" Tu devrais écrire une œuvre majeure, qui marque l’époque, qui rassemble tes idées…
–; Mon Capital ? Mais Karl Marx, lui, il n’enchaînait pas les rendez-vous en mairie et les concours de maisons fleuries ! Et puis j’ai une autre lubie. Je voudrais faire une BD, un truc un peu à la American Splendor. Tu connais ? "
Dans le train, dans une cité, dans une cuisine à l’aube ou au comptoir d’un bar, j’écoute.
J’écoute le bruit de l’époque. Avec ces bouts de récit, ces morceaux de vie, j’essaie de comprendre ma France. Mes Frances, plutôt, fracturées, et qu’il faut réparer. Alors, à travers les pages, des fils se tissent, s’éloignent et se rejoignent. La France qu’on ne veut pas. Mais aussi, comme le dit une maman à un cours de hip-hop : " La France qu’on veut, la France qu’on a, la France qu’ils ne nous enlèveront pas. "
Dans la grisaille parlementaire, dans l’inquiétude de l’avenir, avec Laurent Galandon au scénario à mes côtés, avec onze dessinateurs/trices qui ont tout de suite accepté, j’ai éprouvé une grande joie à mener à bien ma première bande dessinée. J’espère que ce sera, avec vous, lecteur, un plaisir partagé.
ASIN : B0GP6JXGMH
Éditeur : Les Arènes BD
Date de publication : 7 mai 2026
Édition : Illustrated
Langue : Français
ISBN-13 : 979-1037514899
Poids de l’article : 703 g
Dimensions : 22.3 x 1.4 x 30.1 cm
Sur le compte Facebook de François Ruffin, le 10 mai 2026 :
Première dédicace de « Picardie Splendor », et première rupture de stock ! Plus de cent BD écoulées, de quoi donner le sourire à Bruno, qui reprend le flambeau de mon ami Philippe à la Librairie du Labyrinthe.
Je ne connais pas Amiens. Ma mère y a vécu avant ma naissance, pas longtemps mais suffisamment pour qu’elle m’en parle régulièrement. Je lui demanderai dans quel quartier, précisément.
Plusieurs choses me gênent dans les indignations des Insoumis (outre le fait que ça vienne des Insoumis).
Premièrement, y a trois exemples. Moi qui n’ai lu que les pages de preview sans avoir ne serait-ce que feuilleté l’album, j’en connais déjà deux. J’aurais tendance à me dire que les commentateurs n’en savent pas plus que moi, se contentent du matériel promotionnel et pointent les exemples sans les contextualiser. Comme un parfum de mauvaise foi.
Deuxièmement, le troisième exemple, je ne le connaissais pas. En revanche, je peux lire les commentaires en intégralité, notamment en cliquant sur les liens, mais pas les exemples qui suscitent ces commentaires, et qui sont cadrés avec soin pour bien mettre en avant ce que l’on reproche au scénario, là aussi en tronquant le contexte (qui sont les personnages qui parlent, dans quel cadre s’établit le dialogue, y a-t-il un personnage qui en contredit un autre…). Là aussi, on sent le parti pris.
J’ai vraiment l’impression que les commentateurs ignorent, sciemment ou non, le principe d’un personnage. Un personnage exprime ses idées, pas obligatoirement les idées de l’auteur. Dans le meilleur des cas, plusieurs personnages expriment autant de positionnements, et donc nourrissent une sorte de dialogue, de jeu de contradiction. Extirper des extraits choisis sans éclairer le contexte peut mener à faire dire à ces échantillons des choses qu’ils ne disent pas.
Enfin, je serai bien curieux, et d’avance amusé, de savoir ce que le co-scénariste, Laurent Galandon, pense de l’accusation qui est faite de « racisme décomplexé » établissant un « récit paternaliste ». Le fait qu’il ne soit pas nommé témoigne au mieux de la méconnaissance du rôle de chacun, au pire de l’acharnement ad hominem.
Je suis d’accord.
Je me garde de donner mon avis sur la BD, car je ne l’ai pas lue et je ne la lirais pas. En sortir des extraits, sans contexte et pour taper frontalement en montant sur ses grands chevaux, c’est facile et c’est expéditif.
Mais ça ne me surprend pas : le paysage politique actuel est fait de raccourcis, partis-pris, jugements à l’emporte-pièce et coups bas.
Si j’appréhende le résultat de l’élection présidentielle, je crains aussi la campagne qui va être fort désagréable.
C’est un point que je vois régulièrement revenir dans des critiques, qu’il s’agisse de romans, de BD, de films ou même de chansons. Beaucoup de gens ne savent apparemment pas faire la différence entre un auteur et un personnage…
Je dirais que j’ai tenté, peut-être maladroitement, de distinguer le parti de certaines personnes qui s’en revendiquent.
(Et de varier les expressions.)
Plus depuis les législatives de 2024, je crois.
Mais déjà avant, il avait pris ses distances.
Et en 2022 il faisait partie des gens plus ou moins « purgés », comme Clémentine Autain et quelques autres.