POLTERGEIST II (Brian Gibson)

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REALISATEUR

Brian Gibson

SCENARISTES

Michael Grais et Mark Victor

DISTRIBUTION

Craig T. Nelson, JoBeth Williams, Heather O’Rourke, Will Sampson, Zelda Rubinstein…

INFOS

Long métrage américain
Genre : horreur
Titre original : Poltergeist II - The Other Side
Année de production : 1986

Le Poltergeist de Steven Spielberg et Tobe Hooper fait partie de ces classiques du cinéma d’horreur des années 80 que je ne me lasse pas de revoir. L’oeuvre se suffit à elle-même et n’appelait pas forcément à une suite (et encore moins à deux) mais le succès fut au rendez-vous, raison suffisante pour remettre le couvert et tenter de récolter plus de billets verts. Hooper et Spielberg étant passés à autre chose, c’est le britannique Brian Gibson (futur réalisateur du biopic sur Tina Turner avec Angela Bassett) qui a été choisi pour mettre en scène les nouveaux déboires de la famille Freeling avec les forces surnaturelles.

Un an après les événements de Poltergeist (alors que le tournage a débuté trois ans après la sortie du premier opus…ce qui donne des enfants qui ont grandi très vite en seulement douze mois), les Freeling habitent chez la mère de Diane, grand-mère Jess. Ils pensaient en avoir fini avec les fantômes, mais les apparitions de Kane, un étrange et effrayant pasteur (l’acteur Julian Beck, décédé peu de temps après, souffrait d’un cancer et il s’est servi de son physique émacié pour composer un personnage inquiétant), sont le déclencheur d’une série de phénomènes. Leurs ennuis ne sont pas terminés…

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Les scénaristes Michael Grais et Mark Victor rempilent pour une histoire qui fournit une nouvelle explication à l’origine des fantômes qui hantaient la maison de banlieue des Freeling tout en développant l’identité de la « Bête » (le lotissement n’avait pas juste été bâti sur un cimetière indien, il y avait aussi les restes des membres d’une secte sacrifiée par leur leader, le pasteur Kane). L’idée n’est en soi pas mauvaise, c’est le traitement qui fait de ce Poltergeist 2 une suite qui est loin (vraiment très, très loin) de l’efficacité et de l’intensité de son modèle.

L’interprétation est globalement bonne, il y a quelques amusantes pointes d’humour (qu’elles soient voulues ou plutôt de l’ordre du comique involontaire) mais l’exposition prend beaucoup trop de temps. Le film dure à peine 90 mn (après que plus de 30 minutes ont été sucrées au montage…au grand dam d’acteurs comme Zelda Rubinstein, la médium Tangina, qui a vu son rôle réduit après ces coupes réclamées par le studio) et il ne se passe pas grand chose pendant la première moitié.

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Techniquement, ce n’est pas non plus une grande réussite…pourtant le budget était un peu plus important que celui de Poltergeist, ce qui ne se voit pas du tout à l’écran. Quelques effets restent accrocheurs (comme la fameuse scène du ver avalé par le père avant de vomir une créature tentaculaire imaginée par H.R. Giger… qui ne s’était pas déplacé pour superviser sa création et qui a été déçu par le résultat final) mais dans l’ensemble, les visuels sont très datés (voir le ridicule final).

Le long métrage de Brian Gibson n’a pas connu le même succès que le premier Poltergeist, mais il a récolté assez d’argent pour justifier un troisième et dernier volet sorti en 1988 et centré sur la petite Carol Anne, à nouveau incarnée par la jeune Heather O’Rourke au destin tragique.