Moon Knight et Batman par John K. Snyder
J’ai l’impression que c’est plutôt le Dr Midnite…
Alors c’est annoncé comme étant Moon Knight (je viens de revérifier) … mais faudrait que je vérifie sur les périodes récentes, où Moony change de costards aussi souvent que la Guêpe dans les années 80…
Ca vaut du liefeld à ce niveau
Je préfère largement Platt que celui que tu as cité (c’est grave de le citer… c’est un peu comme Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom dans Hyrra Pettor…) ![]()
MOON KNIGHT (vol.1) #18 : LES ASSASSINS D’ÉLITE
Après l’enterrement de Benjamin Abramov, Spector, Frenchie et Marlène sont toujours à Jérusalem, quand une fusillade retentit dans une synagogue en plein Shabbat. Les deux hommes se lancent dans une course-poursuite en voiture avec les terroristes et si Moon Knight arrivent à les mettre hors d’état de nuire, Frenchie se blesse dans l’accident de voiture.
Une fois qu’il sait son ami pris en main par une ambulance, Spector revient chez la veuve Abromov et découvre qu’elle et Marlène ont été enlevée et qu’il a rendez-vous 3h plus tard à la Citadelle.
En effet, Nimrod Strange, chef de l’armée du Troisième Monde, a lancé ses trois assassins d’élite (Jou-Jouka, Kareesh-bek et Sumaro) dans le but d’éliminer Marc Spector, celui-ci connaissant ses plans qui mettront le monde entier à mal, via une vingtaine d’attentats.
Mais Moon Knight n’est pas dupe, et sait que c’est un guet-appens. Il se débarrasse rapidement à l’aide de ses moonrangs du spécialiste des armes à feu, Jou-Jouka, qui était sur les toits. Puis, c’est Kareesh-bek qui subit le moonchaku malgré ses lames acides.
Quand il arrive à la citadelle, le justicier est pris à la gorge par Sumaro, mais arrive à sans sortir grâce à sa matraque qu’il finit par fracasser sur son crâne. Mais le géant, fou de douleur, rejoint les deux femmes enlevées, ligotées et bâillonnées. Il menace de tuer Anna Abramov, mais la veuve lui met un coup de tête arrière, qui surprend le vilain, qui attaque maladroitement Moon Knight pour tomber mortellement de la citadelle.
De retour à l’appartement, le petit groupe est rejoint par Streglov qui a réussi à décoder le message de Benjamin Abramov. La riposte se prépare…
Doug Moench continue sa première saga au long cours avec un épisode de transition, pas pour tenir dans un arc de 6, puisque ce n’était pas l’époque, mais peut être pour montrer que le message d’Abramov n’est pas si simple que cela à décoder et mettre en avant la puissance de l’Armée du Troisième Monde et des sbires de Nimrod Strange (puissance également mise en avant par Sienkiewicz dès la deuxième page, avec une vue en contre-plongée qui permet de montrer un Nimrod qui en impose devant sa garde rapprochée féminine). D’ailleurs, j’ai oublié de le préciser lors du billet précédent, mais cet aréopage de terroristes est composée d’extrémistes de gauche et de droite (ça parlera bien à certains, ici). A voir si cette dichotomie sera exploitée par la suite, mais toujours est-il qu’ils n’ont ni foi ni loi, ce qui explique peut être de montrer la violence de l’attaque de la synagogue (avec une drôle de résonance quand on lit cela aujourd’hui). Cela donne un épisode coupé en deux, avec cette première partie qui va occuper Marc Spector (qui ressuscite dans cette saga), puis la seconde qui verra cette fois-ci Moon Knight en action. Autre dichotomie donc, qui permet de mettre en avant l’équipement et les capacités du héros dans les combats rapprochés.
A noter que pour Moench, si la veuve ne se doute de rien concernant la « double » identité de l’ami de feu son mari, ses ennemis devinent tour à tour que Moon Knight et Spector ne font qu’un. Même si à chaque fois, ils sont mis hors d’état de nuire. Mais c’est une spécificité qui existe pour ce personnage depuis le début, et qui donc, continue.
Cette partition permet aussi à Bill Sienkiewicz d’avoir un personnage visuellement très expressif, presque explosif dans la colère, puis le héros, froid, lucide, presque mécanique pendant les combats. Si le dessinateur n’a pas assuré cette fois-ci l’encrage (réalisé par Steve Mitchell, qui arrondit un peu les angles), il a réalisé cette double couverture, pleine de dynamisme et qui est complètement en phase avec le récit.















