Nikolavitch cause dans le poste

Découvrez la chronique “Nikolavitch cause dans le poste” où Alex nous fera part de réflexions sur les comics et la pop culture.

Coming soon…

Sur cette illustration, j’hésite entre ces deux images :

http://www.asiexpo.com/club/imgs/ARTICLES/tintin_6.jpg

En tout cas, j’attends ça avec impatience.

Tori.

[size=150]Nikolavitch cause dans le poste : Super-traumas de destruction massive[/size]

\O/

Pas le temps pour le moment mais j’ai hâte d’écouter

[quote=“Tori”]Sur cette illustration, j’hésite entre ces deux images :

http://www.asiexpo.com/club/imgs/ARTICLES/tintin_6.jpg

En tout cas, j’attends ça avec impatience.

Tori.[/quote]

tu m’étonnes.
faut pas montrer la première à Frank Miller.
:wink:

Jim

Pour info, l’inspiration de l’image provient d’ailleurs de dark knight returns de Miller ^^

Voilà. Je vais essayer d’animer ça de façon à peu près régulière. J’ai déjà deux articles bien avancés sous le coude, pour pouvoir alimenter. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas plié à l’exercice de la rubrique (en dehors de ce que je fais dans Fiction, mais c’est tous les quelques mois, ça va, ce n’est pas astreignant).

C’est un peu pour ça (et pour d’autres raisons) que j’en ai parlé.

Jim

N’empêche sur le trauma, outre le trauma colelctif /individuel, je trouve que dans les dernières oeuvres, les auteurs abusent de de traumatisme autour de la mort des héros.

Ce traumatisme est, à mon sens, légèrement différent puis qu’il peut choquer les personnages mais aussi le lecteur (dans le sens, “zut, je veux encore lire des récits de ce personnage !”) ce qui amène à un plus grand partage de peine avec ton récit. Mais malheureusement trop utiliser ce type de pirouette finit par banaliser cette situation…

j’ai pas dit que c’était bien, j’ai dit que c’était consubstantiel au genre. après, oui, il y a eu des générations d’auteurs qui en abusaient (Claremont, par exemple, et en effet toute une vague récente).
à l’inverse, James Robinson jouait très bien de ça dans son Starman, où le trauma de la mort du frère n’est pas traité sur le mode pathos.

Ouioui je ne faisais que donner mon avis ^^

Va falloir que je le lise un de ces 4

Il faut vraiment que je trouve le temps pour le passer de ma liste de trucs à lire à ma liste de trucs lus…

Tori.
Edit : Très intéressant article, au fait.

Excellent. J’ai bien cru m’étrangler de rire avec la photo du “coup fumant”.

Encore un truc à ne pas montrer à Frank Miller.

Jim

Et pourquoi ça ne parle pas du dernier Superman, celui où on casse des villes sans que personne s’en émeut ? Parce que le trauma, je ne sais pas trop où il est dans ce film.

le problème avec Man of Steel, c’est le trauma du spectateur. c’est tellement mauvais qu’on a tendance à occulter. (ou à s’arrêter au bout d’une demi-heure de film, dans mon cas)

[size=150]Nikolavitch cause dans le poste : Étrange et magique ![/size]


[size=85]Shazam dans ta face ![/size]

Ah ça il l’a bien fracassé le Doc le père Bendis. Entre sa perte de pouvoirs et l’absence d’utilisation du verbe (sans verbe, la sorcellerie n’est rien), au profit de références moisies aux grimoires, c’est encore un perso où il est complètement passé à côté.

C’est ce genre de choses où on passe complètement à côté de leur existence quand on ne connait que la VF.

Ce serait vraiment intéressant de voir le boulot du traducteur. Il y aurait tellement à en dire j’imagine, tellement d’exemples. Pourquoi faire tel choix et pas un autre? Je sais que tu l’as déjà fait sur certains sujets, mais c’est toujours très instructif.

Se rajoute aussi le plaisir de l’oreille combiné au respect des aînés : si je devais traduire Doctor Strange, pour ma part, je crois que je me précipiterais sur mes vieux Lug, pour voir comment ils ont rendu le truc, et je suis persuadé que j’y trouverais plein de versions françaises qui me feraient rêver… et que je garderais, même si elles sont imparfaites !

Jim

[quote=“Vik”]
C’est ce genre de choses où on passe complètement à côté de leur existence quand on ne connait que la VF.

Ce serait vraiment intéressant de voir le boulot du traducteur. Il y aurait tellement à en dire j’imagine, tellement d’exemples. Pourquoi faire tel choix et pas un autre? Je sais que tu l’as déjà fait sur certains sujets, mais c’est toujours très instructif.[/quote]

Je n’ai jamais eu le bonheur de travailler sur le Doc. Ce que je regrette profondément. Mais pour pas mal de trucs, j’essaierais de recréer la musique de la chose autant que possible. Et il y a une parlure un peu désuète qui peut bien coller aux conciliabules entre l’ancien, le Doc, Mordo, Wong… Mais l’allitération, comme la rime, ce sont des trucs hyper durs à gérer. Et l’allitération plus que la rime. Quand un texte rime, on se place d’emblée sur le terrain du poème, où l’on a le droit de bousculer l’ordre des mots (“car si pitié de nous pauvres avez”, etc.) pour faire coller le bon mot à la fin du vers. Quand on doit allitérer, ça marche beaucoup moins. Et quand on doit faire alliterer un nom propre avec lequel on est coincé et un nom commun dont l’étymologie n’est pas la même dans la langue source et dans la langue destination “moon” et “lune”, par exemple), c’est le cauchemar. “Shield of the Seraphim”, ça marche plus en VF, et je serais tenté de rendre par “Sceau du Séraphin”, au prix d’une distorsion de sens. Je me souviens d’une VF où la traductrice avait choisi de rendre “fiery flammes of Faltine” par le “brasier de Faltine”. Elle perdait l’allitération, mais conservait le sens en réduisant la masse de texte (comme cela était d’usage à l’époque pour résoudre les problèmes de calibrage) tout en conservant un côté un peu précieux à l’expression. Je ne peux pas lui donner tort, très loin de là. à l’oreille, je trouve même son expression assez heureuse. Mais on perd l’allitération, et j’aurais tendance à chercher des solutions pour la retrouver (scoop : ces solutions, je ne les ai pas, pour l’instant).