QUAND LES AIGLES ATTAQUENT (Brian G. Hutton)

REALISATEUR

Brian G. Hutton

SCENARISTE

Alistair McLean

DISTRIBUTION

Richard Burton, Clint Eastwood, Mary Hure, Patrick Wymark, Ingrid Pitt…

INFOS

Long métrage américain/britannique
Genre : guerre
Titre original : Where eagles dare
Année de production : 1968

En 1944, un commando composé de soldats britanniques et d’un lieutenant des Rangers américains est parachuté en Autriche. Commandés par le major Smith, les hommes doivent récupérer un général américain retenu prisonnier dans une forteresse nazie suite au crash de son avion. Le gradé détient des informations importantes concernant le Débarquement à venir…

Mais cette mission en cache en fait une autre…

Richard Burton n’aimait pas les films de guerre. Mais l’acteur avait besoin d’un succès après une série de productions qui n’avaient pas attiré les foules. Il voulait aussi tourner dans une oeuvre un peu plus « grand public », que ses beaux-fils pourraient voir. Quand les aigles attaquent était donc un film de commande pour lui, une situation qui n’a pas arrangé son alcoolisme comme ses partenaires de tournage ont pu en témoigner. Clint Eastwood avait quant à lui un peu de mal à retrouver des rôles après son retour d’Europe et était catalogué en tant que cow-boy. Il a alors accepté la proposition pour changer de genre…même s’il n’avait pas trop apprécié de devoir passer après le plus expérimenté Burton en tête d’affiche…

Le réalisateur Brian G. Hutton (qui dirigera à nouveau Clint Eastwood dans De L’Or pour les Braves, un film de guerre à la tonalité très différente de celui-ci) a su tirer parti des particularités de chacune de ses stars pour nourrir la dynamique : l’expérience théâtrale de Richard Burton sert parfaitement les différents aspects du major Smith qui se met littéralement en scène dans certaines situations et la force tranquille de Clint fait du lieutenant Morris Schaffer un combattant encore plus impitoyable (c’est qu’il doit abattre une bonne centaine de nazis à lui tout seul), qui se distingue plus par ses actions que par ses mots (le futur Inspecteur Harry avait même demandé à ce que ses dialogues soient réduits car il trouvait le scénario un peu trop chargé à ce niveau).

Le scénario est signé Alistair McLean, romancier bien côté à Hollywood après le succès des Canons de Navarone. McLean a développé le script de Quand les Aigles attaquent et le roman simultanément et en procédant à quelques changements entre les deux supports. On retrouve ici une de ses sous-intrigues habituelles, celle tournant autour d’un traître, au coeur d’une histoire qui fait la part belle à l’action et aux rebondissements.

Quand les aigles attaquent dure 2h30, sans connaître de chute de rythme dans le déroulement de l’opération. C’est bien ficelé, aussi bien au niveau de l’exposition que du suspense, le cocktail aventures/guerre/film d’espionnage fonctionne et le dernier acte ne manque pas de morceaux de bravoure palpitants, dont les fameux affrontements sur le téléphérique et l’explosive course-poursuite finale !

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Et pour la petite histoire, le film de Brian G. Hutton a inspiré la chanson Where Eagles Dare de Iron Maiden :

Bavarian alps that lay all around
They seem to stare from below
The enemy lines a long time passed
Are lying deep in the snow

Into the night
They fall through the sky
No one should fly
Where eagles dare

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Je comptais mettre le lien de la chanson aussi. :wink:

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Ha !! Moi aussi… C’est un de mes titres préférés de Maiden. L’intro à la batterie est géniale et signait à merveille l’entrée de l’excellent Nicko McBrain au sein du groupe.

Je garde un excellent souvenir du film, vu très jeune : je n’aurais jamais imaginé qu’il durait 2 h 30 !!!

Ce qui est étonnant dans ce film (que je mets très très haut, tous genres confondus : c’est une pure merveille, vraiment), c’est que le clou du film, à savoir la longue scène de révélations à tiroirs, n’est pas la « fin » du film. Au contraire. Elle se situe plus ou moins au milieu. Et pourtant, elle tabasse tellement qu’elle donne l’impression d’une sorte de conclusion, d’apogée des intrigues emmêlées.

Tout est parfait, dans ce film : les dialogues, les indices, les fausses pistes, le côté « commando » parfaitement troussé, l’intrigue d’espionnage, les scénes d’action, les acteurs visiblement concernés et impliqués, les décors (y a peut-être que Les Canons de Navarone pour faire plus spectaculaire dans le genre… Ah purée, Les Canons, ça aussi c’est énormissime). Et la musique. J’entends le générique, j’ai des frissons.

Jim

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Vivement Les aigles de Navarone ! ~___^

Tori.

Quand les canons attaquent …