La vie de la série Green Lantern est très animée dans la première moitié des années 1980, avec une série mensuelle assez remuante, contenant également des back-ups de très grande qualité, mais aussi des Annuals et des mini-séries complémentaires. Mais les rééditions de ces dernières années sont assez bordéliques.

En 2009 paraît le premier tome de Tales of the Green Lantern Corps. Il contient la mini-série homonyme ainsi qu’un florilège de back-ups diverses, écrites par Paul Kupperberg ou Todd Klein (dont c’est l’une des rares expériences de scénariste, et vu la qualité, on peut regretter qu’il n’ait pas persévéré), et illustrées par des gens comme Don Newton, Paris Cullins, Carmine Infantino ou Dave Gibbons.

La mini-série Tales of the Green Lantern Corps constitue une grande aventure en trois numéros (sous couvertures épatantes de Brian Bolland), dans laquelle cette fameuse formation spatiale, menée par le Terrien Hal Jordan, affronte Krona, de retour.

La bataille est si puissante qu’elle déchire l’espace-temps, ouvrant un portail vers la dimension d’une créature néfaste, Nekron le Seigneur des Non-Morts. Exploitant des concepts utilisés par Marv Wolfman et certains de ses prédécesseurs, Mike W. Barr, qui signe l’intrigue, et Len Wein, qui fignole les dialogues, reviennent sur des idées à la base d’une partie de la mythologie des Lantern. Il est d’ailleurs intéressant de voir que cette trilogie est une sorte de tremplin, ou de banc d’essai, à la fois à Crisis on Infinite Earths et à Blackest Night.

L’ensemble ne manque pas de souffle. De nombreux membres du Corps sont mis en avant, qui auront leur importance dans les épisodes de la série régulière, sous Len Wein ou sous Steve Englehart, notamment dans la saga précédant Crisis on Infinite Earths. Il est d’ailleurs intéressant de voir le destin auquel ils ont droit au fil de la série. Y compris jusqu’à l’Annual qui portera le même titre, quelques années plus tard.

Joe Staton et Frank McLauglin livrent des planches riches, généreuses, pleines d’énergie et d’action. Ils mettent en scène des troupes nombreuses s’affrontant sur fond étoilé.

Le reste du sommaire est composé, comme dit plus haut, d’histoires de compléments parues dans la série régulière. Celles-ci sont recensées sous le même titre de « Tales of the Green Lantern Corps » et donnent la vedette à des héros moins connus, voire inventés pour l’occasion. La série existera donc pendant de longs mois, offrant un aperçu plus étendu de l’activité de ce groupe de flics de l’espace, et laissant entrevoir un éventail plus large de destins possibles.
Jim