NEKOMAJIN (Akira Toriyama)

C’est très étonnant, Nekomajin.

Le personnage éponyme est donc un chat magicien vaguement super-héroïque (à la Toriyama, s’entend, ce qui en dit déjà long), j’m’enfoutiste et monnayant, au départ, la moindre de ses interventions (tout le temps sans le sou, il semble vouloir faire payer ses services dans le simple but d’établir une relation sociale avec un interlocuteur). La première histoire, à ce titre, n’est pas formidablement drôle, et ça gagne en dynamisme et en vivacité à chaque nouveau récit (qui sont tous séparés les uns des autres, il n’y a pas de réel fil rouge, d’intrigue globale).

Le bouquin peut se découper en deux parties, les premiers récits faisant intervenir des figures toriyamesques classiques, comme le justicier sans pouvoirs et imbu de lui-même ou la petite peste friquée. La deuxième partie, ma préférée, se veut une parodie plus évidente de Dragon Ball (elle est suffixée « Z » : un indice), et ce à plusieurs niveaux. Déjà, il y a des emprunts évidents et l’apparition de personnages de la série, d’abord des Saiyens puis des figures de plus en plus connues, place la série dans le même univers. Ensuite, il y a une dimension méta évidente : Vegeta qui refuse désormais d’accepter les invitations dans des mangas humoristiques, un vilain qui refuse de se venger parce qu’il ne lui reste qu’une seule page pour montrer ses pouvoirs…

À mesure que l’on avance, c’est de plus en plus drôle. Il faut passer le premier récit, un peu laborieux, pour voir un petit univers se construire et prendre son envolée.

Jim

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