J’avais acheté en VO les 50 ou 60 premiers épisodes, à mes débuts de lecture en anglais. J’avais adoré The Longbow Hunters et j’en hardeun bon souvenir mais sans avoir tout compris.
Je relirais bien, ça me laisse le souvenir d’un passage bien social, sombre et désenchanté du personnage.
Oui, voilà. Un récit social par un auteur de droite.
C’est d’ailleurs ironique qu’à la même époque, Dennis O’Neil, auteur de gauche, écrive The Question, personnage de droite.
On en revient à cet éventail créatif incroyable chez DC à l’époque.
Moi aussi, la découverte de ce tome m’a donné envie de me replonger dans les autres.
Jim
Merci de l’impulsion, du coup !
J’ai aussi l’impression que la série avait un vrai cycle avec le vieillissement de Oliver et sa fin tragique.
La fin tragique en question, c’est pas sous Dixon ?
Je connais mal la prestation de Dixon (alors qu’en général, j’aime bien son travail…).
Jim
J’ai pas lu mais j’ai parcouru les résumés et j’y ai vu une cohérence avec les thèmes de Grell.
Oui, je crois : entre auteurs de droite, on se comprend !
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Jim
Ah Grell me semblait tenter de donner un discours de gauche à Oliver, même s’il le confrontait violemment à sa vision du réel !
Et en soi, cet Oliver sans masque, sans identité secrète, qui vieillit et faute et tue, sans gadget, ça me semble Vertigo-esque dans l’idée.
C’est vrai qu’il y avait chez DC à l’époque (peut-être un peu chez Marvel, mais ils avaient en quelque sorte moins de chose à prouver) une volonté d’emporter les personnages classiques sur des terrains plus glissants.
Jim
Ce qui a permis aux années 90 d’accoucher de réels héritiers, car les précédents étaient allés au bout ou trop loin pour être réhabilités alors.
A l’image de son top omnibus Marvel, near mint condition lance le top de DC Finest les plus attendu. Les résultats sont envoyés à DC.
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https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdr9b34dvaSFpLMijYWqJP8Affa3fk8_UsgAJ01X5eAK1YNEg/viewform
J’ai récemment reparcouru le recueil Superman: Eradication, qui reprend des épisodes de la période supervisée par Mike Carlin, et située entre le retour du héros sur Terre après son errance dans l’espace et sa rencontre avec Mongul, et le début de l’idylle entre Lois et Clark et l’arc « Dark Knight over Metropolis ».
Le recueil a été édité en 1995, et son sous-titre, « The Origin of the Eradicator », laisse entendre que sa publication a sans doute été motivée par la popularité du cross-over « Reign of Supermen ». La préface / postface de Roger Stern permet de donner un cadre historique à cette histoire publiée en 1990, et qui plonge ses racines dans tout ce que l’équipe d’auteurs a posé à partir de l’exil du surhomme. Stern y explique que Carlin a plus ou moins improvisé une réunion d’auteurs à Cleveland, à l’occasion de célébrations autour du personnage, ce qui donnera naissance à la tradition des « super summits » (dont l’un sera à l’origine de la saga de « La Mort… »).
L’intrigue doit beaucoup à George Pérez, qui est arrivé dans l’équipe quand Action Comics a cessé d’être « Weekly » pour redevenir mensuel. Pérez s’intéresse beaucoup au passé kryptonien du héros et cet intérêt se marie fort bien aux informations développées durant la saga spatiale. Cela s’intègre aussi dans un sous-texte présent durant ces années, à savoir que Superman est une source de problèmes (lui-même conscient de cela, il s’exile… puis il revient avec des artefacts qui foutent le bazar… puis lui-même devient le vecteur de soucis divers…), ce qui constitue une approche intéressante de la part de l’équipe chargée de raconter les aventures du personnage qui à lui seul a donné naissance à un genre entier.
Le recueil compile des épisodes dominés par deux fils rouges : d’une part, Clark Kent quitte le Daily Planet pour occuper un poste de directeur de publication au sein du magazine Newstime de Collin Thornton ; d’autre part, Superman croit s’être débarrassé de l’Eradicator (l’objet que le Cleric lui a donné lors de la saga de Mongul), mais l’appareil continue à fomenter la terraformation de la Terre en nouvelle Krypton et contrôle plus ou moins ses actions. On a droit donc à un long glissement de la personnalité de Clark, de plus en plus froid, au point d’inquiéter ses amis et ses parents.
Comme tout ce que l’équipe dirigée par Carlin construit, cette saga s’appuie sur des éléments passés (d’où le recours, parfois, à des séquences flash-backs récompensant la fidélité et la patience du lectorat). Ce qui est notable, c’est aussi qu’elle propose des éléments nouveaux qui à leur tour nourriront des péripéties à venir (par exemple, la présence d’une armure mobile kryptonienne, qu’on reverra à plusieurs reprises dans les sagas futures…). L’un de ces éléments, c’est la présence des parents Kent, qui s’inquiètent de ce que devient leur fils et n’hésitent pas à se jeter dans la mêlée pour le tirer d’embarras. Ça fait écho au coup de pelle de Jonathan assène à l’hologramme de Jor-El dans Man of Steel #6 de Byrne, mais ça annonce aussi d’autres épisodes notables, parmi lesquels ce voyage dans l’au-delà où Jonathan croise le chemin de son fils censé être mort à l’époque.
Bref, si Eradication se lit très bien tout seul pour peu qu’on ait une vague idée de la version post-Crisis du personnage (et même sans cette vague idée…), comme je l’ai fait quand je l’ai lu au début des années 2000, il se savoure encore plus quand on connaît les grandes manœuvres narratives à l’œuvre à l’époque, et de quelle manière ce récit s’inscrit dans une fresque plus vaste. Il y a quelque chose du « grand roman américain » dans la version carlinienne de Superman.
Rajoutons à cela que, question dessin, c’est plutôt solide. Jurgens illustre Adventures of Superman et il a trouvé en Art Thibert un encreur qui ajoute de la finesse tout en conservant son énergie : les planches sont dynamiques mais encore riches en cases, là où, un ou deux ans plus tard, il usera de davantage de grandes cases dans une tendance décompressée ; Jerry Ordway donne à Superman toute sa précision et son caractère très vivant, avec des personnages agréables et crédibles ; et George Pérez, qui va bientôt quitter Action Comics pour être remplacé par Bob McLeod, se plaît à représenter un monde et une culture extraterrestre. L’ensemble est bien narratif et n’abandonne pas l’action et la baston.
Jim
SUPERMAN BY ALAN MOORE ABSOLUTE EDITION
Written by ALAN MOORE
Art by DAVE GIBBONS, CURT SWAN, and RICK VEITCHCover by RYAN SOOK
From legendary writer Alan Moore comes his groundbreaking stories for the Man of Steel. Joined by award-winning artists Dave Gibbons (Watchmen), Rick Veitch (Swamp Thing), and Curt Swan (Superman’s definitive artist of the Bronze Age), these celebrated tales would come to inspire generations of stories to follow and have since ascended to the pantheon of greatest Superman stories ever told.
Collecting “Whatever Happened to the Man of Tomorrow?” from Superman #423 and Action Comics #583, “The Jungle Line” from DC Comics Presents #85, “For the Man Who Has Everything…” from Superman Annual #11, and the never-before-collected stories “Protected Species” from The Super Heroes Annual (1984) and “I was Superman’s Double” from Superman Official Annual (1985), both written by Moore. Escape into the tales like never before in DC’s biggest format, with each story fully remastered using original colors. Featuring brand-new essays from Gibbons, Veitch, Mark Waid, John Wells, and more, along with an original art and color guide gallery.
Featuring all-new art by Rick Veitch celebrating his landmark Superman story with Alan Moore, alongside all-new artwork by Ryan Sook honoring Dave Gibbons and Curt Swan’s Superman stories by Alan Moore.
$100.00 US | 200 Pages | 8 1/8″ x 12 1/4″ | Hardcover | ISBN: 978-1-79951-404-6
ON SALE 4/20/27
Rhôôôô…
Jim
Y a du lourd !!!
Batman faces crime, mystery, and psychological threats in a darker, more dangerous Gotham in these defining Bronze Age adventures.
Gotham City is changing—and Batman must change with it.
As crime grows more unpredictable and dangerous, the Dark Knight is drawn into cases that push him beyond traditional detective work.
From high-stakes battles with some of his most dangerous enemies to tense investigations that uncover Gotham’s rampant corruption, every encounter tests his instincts, restraint, and resolve.
Bringing together core Batman stories with rare and unexpected material, this DC Finest volume delivers an immersive, wide-ranging collection that captures the tone and evolution of the Dark Knight Detective during this pivotal period.
Collects Batman #246-281, Detective Comics #430-445, and the never-before-collected five-page Batman story that was included with the Batman model kit released by Aurora in 1974.
Rien que la dernière mention, ça risque d’émouvoir fortement les collectionneurs curieux !
Jim
Oh mais c’est la période Roy Thomas, ça !
Jamais lu, et je suis bien curieux.
Wonder Woman faces gods, monsters, and threats that stretch far beyond the mortal world.
As Diana’s adventures grow in scale and ambition, she is drawn into battles that test her strength, her compassion, and her role as a champion of both humanity and the divine. From mythological trials to universe-spanning conflicts, each story pushes her further as a hero and a warrior.
Spanning a major run of stories, this volume brings together action, fantasy, and adventure in one immersive collection—offering a wide-ranging look at Wonder Woman’s world and the challenges she must overcome.
Collects Wonder Woman #280-305, The New Teen Titans #11-12, the special 16-page preview story from DC Comics Presents #41, and the never-before-reprinted promotional comic Superman: The Computer Masters of Metropolis #1.
Je me demande s’ils vont reproduire les back-ups, consacrées notamment à Huntress. J’imagine que non (et je dois les avoir ailleurs, en plus…).
Jim
Et en plus, c’est pas réalisé par n’importe qui !
Merci !
Jim














