MOON KNIGHT : les grands moments

Le lien internet du post précis où tu en parles.

Sinon faut chercher et tout, c est fatiguant.

Sourire

Quelle feignasse… c’est indiqué dans le 1er message de ce sujet.
Donc le post #1 te dira d’aller au post #75.

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Oui !

Les ravages de l’IA

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Ahahahahah

Bill Sienkiewicz

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Arnold Ramirez

Greg Capullo & FCO :

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Greg Capullo & FCO :

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Denys Cowan

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MOON KNIGHT (vol.1) #15 : DOMINER LE MONDE DEPUIS UN SOUS-SOL

Le ministre japonais se fait tirer dessus çà la sortie de l’aéroport, mais n’est heureusement que blessé au bras. Le tireur arrive à s’échapper, mais les quelques policiers (dont le sergent Gwenn) qui ont pu l’apercevoir estiment qu’il ressemble beaucoup à Moon Knight. Plus qu’il n’en faut pour le détective Flint pour vérifier que le héros est innocent en organisant une embuscade pour l’emprisonner le temps que le ministre japonais finisse sa tournée diplomatique. Cependant, le Chevalier de la Lune, sûr de son innocence, arrive à passer entre les mailles et les balles.
Le lendemain, le vrai tueur, un rouquin barbu, s’affère dans sa petite manie, avec ses animaux de compagnie, des rats. Pour rattraper son coup, il décide même de changer costume, en se déguisant en rat, tout en prenant le nom de Xénos, en lien avec des positions politiques qui l’amènent à agir de la sorte.
Malgré la pression policière à son encontre, Moon Knight se rend tout de même sur le lieu du discours du ministre japonais, et arrive à empêcher Xénos à le tuer, malgré l’envoi de quelques salves. Le vilain parvient à s’enfuir par les égouts, sans que personne n’arrive à le retrouver. Mais le héros a compris que le rat déguisé était en fait un flic. Il se rend donc au domicile de celui qu’il croit être le tireur et découvre une bibliothèque rempli d’ouvrages racismes, dont un sur Hitler, ainsi que des déguisements et une table de maquillage. Et alors qu’il se rend dans une pièce cachée, il découvre des rats… et se retrouve avec de la nourriture pour rongeur jetée sur lui par Xénos. Les rats se jettent sur lui et finit par échapper à leurs étreintes et morsures. Il poursuit alors Xénos et finit par lui retirer son masque … son double masque même, car derrière cette allure de rouquin se cache en fait le sergent Gwenn, le nouveau collègue du détective Flint, qui semble avoir perdu la raison et sa vraie identité. Et alors qu’il allait mettre au héros un coup de hachette, son pied se trouve pris dans une tapette à souris.
Attrapé, Moon Knight le livre à Flint, qui avait aussi finit par comprendre la double identité de son bras droit…

Pour le premier épisode de l’année 1982 (d’après la couverture, signée Frank Miller et Joe Jusko), Doug Moench commence son épisode de manière assez classique, avec le fameux héros trompé, pris en chasse par la police, ce qui permet d’utiliser assez rapidement pas mal de pages … même si les récitatifs prennent rapidement le relai. En effet, au moment où l’auteur veut tromper le lecteur (parce qu’on l’a déjà connue, l’histoire du flic zélé qui est en fait le vilain), nous avons droit à un discours que l’on comprend rapidement venir du (faux) rouquin, étant donné la teneur des propos : théorie du Grand Remplacement, xénophobie, racisme,.. j’en passe et des meilleurs, le tout dans une démonstration construite que l’on entend aisément dans les rangs de l’extrême droite. D’autant plus que le sergent semblait croire que Moon Knight avait le même genre de penser … la cagoule blanche, sûrement.
Mais alors, pourquoi Moench a-t-il utilisé l’artifice du déguisement par-dessus le déguisement, dans une scène qui ne serre qu’à tromper le lecteur ? Nous duper plus longtemps, comme dit plus haut ? Peut être, mais c’est surtout pour créer un antagonisme à la triple identité face à Moon Knight, un miroir déformant, à un moment où le héros a des crises de maux de tête d’origine inconnue et que Marlène s’inquiète à nouveaux du risque que son amant perde son identité. Au détour d’une case, on voit bien que Steven Grant se pose des questions et la fin de l’épisode montre bien que le combat face à un ennemi qui a perdu ses repères le fait réfléchir sur sa propre condition.
Au milieu de tout ce sérieux, Moench apporte quelques facéties, que ce soit via l’achat par Gwenn de tenues de poupée pour habiller ses souris, ou quand le vilain se fait avoir à cause d’une tapette à souris, comme si le sort confortait sa perte d’identité.
Et enfin, comme d’habitude, le scénariste fait en sorte que tout le casting soit présent, et cette fois-ci, il semble bien que le détective Flint en fasse partie. Pour longtemps ? A suivre…

Avec cet épisode, je trouve que Bill Sienkiewicz fait évoluer son coup de crayon encore un peu plus encore que dans l’épisode précédent. Et pour autant, il ne fait pas dans l’économie car les cases sont bien pleines, et les dessins très précis (les rats sont étonnamment réalistes). Mais on sent bien que le trait est encore plus raide, qu’il y en a un peu plus et qu’il essaie de nouveaux effets (pour lui), en collaboration avec la coloriste Christie Scheele. deux petites cases, mais qui font un effet sur les deux personnages principaux et donc sur le lecteur, qui sent bien que quelque chose se passe à ce moment-là.

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Hasard et coïncidence, ou signe du destin, je suis pas peu fier de porter ce t-shirt aujourd’hui.

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tout pareil, le ton était assez unique et Giffen y est pour beaucoup

Mesdames, messieurs…

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Bonne année à chacun

2026 année du vice

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Chris Cabbie Bradberry

MOON KNIGHT (vol.1) #16

Ce numéro de février 82 est doublement intéressant sur le principe, tout d’abord parce que cette fois-ci, Doug Moench et Bill Sienkiewicz se sont accordés quelques « vacances » et ont laissé la place, respectivement à Jack C. Harris et à Denys Cowan. Et il inaugure la présence d’une back up, centré sur Marc Spector avant qu’il ne devienne le justicier masqué (mais nous y reviendrons plus bas).

Dans Les ombres de la lune, on retrouve donc Moon Knight sur un immeuble en construction, qui se trouve face un malfrat qu’il a connu durant sa période de mercenariat (et qui ne peut donc pas le reconnaitre). mais le combat à distance amène le gredin à tomber de l’étage le plus haut et à s’écraser au sol.
L’accident attire rapidement la police, ainsi qu’un ado, fils de l’inspecteur en charge de l’enquête et fan du justicier. Ce qui n’est pas du tout le cas de son père, qui considère les justiciers masqués comme étant en marge du système judiciaire. Pour son enquête, il va revenir à l’immeuble, découvrir une étrange galerie souterraine, mais sans lumière, ne voit pas le trou qui le fait chuter plus bas, sur une voie de métro, au même moment que le passage de l’un d’eux…

Ailleurs, un certain Latimer, industriel mais aussi mafieux en lien avec des forces étrangères, change ses plans, car le malfrat tué suite à l’altercation avec Moon Knight, était celui qui devait régler le détonateur d’une bombe nucléaire sous ce fameux immeuble. Il envoie donc deux autres agents, un technique, et son « gardien », un ex-taulard qui se fait appeler le Forgeron et qui s’est beaucoup renseigné sur Moon Knight, qu’il prend comme modèle question armement et combat.

Pendant ce temps, l’ado apprend la mort de son père. Il est persuadé qu’elle est liée à la raison de la présence de Moon Knight au même endroit quelques temps auparavant. Il va donc chercher l’aide de son super-héros favori et pour cela il se rend au … Baxter Building. Il se fait d’abord rabrouer par la Chose, qui va finir par l’aider, grâce aux paroles pleines de sagesse d’Alicia. Moon Knight, qui avait appris via ses contacts que le malfrat mort était sous les ordres de Latimer, allait donc se rendre chez lui quand il entendit par radio le message du Fantastique. Il file donc vers l’immeuble où il se retrouve nez à nez avec le Forgeron qui venait déjà d’éliminer quelques gardiens afin de pénétrer dans le fameux sous-sol. Le combat finit par une explosion d’un des engins du vilain. Il suit donc le deuxième et découvre la bombe nucléaire. Mais le Forgeron est plus résistant que prévu et revient à la charge, suivi par l’ado qui avait tout observé. L’un reprend donc le combat, l’autre empêche le « technique » de préparer la bombe et cela se finit par le Forgeron qui active par accident la bombe avant que la charge nucléaire soit reliée… et les deux malfrats découvrent avec stupeur qu’il n’y avait finalement pas de réglage permettant à la bombe de sauter plus tard. Trahis, ils se rendent.

On a ici ce que je crois être le premier travail de Jack C. Harris pour Marvel, et le seul avant le début des années 90. Avant cette pige, il était essentiellement, depuis 1977, sur des titres Batman et Superman, ainsi que sur des titres anthologiques dit « horrifiques », comme Secrets of Haunted House. Il fournit donc ici un scénario assez classique, qui aurait très bien pu convenir à Batman, où l’on voit deux personnages fan du héros. L’adolescent qui a même des posters du héros dans sa chambre (comme certains on des actrices, des joueurs de foot ou des chanteurs), au grand dam de son père, et le vilain qui apprend tout du justicier, techniques, attitudes et type d’armement. On peut avoir un vrai petit échange entre Moon Knight et le fils du policier sur la dernière page, permettant un léger développement de points de vue, avec un Moon Knight bienveillant qui va dans le sens du père, tout en expliquant qu’il est là pour aider le système. Par contre, l’opposition avec le Forgeron tourne court, je ne suis même pas sûr que le Chevalier de Lune ait compris qu’il avait un « admirateur » face à lui. De toute façon, j’ai la nette impression que c’était la seul apparition de ce vilain.
Donc, un épisode bouche-trou très classique, qui respecte le cahier des charges, avec la présence de Frenchie, Marlène et du Mooncoptère. Mais pas vraiment d’utilisation de sa quadruple identité.

Au dessin (dont la couverture), on retrouve donc Denys Cowan, dans le milieu des comic books que depuis un peu plus d’un an, qui avait fait jusqu’à présent quelques épisodes de Spectacular Spider-Man, Superman et Flash. Ici, il ne cherche pas à faire du Sienkiewicz, il suit son style, tout restant dans l’ambiance urbaine et peu noir de la série. Il faut dire que Christie Scheele est restée à la couleur, ce qui permet d’assurer une certaine continuité de ce côté là. Mais on voit tout de même bien qu’il n’y a pas l’alchimie qu’elle a avec le dessinateur titulaire, car cela reste plutôt classique globalement, même si l’ensemble n’a absolument pas à rougir du travail, surtout pour un remplacement. Un résutat solide.

Dans Les Chercheurs de pierre, Moon Knight apprend la mort de J. Collins Stacy et se remémore le temps où cet homme l’avait engagé, à Stuttgart, quand il était le mercenaire Marc Spector, pour retrouver une boite et surtout son contenu qui lui avait été volés. Mais il n’est ce qui doit être récupérer ce qui inquiète Spector. Il finit par lâcher que c’est un artéfact, ce qui semble suffisant pour le mercenaire, qui s’introduit donc dans l’hôtel particulier bien gardé du dénommé Karg. Cependant, il est attaqué par une autre intruse, la fille de Collins, et les deux se font finalement attraper par les gardiens du maître des lieux. Pendant qu’ils attendent ce qu’il adviendra de leur sort, elle lui apprend que l’artéfact est la tête de Méduse, que son père avait découverte quelques années auparavant et comme il n’a plus la capacité physique d’être le sculpteur qu’il aurait dû, veut l’utiliser sur des personnes vivantes pour les vendre comme statue. Elle veut donc sauver son père de cette folie… cependant, Karg s’approche avec la tête de Méduse, mais comme Spector avait cassé un miroir pour se détacher, il utilise la pièce qu’il a en main pour inverser le pouvoir maléfique et transforme Karg et la tête en statue. Et Collins voit Spector et sa fille lui ramener une statue.

Jack C. Harris remet le couvert une dernière fois pour ce court récit qui montre que Spector a eu une vie avant Bushman, qu’elle pouvait déjà être versée dans l’étrange et le surnaturel, et que le héros avait aussi de la ressource (ce que nous ne doutions pas). Des prédispositions donc pour être un super-héros. La fin de l’épisode voit Moon Knight quitter par les airs le toit du kiosque à journaux et la fille de Collins (forcément plus âgée, et qui n’est visiblement plus en Allemagne) s’éloigner du même kiosque, à pied et dans l’autre sens. Au-delà de ce clin d’œil, la conclusion dans le récitatif n’est pas très clair sur ce qu’elle veut dire, donc je ne sais pas si cela vient du scénariste ou de la traduction. Peu importe, un récit court dynamique, efficace, qui a son petit grain de fantastique. Le dessin est très correctement assuré, largement dans les standards de l’époque, par un certain Jimmy James, qu’on ne reverra jamais dans un autre épisode. L’ambiance et le ton rappellent un peu ce qu’on peut lire dans les séries horrifiques de DC, et ce n’est sûrement pas un hasard… Dommage, il semblait avoir du potentiel.

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Bill Sienkiewicz :

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Stephen Platt :

MOON KNIGHT (vol.1) #17

Dans L’Héritage du Maître Sniper, Steven Grant reçoit la visite d’un vieil ami du Mossad, qui l’a connu en tant que Marc Spector qui a réussi à le trouver malgré sa nouvelle identité officielle. Il faut dire que ce Benjamin Abromov a besoin de rapidement de son ami, car l’heure est grave : le groupe des Assassins du Troisième Monde, dirigé par Nimrod Strange est sur le point de lancer une attaque mondiale de grande envergure, afin de faire plier les blocs de l’ouest et de l’est. Ce que ne croient pas USA via la CIA, malgré les inquiétudes des service secrets européens et israéliens. Il a donc besoin que Marc Spector aille délivrer un message à un certain Streglov basé à Lausanne. Mais alors que le héros lui indiquait qu’il refusait, ayant décidé de laisser son ancienne vie derrière lui, Abromov se fait tuer par un tireur embusqué dans le jardin de la propriété Grant. il a juste le temps laisser un message à Frenchie et Marlène, qui leur permettent de trouver un microfilm sur la peau du malheureux. Pendant ce temps, c’est un Moon Knight rageur qui court après le tireur, qui se fait appeler le Maître Sniper, le meilleur assassin de l’élite de Nimrod Strange. Ce dernier blesse sérieusement le Chevalier de la Lune à l’aide de son arme installé sur son avant-bras.

Le héros passe beaucoup de temps à l’hôpital et à son retour, toujours choqué et ivre de vengeance, décide de partir en Suisse en tant que Spector afin de retrouver de Streglov et livrer le microfilm. Une fois sur place, malgré la prise de rendez-vous, son contact ne prend pas de risque, le passé de Spector présentant un profil idéal pour faire partie des Assassins du Troisième Monde. Le quiproquo passé, l’ancien mercenaire a à peine le temps d’indiquer qu’il a le microfilm, que le petit groupe se fait tirer dessus, par le Maitre Sniper. Laissant ses nouveaux camarades protégées derrière la voiture, Spector en profite pour se changer en Moon Knight et contourner le tireur pour l’attaquer par derrière. Le combat qui suit n’est pas à l’avantage du Chevalier de la Lune qui est près de tomber dans le ravin, mais il est sauvé par sa cape-planeur et la même cabine téléphérique qui emmène le Maître Sniper au chalet où se trouve Marlène et Frenchie. Le vilain a le temps de les attaquer, mais ils arrivent et s’en sortir et à prendre la fuite à ski. Alors que le vilain a Marlène dans le viseur, Moon Knight arrive à temps pour lui faire rater son coup, mais en tirant dans le sol, générant un éboulement entrainant l’assassin vers la mort.

Après avoir quitté Streglov qui le contactera une fois qu’il aurait déchiffré le microfilm et localiser le camp d’entrainement de Nimrod Strange, Spector se rend à Jérusalem pour l’enterrement de son ami et promettre à sa veuve qu’il classera cette affaire et le vengera… malgré les mots du Maître Sniper le faisant douter de la réussite de sa mission.

Après la pause du numéro précédent, retour de Doug Moench qui lance la 1ère intrigue de la série étalée sur plusieurs épisodes. Il s’appuie pour cela sur la partie Spector de Moon Knight, délaissant le côté New-Yorkais du personnage, qui est donc amené à exploiter ses compétences d’espionnage (à l’ancienne), comme on peut le voir en milieu d’épisode. Ce qui n’est pas sans inquiéter Marlène, qui déteste cette identité de son bien-aimé, lui rappelant sûrement la mort de son père. Et pour lancer son intrigue, malgré un début plutôt dense en explications et mise en situation, Moench n’a pas vraiment le temps de travailler son personnage, puisqu’il laisse pas mal de place à l’action. Cependant, il renforce quand même le côté israélite du héros.
En créant le Maitre Snipeur (qui reviendra … mais dans très longtemps) et en faisant de lui un tireur d’élite afin de générer une vraie opposition à Moon Knight aux yeux du lecteur, je me demande si Moench n’avait pas le super-vilain de chez DC Deadshot (vilain de Batman), avec son œil droit cybernétique et son arme accrochée à son avant-bras droit. Ce qui est rigolo, c’est que l’auteur ajoute un côté réaliste dans l’utilisation de cette arme, entre son fonctionnement via la paume de la main et son réarmement.

A noter que visiblement l’auteur situe Lausanne en zone montagneuse, comme si toute la Suisse était une station de ski. Ce qui explique que toute la partie européenne de l’épisode se situe dans la neige (idéal quand on a un costume blanc). Et par ailleurs, au détour d’une bulle, on peut également remarquer que les Anglais et les Britanniques, ce ne sont pas les mêmes pour Moench.
Et concernant la VF, je ne sais pas si c’est pour éviter l’appellation Tiers Monde, Third World Slayers est traduit par Assassins du Troisième Monde. J’espère juste que c’est un choix.

Bill Sienkiewicz est également de retour au dessin, mais en étant encré par Steve Mitchell, ce qui, je trouve, arrondit le coup de crayon du dessinateur. Il suffit de voir la trombine souriante de Marlène au tout début d’épisode. Cela dit, cela n’empêche pas donner des effets impactant, notamment dans les deux dernières cases.

En tout cas, pour le premier « à suivre » de la série, on a effectivement envie d’en voir plus.

Comme le mois précédent, ce numéro #17 a également droit à une back up évoluant dans le passé de Marc Spector, avant qu’il rejoigne Bushman, intitulée Les fidèles de la fausse idole. Renseigné par un amoureux de la bibine travaillant sur un site archéologique (qu’on pensera être à proximité de la forêt amazonienne), le mercenaire vole une idole en or, laissé facilement accessible par l’archéologue. Cependant, une fois son forfait accompli, Spector se fait attaquer par un chien, tombe dans dans ce qu’il croit être un tombeau inca rempli d’idoles similaires (mais ne peut en amener qu’une), puis, il est géné par des chauves-souris et des rats, qui l’amène à une sortie qui le fait chuter dans un ravin. S’attrapant à une branche, il arrive à remonter jusqu’à un pont de corde, mais celui-ci craque. Il échappe de peu au crocodile, tue un fauve avant d’être boulotté, est de suite enlacé par un boa, s’en sort en se retrouvant attaqué par des Jivaro, puis pris dans l’un de leurs pièges, mais qui le sauvera de sables mouvants. Après une longue marche, il se retrouve enfin en ville, pour y découvrir que son idole est … un objet en plâtre pour touriste vendu en échoppe.
Cette histoire est très étonnante parce que le début peut facilement rappeler Les Aventuriers de l’Arche perdue (sorti quelque mois plus tôt), mais il y a des éléments qui rappellent aussi Indiana Jones et le Temple Maudit, alors que celui-ci a commencé à être tourné plus d’un an plus tard. En tout cas, le ton donné par Moench est surprenant puisque l’humour n’est clairement pas la caractéristique que je donnerai à la série et au personnage, alors qu’ici, on est clairement dedans et limite dans le pastiche d’une aventure. Une étrange et agréable surprise, à la tonalité inattendue qui montre aussi que le héros ne réussi pas tout, dessinée par Denys Cowan, qui était visiblement resté dans les parages, avec une finition de Joe Rubinstein donnant un résultat visuel très sympathique et joli.

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