent Fotre

DISTRIBUTION

Richard Travis, Cathy Downs, K.T. Stevens, Gary Clarke…

INFOS

Long métrage américain
Genre : science-fiction
Année de production : 1958

Schlock ! Non, ce n’est pas une insulte en yiddish. Terme d’argot désignant quelque chose de bon marché…bref, de la camelote…schlock est également employé dans le monde du cinéma pour désigner des séries B et Z ultra-kitsch et ultra-fauchées. John Landis (Le Loup-Garou de Londres), un fan absolu de ce genre de films, leur a d’ailleurs rendu hommage via sa toute première réalisation en 1973, intitulée justement…Schlock.

C’est ainsi que l’on qualifie notamment l’oeuvrette de Richard A. Cunha, qui a réalisé entre 1958 et 1964 une poignée de pelloches de genre (horreur, S.F., polar) à l’économie, ce qui est le cas de ce Missile to the Moon, chouette représentant de ces films tellement mauvais qu’ils en deviennent…pas presque bons, je n’irai pas jusque là, mais divertissants.

Fusée en carton ! Acteurs en bois ! Monstres de pierre en mousse ! Araignées en plastoc ! Missile to the moon vaut tous les points d’exclamation ! Remake officieux de Cat Women on the moon, sorti en 1953 et que j’avais déjà évoqué à l’occasion de Project Moonbase, le scénario en reprend les grandes lignes (une expédition découvre sur la Lune des femmes solitaires, dernières descendantes de leur peuple) ainsi que l’araignée monstrueuse(ment ratée).


La très grosse araignée, sur les rochers a grimpé…

Après avoir travaillé pendant des années sur sa fusée spatiale avec son partenaire Steve Dayton, Dirk Greene se voit menacé par le gouvernement américain qui veut prendre le contrôle de son projet. Au même moment, deux prisonniers, Gary et Lon, s’évadent et trouvent refuge dans la fusée. Dirk s’en aperçoit et les recrute comme pilotes sous peine de les dénoncer. Cet étrange équipage se prépare à s’envoler au nez et à la barbe de l’armée lorsque Steve et sa fiancée June, intrigués, montent à bord. C’est là que la porte se referme derrière eux. Quelques heures après le décollage, Dirk meurt lors d’une pluie de météorites, lorsqu’un générateur (en carton) lui tombe sur la tête.
Réduite à quatre péquins, l’expédition alunit sans encombres…mais de nombreux dangers les attendent…

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Richard E. Cunha déroule son histoire sans queue ni tête avec un enthousiasme qui force le respect. Malgré une exposition un peu lente, le film trouve rapidement sa vitesse de croisière et enchaîne les rebondissements avec un certain entrain. Mais même en étant un peu indulgent, c’est bien là sa seule qualité.
L’indigence des effets spéciaux plombe rapidement l’entreprise. La fusée est une silhouette en carton grossièrement découpée. Alors que celle-ci est dressée derrière la maison du personnage principal, on ne voit pas la dite maison dans le stock-shot du V2 qui sert pour le décollage,

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stock-shot réutilisé d’ailleurs en sens inverse pour l’alunissage.

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Les scènes lunaires multiplient les erreurs factuelles à un tel point que ça en devient du grand art : atmosphère, végétation, torches, un ciel ensoleillé et parsemé de nuages, les personnages qui découvrent que le soleil est mortel à la fin du film alors qu’ils marchent en plein jour à leur arrivée sur la Lune…

À peine débarqués, les voyageurs de l’espace sont attaqués par des hommes de pierre (en mousse) ressemblant étrangement à des Gumbys.

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Comme ces monstres marchent au ralenti, l’équipe n’a pas de mal à leur échapper et se réfugie dans une grotte où les compères tombent sur les dernières survivantes d’une ancienne civilisation dont les heures sont comptées, l’oxygène lunaire se raréfiant. Ces jolies sélénites habillées comme des Girls de Las Vegas sont commandées par une reine aveugle, la Lido, qui révèle à Steve que Dirk était en fait un habitant de la Lune envoyé en mission sur Terre.


Viva Las Vegas…viva Las Vegas…

Si la plupart des sélénites sont plus que cordiales, surtout avec Gary et Lon, Alpha entre dans une colère noire lorsqu’elle découvre la mort de Dirk, son promis. Elle tue la Lido et prend sa place. Elle se sert alors de ses pouvoirs télépathiques pour envoûter Steve et jette sa fiancée en pâture à une araignée géante.

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J’ai été sur la Lune et tout ce que j’ai gagné, c’est un mariage forcé…

Heureusement pour nos héros, la prise de pouvoir d’Alpha n’est pas du goût de tous ses compatriotes…

Grand moment de n’importe quoi, cette histoire bourrée à ras bord d’incohérences et de trous scénaristiques fait de Missile to the Moon un représentant aussi navrant que croustillant de la série Z U.S.
Le schlock dans toute sa splendeur !

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CAT-WOMEN OF THE MOON (Arthur Hilton)
(Jack!) #2

Purée, il est en feu notre Doc*. J’arrive même plus à le suivre. La preuve, j’en suis encore à Diabolik qu’il faut que je revois.

[size=85]* Non sérieusement, regardez, Il brûle! Arghhhhh ! Pshhhit (extincteur). Pshboukaboom ![/size] [size=50]pffft.[/size]

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(Le Doc) #3

Mais moi aussi, je n’ai toujours pas revu Diabolik ! :wink:

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(Jack!) #4

Justement! Entre toi, Photonik et Marko, je suis à la ramasse. :wink:

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