RÉÉDITIONS DC : TPBs, Hardcovers, Graphic Novels

Le frisson réside dans ce « presque ».

Jim

Exactly.

J ai invasion, millenium et tous les events DC non traduits dans ma PAL numerique mais déjà que j arrive pas à me mettre aux complete edition Man Wolf ou Tigra…

Moi, je retrouve un peu de temps pour lire, donc j’en profite.
En plus, c’est du patrimonial, je suis sûr que ça va t’intéresser (et peut-être te plaire, va savoir…).
:wink:

Jim

Zactement mon ressenti à la lecture du tpb à l’époque. L’histoire est sympa mais j’avais ressenti une gêne car beaucoup d’éléments se passent dans d’autres séries. Un format plus complet m’aurait sans doute permis d’apprécier plus le récit.

Jim tu as les New Guardians ? Tu nous les chroniques bientôt ?

Non, j’ai pas lu ça.
Il est possible que j’aie un épisode ou deux en fascicule, mais bon…
Je lirai ça à l’occasion, en ligne.

Jim

En 2004, DC publie une petite série de recueils au format poche reprenant certains épisodes de la série Superman Adventures, adaptée du dessin animé. La particularité est que cette série se concentre sur les récits scénarisés par Mark Millar. Chaque tome a pour titre une expression liée au personnage. Le premier d’entre eux est « Up Up and Away », et assemble les épisodes 16, 19, 22 à 24.

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Les épisodes écrits par Millar sont rapides, astucieux, pleins de références (souvent dans les dialogues), entretiennent une complicité avec le lecteur, travaillent sur des fondamentaux du personnage (dans la lignée du dessin animé) et, au final, constituent une sorte de définition du héros, entre la déclaration d’amour et la note d’intention.

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L’un des thèmes sous-jacents est, aussi, celui de l’identité. Nous sommes dans le monde des super-héros (et du premier d’entre eux), si bien qu’il est normal de parler d’identité secrète. Mais Millar décline le thème sous diverses formes.

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Dans Superman Adventures #16, Clark Kent découvre qu’il a perdu ses pouvoirs. Il prend conscience de l’événement de la plus violente des manières, puisqu’il s’élance dans le vide… et tombe !

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Non seulement il a perdu ses pouvoirs et son costume, mais en plus Superman est un être indépendant, qui le sauve de sa chute mortelle. Au fil de l’épisode, Clark va découvrir que tout a changé, au point que la Kryptonite ne lui fait aucun effet, et que même ses parents pensent désormais qu’il est un homme normal, et non un Kryptonien adopté.

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C’est l’occasion pour Millar de s’amuser avec quelques clins d’œil, notamment quand Clark est pris à partie par des détrousseurs, puis secouru par un policier : ce dernier ne peut s’empêcher de remarquer la ressemblance avec Superman, sans lunettes.

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Si l’explication à tout ce charivari est apportée à la fin de l’épisode (et aisément devinable par les fans), l’identité est au centre de Superman Adventures #19, dans lequel le héros propose ses services en tant que garde du corps du Président.

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On y retrouve le personnage de Multi-Face, une sorte de caméléon humain capable de prendre l’apparence de n’importe qui. Cet as du déguisement convoite la prime mise sur la tête du Président, mais c’est justement l’identité qu’il choisit afin d’approcher sa cible qui le perdra.

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Millar s’éloigne un du thème de l’identité avec un diptyque consacré à Brainiac dans Superman Adventures #22-23, à l’intrigue complètement dans l’esprit de la série télévisée.

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Ce qui n’empêche pas le scénariste de jouer sur les attentes du lecteur, en mettant en scène des passants dont les commentaires font écho à l’approche de Millar. Ainsi, une petite scène amusante montre Lois dans un train (au moment où Metropolis est frappée par une série de pannes inquiétantes), dont les passagers affirment ne rien craindre : il n’arrivera rien au train où voyage la journaliste dont l’ange-gardien est Superman lui-même !

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Le récit mobilise de nombreux personnages, dont le Professeur Hamilton, et permet d’aller visiter la Forteresse de Solitude, refuge du héros mais aussi écrin de son identité et de son héritage. Le premier volet se conclut sur un cliffhanger de choc : Superman projeté dans la Zone Fantôme !

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Dans le second volet, où le dessinateur Aluir Amancio déploie un style assez kyrbien, on assiste au réveil de Livewire, la super-vilaine électrique créée pour la série. Convaincue par Lois Lane, elle se lance à l’assaut de Brainiac, afin de libérer Superman.

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Millar parvient à maintenir un suspense intense (dans un épisode frénétique : il n’a pas encore adopté le rythme un peu décompressé de ses productions récentes) tout en réservant de la place pour des séquences d’émotion.

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Dans Superman Adventures #24, dernier numéro de ce recueil, le héros est confronté à un vieil ennemi (créé dans les années 1970 par Jim Shooter, si ma mémoire est bonne), le Parasite. Ce dernier dérobe la puissance de son adversaire, ce qui prive une fois de plus Clark de ses pouvoirs. Ce qui n’empêche pas ce dernier de devoir, comme toujours, préserver le secret de sa double identité, même s’il ne l’utilise pas en ce moment.

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Écartant le héros, Millar et Amancio en profitent pour mettre l’accent sur le méchant et pour s’attarder sur la vie de Rudy Jones, au travers d’une guérisseuse qui le connaît depuis l’enfance et dont il est épris. Millar renoue avec cette étincelle d’humanité qui faisait le charme des bastons costumées dans les années 1980.

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Car en définitive, ses épisodes ont une facture classique, derrière le torrents de clins d’œil et d’allusions et la construction au cordeau. Il y a dans ses récits un charme suranné derrière l’écriture moderne, totalement en accord avec la proposition de la série animée, mais particulièrement rafraîchissant.

Jim

3 « J'aime »

Quelle série encore, d’ailleurs.

Je suis en train de me relire les quatre petits recueils que j’ai (au milieu d’autres éditions disparates). Et ouais, c’est quand même très chouette. À la hauteur de la série animée, que j’adore.

Jim

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Ces épisodes sont-ils dans les recueils publiés par Urban ?

Un beau témoignage des premières ambitions de créer un univers ouvertement interconnecté.

Je vois beaucoup moins de telles compilations chez Marvel ; peut-être cela vient-il d’une approche des histoires qui s’y pratiquaient, tout comme de la longévité moindre de l’éditeur par rapport à DC (si on prend 61 comme point de départ).

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Oui, et qui atteste aussi de l’avancée au doigt mouillé de l’époque : les responsables éditoriaux étaient clairement dans le « test des limites », évaluant le potentiel commercial d’un personnage (ici, Zatanna et, par rebond, Zatara) et d’une manœuvre éditoriale. C’est assez passionnant.

Je pense que très vite, chez Marvel, les séries connaissaient le succès et développaient leur petit pan d’univers. Les personnages se croisaient mais les nouveaux ennemis ou nouveaux alliés étaient souvent développés au sein d’une série. Dans la logique de mûrir la personnalité de chaque série.
En revanche, et c’est lié à ce que tu disais concernant l’histoire et l’ancienneté des univers, l’évolution de Marvel connaît des choses comparables dans les années 1970, quand cet univers commence à avoir un peu de bouteille, que des expériences y sont tentées mais sans être toujours fructueuses. Les recueil autour de Tigra ou de Man-Wolf témoignent de choses un peu comparables : des personnages développés dans telle ou telle série, puis ayant droit à leurs aventures avant d’errer de titre en titre à la recherche d’une fonction, d’un rôle.

Jim

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Le deuxième tome en poche consacré à la série Superman Adventures s’intitule « The Never-Ending Battle ». Il reprend les épisodes 25 à 29, tous écrits par Mark Millar et dessinés par Aluir Amancio et Mike Manley (qui signe un #25 très énergique).

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Et là encore, le thème de l’identité, sous ses différentes formes, est au centre des intrigues.

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Le premier épisode est l’occasion d’une visite à Gotham, alors que le Mad Hatter a capturé Bruce Wayne et demande, en direct à la télévision, à Batman de se rendre et de lui donner son masque pour sa collection de chapeaux.

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L’intrigue tourne autour des méthodes de Superman, inadaptées à Gotham. En creux, Millar s’amuse à définir deux types de héros en jouant sur la comparaison, mettant en évidence les différences, mais aussi les points communs.

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Superman Adventures #26 voit le retour de Mister Mxyzptlk, un vilain que Millar utilisera trois fois. Cette fois, le nabot dimensionnel, qui vient de comprendre que ses capacités lui permettent aussi d’altérer le temps, se rend dans le passé et convainc un jeune Clark Kent que ses pouvoirs le conduiront à devenir un dictateur.

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Mxyzptlk crée donc « un monde sans Superman ». Millar joue sur les possibles, une astuce qu’il reprendra par la suite vers la fin de sa prestation sur la série. Dans le même temps, fidèle à son habitude des clins d’œil, il propose une résolution qui n’est pas sans rappeler la première apparition de l’Impossible Man, chez le concurrent en face.

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Quant à la conclusion, le lecteur comprendra que décidément, Mxyzptlk a vraiment échoué dans les grandes largeurs.

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Encore une intrigue autour des thèmes de l’identité et du remplacement dans Superman Adventures #27, avec la venue de Superior Man, un justicier costumé qui se présente comme une version améliorée du héros de Metropolis.

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Il s’avérera qu’en réalité, ce nouveau venu est un ancien ennemi dont les souvenirs ont été effacés (identité, identité…). Et derrière les intrigues et les bagarres, Millar profite de l’occasion pour s’intéresser à Lex Luthor.

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Après la résolution de l’intrigue, l’épisode se conclut sur un flash-back qui permet de définir le magnat, en ambitieux qui veut regarder tout le monde de haut, parce qu’il est au-dessus de tous. Mais Aluir Amancio, le dessinateur, finit sur une pleine page d’une grande beauté, qui remet tout en perspective et pointe du doigt la nature de la frustration qu’éprouve Luthor.

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Dans Superman Adventures #28, Kalibak arrive sur Terre équipé d’un appareil capable d’échanger les esprits. Son projet consiste à intervertir le sien et celui de Superman afin d’attaquer la Terre sous l’apparence du Kryptonien, ce qui permet d’éviter les tracas diplomatique liés à la rupture du « pacte ».

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Bien entendu, ça ne se passe pas comme prévu et c’est donc Jimmy Olsen qui échange son esprit avec celui de Superman. Coincé sur Terre dans le corps du surhomme, le jeune photographe doit apprendre à utiliser des dons qu’il ne maîtrise pas, et son enthousiasme adolescent cause quelques soucis.

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Là encore, Millar s’interroge sur le héros et propose une définition en jouant sur son absence. Il met en évidence le caractère particulier de Clark Kent en montrant ce qui se passe si l’on change la personnalité à l’intérieur du costume. Et dans la grande tradition du genre, il démontre que ce ne sont pas les pouvoirs qui font le héros. Le tout avec de l’humour, des clins d’œil, des jeux de mots…

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Enfin, dernier épisode de ce petit recueil, Superman Adventures #29 est l’occasion de retrouver Lobo, mais aussi et surtout un double bien connu de Superman : Bizarro.

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Reprenant le vieux thème frankensteinien de la quête de la dulcinée, qui a déjà si bien marché dans les comics (on pense à Ultron et Jocasta, par exemple), Millar se penche sur le désarroi qu’éprouve le solitaire Bizarro, plein de bonnes intentions mais cherchant sa place dans le monde.

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Chose intéressante, alors que Bizarro, avec sa grammaire approximative et sa compréhension bancale des relations humaines, réagit toujours de manière décalée à son environnement, c’est lui qui comprend ce qui se passe, alors que Superman et Lobo vont de méprise en méprise.

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Autre détail amusant : Millar place l’action dans une Metropolis animée par une convention de cosplayeurs fans de super-héros. Le surgissement d’une flopée de fans habillés en Superman rajoute à la confusion qui règne dans l’esprit de Bizarro. Ce sera une fois de plus l’occasion pour le scénariste de faire des clins d’œil mais également d’articuler son intrigue et de proposer un rebondissement.

Bref, encore un tome qui va vite, qui est drôle et léger sans être inconséquent. De la bonne BD pour tous les âges, accessibles aux plus jeunes sans être simpliste.

Jim

2 « J'aime »

Une bonne manière d’introduire des intrigues aux enjeux plus « cérébrales » dans le cadre d’une série avec un héros surpuissant physiquement ?

Je vois ses Superman Adventures comme un aperçu de ce qu’il aurait pu faire si on lui avait confié la série principale (il a signé quelques épisodes dans la période précédant l’arrivée de Berganza à l’editing, de mémoire). Je repense notamment à la proposition faite par Morrison, Millar, Waid et un quatrième larron (Peyer, non ?) et qui n’a pas vu le jour.

Jim

Yep

Un message a été fusionné à un sujet existant : 1938-2018 : BON ANNIVERSAIRE SUPERMAN !

Troisième tome en format poche (« graphic novels for kids »), « Last Son of Krypton » compile les épisodes 30 à 34 de la série Superman Adventures. Comme les deux tomes précédents, le sommaire s’articule autour du travail de Mark Millar, à l’exception d’un épisode écrit par David Michelinie.

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Le sommaire s’ouvre sur un diptyque vigoureux. Après avoir sauvé les Labos S.T.A.R. de l’explosion d’un moteur à anti-matière, Superman revient sur Terre… pour découvrir qu’il a été absent pendant un an.

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Porté disparu, considéré comme mort par la rédaction du Daily Planet (qui soupçonne qu’Intergang a commandité l’assassinat du journaliste Clark Kent), il se retrouve sans appartement. C’est là qu’il découvre que, dans l’intervalle, ses parents sont morts dans l’incendie de leur ferme au Kansas.

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Se réfugiant dans la Forteresse de Solitude, il découvre que l’ordinateur gérant son zoom interplanétaire a connu un dysfonctionnement, et que tous ses animaux sont morts. Une silhouette sort alors de l’ombre : il découvre qu’il s’agit de Lara, l’épouse de Jor-El, et que ses parents sont toujours vivants, grâce aux efforts du scientifique qui est parvenu à placer Kryptonopolis sur un astéroïde.

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Désemparé, constatant que le monde ne s’est pas arrêté en son absence (Luthor a lancé un programme de réhabilitation des vilains, Lois fréquente un grand blond…), Superman a le sentiment qu’il n’a plus sa place sur Terre.

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Mais quand il rencontre Jor-El, il déchante : son père est prisonnier de Lara, et celle-ci envisage d’envahir la Terre, d’exterminer la population et d’installer la société kryptonienne sous un soleil jaune.

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Les révélations ne s’arrêtent pas : en fait, il n’est pas revenu un an plus tard sur son monde, mais dans un univers parallèle. Le Kal-El local a été capturé et lobotomisé afin de prendre part aux plans de conquête de Lara, et notre héros a été intercepté par l’apprentie conquérante afin de ne pas s’opposer à elle.

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La deuxième partie du diptyque voit les vilains repentis affronter les conquérants tandis que Clark et Jor-El, bien contents de retrouver une famille (même alternative) s’unissent afin de contrer les plans de Lara.

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Aussi jusqu’auboutiste que son épouse, Jor-El est prêt à détruire l’astéroïde et ses occupants afin d’empêcher le massacre des Terriens. Et voyant dans le Kal-El alternatif qu’il vient de rencontrer l’incarnation de ses idéaux, il s’arrange pour le sauver en le renvoyant à son point de départ (parce que bon, Jor-El, il est sacrément balaise, même par rapport au Professeur Hamilton).

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Mark Millar livre un récit pêchu, rapide, dense, plein d’idées et de clins d’œil avec, une fois de plus, en filigrane le thème de l’identité, avec cette fois-ci un petit zest d’inné et d’acquis.

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C’est également d’identité que parle Superman Adventures #32, cette fois-ci écrit par David Michelinie et illustré par Neil Vokes. Tout tourne autour de Sullivan, l’homme à tout faire de la rédaction du Daily Planet, qui répare les photocopieurs et facilite la vie des journalistes. Apprécié de tous, il se trouve mêlé à l’attaque du Controller, un super-vilain dont les pouvoirs relèvent de l’hypnose, et qui s’attaque à Perry White car celui-ci conduit des investigations dans les milieux mafieux.

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Superman parvient à arrêter le criminel (que Michelinie réutilisera dans un épisode ultérieur), mais Lois Lane subit encore les effets de l’hypnose. Secrètement amoureux de la journaliste, Sullivan lui explique qui elle est et, emporté par son élan… lui dit qu’elle est sa petite amie.

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S’ensuit une idylle dont tout le monde s’étonne à la rédaction (et s’amuse aussi). Clark parvient à convaincre Sullivan d’avouer la vérité à Lois, ce qui fait que l’épisode se conclut sur un froid glacial et une note un peu amère.

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Le récit parvient à équilibrer les séquences Superman et les instants Clark, remettant le journaliste élégant au centre du récit. On notera cependant que c’est Clark qui convainc Sullivan d’avouer : l’ancien fils de fermier a tout à gagner, et n’est-il pas un peu jaloux, hein, hein ?

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Retour de Mark Millar pour un récit qui, une fois de plus, se penche sur le thème de l’identité, mais de la manière la plus frontale qui soit : la révélation. En effet, quelqu’un semble avoir découvert qui était Superman et menace de tout dévoiler.

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Il s’agit en réalité de Brad Wilson, un ancien du lycée de Smallville (déjà vu dans un épisode précédent avec Mister Mxyzptlk), qui a compris l’astuce. Millar joue sur les quiproquos, les phrases à double sens (entre Clark et Brad, mais aussi entre Clark et Lois ou Clark et Perry).

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L’histoire se résout alors que Brad entend dévoiler l’identité de Clark devant Lex Luthor. Se jetant d’une terrasse d’immeuble, il est sauvé par Superman et découvre que Clark est toujours là, alors que Luthor a disparu. Le tour de passe-passe a son explication en fin d’épisode, mais pour Brad, la conclusion est évidente…

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L’épisode est également dessiné par Neil Vokes qui, contrairement à Aluir Amancio qui colle fidèlement à la charte graphique de la série animée, habille Lois dans d’autres tenues que la jupe plissée de la version télévisuelle. La série commence à prendre un peu de distance visuelle, ce qui continuera par la suite.

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Dernier épisode du recueil, Superman Adventures #34 voit une entité maléfique posséder tour à tour Lois puis Superman. L’intervention du Doctor Fate, lui-même à la poursuite d’un être surnaturel, permettra d’identifier la cause de ces possessions.

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En réalité, l’être d’esprit qui passe de corps en corps est un extraterrestre qui n’a trouvé que ce moyen pour survivre en attendant d’être en mesure de retourner dans son monde. Et le corps de Superman semble être un véhicule parfait.

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Dans ce récit, si Superman possédé n’est « pas lui-même », l’envahisseur lui aussi est perçu pour quelqu’un qu’il n’est pas. Des fausses identités dans de fausses identités…

Jim

1 « J'aime »

Et j’en profite pour doubler ses propos aussi dans la partie « rééditions DC », histoire de donner encore plus de visibilité :

Jim

1 « J'aime »

J’ai aussi les fascicules (on parle de la période Waid, ici ?), quasiment sans trous dans la collection, à part quelques-uns avant l’épisode 100, et tous les TPB sortis avant l’intégrale, mais celle-ci me fait de l’œil, quand même.

Jim