PERSÉE L'INVINCIBLE (Alberto de Martino)

REALISATEUR

Alberto de Martino

SCENARISTES

Alberto de Martino, Luciano Martino, Ernesto Gastaldi, Vittorio Vighi et Mario Guerra

DISTRIBUTION

Richard Harrison, Anna Rannali, Arturo Dominici, Leo Anchoriz…

INFOS

Long métrage italien/espagnol
Genre : péplum/fantastique
Titre original : Perseo l’invincibile
Année de production : 1963

Comme tous les cinéastes de la grande époque du cinéma d’exploitation transalpin, Alberto de Martino a touché à tout, du western au film d’horreur en passant par la guerre et le polar. Et bien entendu, il débuta sa carrière avec le genre le plus populaire en Italie au début des années 60, le péplum et toutes ses déclinaisons : le péplum historique avec La Révolte de Sparte, le film de gladiateur avec Il Gladiatore Invincible, le péplum musculeux avec Le Triomphe d’Hercule et le péplum fantastique avec Persée l’Invincible.

Avec Persée l’invincible, son troisième long métrage, Alberto de Martino dirigeait à nouveau l’américain Richard Harrison, deux ans après Il Gladiatore Invincible, sa première expérience en tant que réalisateur.

Devant le peu de rôles intéressants qui s’offraient à lui aux U.S.A., Richard Harrison a sauté sur l’occasion d’intégrer la vague des héros à sandales et à jupette qui déferlaient sur les écrans avant de passer naturellement aux films d’aventures et aux westerns quand la mode fut passée. Dans les années 60 et 70, Richard Harrison tourna régulièrement en Europe avant une dernière partie de carrière moins heureuse en Asie. Il fut même le premier choix de Sergio Leone pour Pour une Poignée de Dollars…mais Harrison préféra recommander un inconnu du nom de Clint Eastwood…depuis, l’acteur a souvent déclaré avec le sourire qu’il s’agissait là de « sa plus grande contribution au cinéma »

Le scénario s’inspire librement des éléments de la légende de Persée. La paix de la cité de Seriphos est menacée par le tyrannique Acrisios, qui a pris le contrôle de la ville d’Argos après en avoir tué le roi suite à un coup d’état. Il a épousé de force la reine Danae et règne d’une main de fer avec son fils Galenore (Leo Anchoriz, un habitué des rôles de méchant). Mais ils ignorent que le fils de Danae, l’héritier légitime du trône, est toujours vivant. Persée vit une vie tranquille de pâtre à Seriphos…mais plus pour longtemps…

Alberto de Martino mène son récit sur un bon rythme et les rebondissements ne manquent pas : trahisons, tournoi, combats à l’épée, siège final assurent le divertissement. Les touches fantastiques sont également bien amenées, avec une atmosphère travaillée d’une façon simple et efficace (un jeu sur les brouillards et les sons) dans cette vallée étrange gardée par un dragon et où sévit une redoutable créature dont on ne doit pas croiser le regard, la Méduse.

Ces monstres font partie des premières créations du responsable des effets spéciaux Carlo Rambaldi (Rencontre du 3ème Type, Alien, E.T.…). Le budget était minuscule et l’animation est pataude mais même si on est loin du Choc des Titans, ce bestiaire fantastique réussit à ne pas être (trop) ridicule. J’aime bien cette version de la Méduse par exemple. Lorsqu’elle se déplace, elle a l’air de risquer de se prendre un gadin à tout moment, mais son apparence de « plante tentaculaire » est visuellement assez accrocheuse.

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Elle me fait un peu penser au monstre des Final Fantasy appelé Marlboro :

Tori.

J’aime beaucoup cette Méduse aussi.

Il y a aussi Arturo Dominici,qui avait joué dans « les travaux d’Hercule ».

Et avec leurs épées et leurs casques les autres ont un petit coté tomberry x) .

Une dernière partie de carrière à base de films philippo-hong-kongais de ninja de type « deux-en-un » (on mélange des scènes de films asiatiques à d’autres tournés avec des Américains, Haim Saban n’a rien inventé avec Power Rangers !) qui a fait le bonheur de Nanarland… et des agents du fisc qui sont venus réclamer de grosses sommes d’argent à ce pauvre Richard, pensant qu’il leur avait dissimulé des salaires perçus sur les innombrables films réutilisant des scènes où il apparaissait sans qu’il ne soit au courant !

Ouais, les ninjateries de ces escrocs de Godfrey Ho et Joseph Lai, c’est quelque chose ! ^^

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Yep, une sacrée tronche du cinoche italien, qui a souvent joué les vilains. Je l’ai vu aussi dans Le Masque du Démon, Caltiki le monstre immortel, Hercule contre Moloch ou encore Le Voleur de Bagdad. Il fut aussi le shérif de Notthingham dans un obscur Robin des Bois transalpin…

Put*in,je l’ai loupé dans ces deux-là.