RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

J’étais pré-ado/ado et c’est très bon souvenir de lecteurs.

Punisher Epic Collection T2 « Circle of Blood »
Punisher (1986) #1-5, Punisher (1987) #1-10, Daredevil (1964) #257, Marvel Graphic Novel #24: Punisher - Assassin’s Guild

Je relis donc les premiers pas solo du punisher (hors les 3 mags en noir et blanc Marvel Preview et Marvel Super action).
Carl Potts est un fan du personnage et il édite la totalité de ce qui est publié dans cet album (plus tard il scenarisera PWJ avec Jim Lee dont je parle un peu dans un autre post.
D’abord on commence par la mini série séminale de Grant et Zeck.
Certes elle se délite au fur et à mesure (Marvel étant revenu sur les délais accordés à Zeck pour dessiner en les raccourcissant, il quitte donc la série au 4 et Grant le suit. Ils sont remplacés par MJ Duffy et Vosburg).
Le 1er numéro est juste superbe.

Castle est à Rykers, il recherche celui qui l’a drogué à l’insu de son plein gré (d’où son délire lors de son procès dans Spectacular Spider-Man 83 ou par là). Il doit donc s’imposer, survivre, tombe sur l’inévitable Jigzaw, fait échouer une évasion de masse et est recruté par une mystérieuse organisation.
Tout ca en 40 pages d action pure et de grand moment… rien que l’intro vaut son pesant d’or.

Le deuxieme episode reste un grand moment avec l’attaque du Kingpin alors que ce dernier veut faire croire à sa mort. La guerre des gangs et la présentation de l’organisation Trust complète cet épisode.
Ensuite, le dessin faiblit et le scénario avec… Le trust s’avérant peu soucieux de la sécurité des innocents, manipulateur et ayant surement des ambitions politiques nauséabondes… Cependant, on passe plus dans un scénario banal.
Il n’en reste pas moins que cette mini série est de bonne tenue, a défini le personnage dans les traces de ce que Miller avait fait de lui sur Daredevil et reste trés sympa.
Zeck était né pour le personnage (et pour Cap et pour Shang… ca fait beaucoup).

On passe à la série ongoing au départ qui sort tout les mois et demi, permettant à Klaus Janson de dessiner, encrer et mettre en couleur… ça ne durera pas.

Mike Baron, ancien journaliste est au manette (il vient de First où il a fait Badger et Nexus et arrive aussi chez DC sur Flash). Il donne au titre sur les 20-25 premier numéros, une sorte de regard journalistique où il nous fait rentrer dans le trafic de drogue aux USA (de la Colombie avec les arrangements politiques ou un retour sur le Vietnam au maison blindée de ventes à New York qu’il faut forcer au tank ou au bazookas), les milieux d’extrême droite, le crime en col blanc de la city, le terrorisme djihadistes, le Mossad ou le tueur de SDF voire l’empoisonneur de produits pharmaceutiques et la secte survivaliste. Il introduit Microchip et son fils comme personnages secondaires qui explique l’équipement du personnage mais aussi Rose Kuger du Mossad ou le Reverend Smith (entorse au superpouvoir).

La narration à la première personne permet aussi d’expliquer les méthodes, les armements et gadgets sans provoquer une sortie de lecture (hou hou Hickmann…).
A la fin, nous avons un crossover avec Daredevil qui raconte la même histoire sous deux angles différends (Daredevil/Punisher mais aussi Nocenti/baron puisque l’une est "liberale US (gauche) et l’autre conservateur.

Ceci dit, on ne voit vraiment les convictions de Baron car le Punisher s’attaque alors pas mal au gros poisson, à la finance, laisse parfois les petits libre et commente les ravages du libéralisme financier par exemple.
Entre lui et Nocenti, la différence est surtout que Nocenti trouve une explication sociale au comportement de l’empoisonneur et est plus explicative.

Le meilleur du run arrivera à mon avis avec les #15-18 et une seconde guerre contre le Kingpin (traduit dans le RCM 26 « echec au caid » en VF).
La partie graphique comme avec un Janson efficace qui part quand le rythme du titre s’accèlère puis Ross dont on retient surtout l’encrage de Kevin Nowlan puis un Portacio débutant (Les visages ne sont pas toujours réussi).

Grant et Baron livre un Punisher qui est plutôt en sursis et semble chercher une forme de suicide dans ses plans. Il est souvent capturé et torturé.

Celui de Jo Duffy dans assassin’s Guild est plus planificateur, plus froid…
Chez les trois, le Punisher est aussi un séducteur et ne reste pas dans le souvenir de sa femme. Il est un personnage fortement sexué dans ses premières aventures.

Assassin’s Guid est un bon GN. Le dessin de Jorge Zaffino est parfait pour le personnage. Je suis assez surpris qu’il ne soit pas sorti en album chez nous chez comics USA. Il a une patte européenne, je trouve.
Là aussi Punisher s’allie à une guilde des assassin contre une organisation qui permet de se sortir de problème judiciaire quand on en a les moyens.

En VF, on retrouve la mini série de Grant et Zeck dans les albums Comics USA « Collection Super Héros » n° 15, 17, 19, L’album Panini de la Collection Best Of "Punisher - Cercle de sang et Marvel Comics : Le Meilleur des super-héros Marvel n° 20 chez Hachette.
La série de Baron a été traduite pour les 1 à 10 (sauf 3 inédit en VF) dans la collection Version Intégrale Punisher 1 à 5 chez semic.
Daredevil 257 a été traduit dans la collection Version Intégrale Daredevil #3 chez Semic, « Je suis Daredevil » et Daredevil par Nocenti et Romita Jr T1 chez Panini.

Bref un epic superbe avec pas loin de ce qui est le meilleur du Punisher!

J’ai comme l’impression d’être en pleine Savane en train d’observer un phénomène naturel très rare (et donc d’autant plus appréciable) : un long message de la part du Mallrat :grin:

Et en français !!!

Entièrement d’accord.
Je dirais que c’est encore plus sensible chez Baron : Castle prépare avec minutie ses interventions, mais elles comportent toujours de la violence, des chocs, autant d’occasions qui pourraient le mettre sérieusement en danger. Comme s’il cherchait les situations les plus périlleuses afin d’en finir, sans l’avouer…

Jim

Tiens, le premier épisode de la formule Lee-Kirby du Rawhide Kid a soixante ans le mois prochain.

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Enfin bon, pas tout à fait : les comics étant antidatés (car la date sur la couverture correspond au moment où le kiosquier doit retourner ses invendus, pas au mois effectif de parution), les soixante ans de cette formule ont été fêtés quelque part vers mai dernier.
Et rappelons que le personnage est apparu en 1955, que sa série n’aura compté que seize numéros avant l’interruption (en raison je crois des soucis de distribution d’Atlas).Donc août 2020 n’est le soixantième anniversaire ni du personnage ni de la série de 1960, mais bon, on va pas perdre une occasion de trinquer, hein ?

Et pourquoi fêter le Rawhide Kid ? Pourquoi dans cette formule ?
Sans doute parce que, comme je l’ai rapidement évoqué dans le post ci-dessus (qui date déjà de huit ans, tonnerre…), parce que Stan Lee et Jack Kirby, qui se connaissent et travaillent ensemble depuis quelques longs mois sur des histoires courtes de monstres, se retrouvent ici afin de développer une série sur le long cours, ce qui est une « nouveauté » à cette période. Et ils testent des choses : un personnage décalé, pas toujours adapté à la société qui l’entoure, pas toujours en pleine maîtrise et bien souvent malmené par des brutes (le Kid serait une sorte de proto-Peter Parker, mais qui répond), une morale de l’entraide qui sera par la suite véhiculée par Parker ou Grimm, des vilains masqués prototypes des super-criminels qu’on verra plus tard, et même quelques touches de fantastique.
Autant dire que, d’une certaine manière, c’est une sorte de première ébauche de la formule présidant aux Fantastic Four qui est testée ici. Il y a soixante ans, le Rawhide Kid commençait à définir, à grands traits rapidement brossés, certaines des règles qui allaient imposer le futur univers Marvel dans le paysage.

Jim

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Ça donne envie d’aller découvrir.

C’est très intéressant.
Déjà, comme je le disais en 2012, Kirby encré par Ayers, même si ça ne me plaisait pas tellement quand j’étais gamin, ça a plein de qualité : l’encreur rajoute de la rondeur et des modelés au trait de Kirby, plus cassant, mais le mariage est plutôt pas mal.

Ensuite, Lee et Kirby, qui ont une formule qui roule bien avec leurs histoires de monstres, appliquent un peu la recette (récits à chute) à l’ambiance western, en présentant un héros qui est un peu l’outsider local, comme le sont parfois les protagonistes (savants, policiers, simples passants) de leurs histoires fantastiques. Mais ils en profitent pour s’émanciper du carcan de l’histoire finie (dès la deuxième livraison, ils font des histoires de treize pages, au lieu des six ou sept habituelles) et créer une récurrence. Alors certes, ce n’est pas à proprement parler une continuité, puisque les choses sont remises à plat à chaque nouveau récit et que les chapitres n’ont guère de conséquence sur les suivants, mais ça leur permet de construire un personnage sur la durée, de varier les thèmes et la tonalité (un récit de braquage peut cotoyer une petite fable familiale), et de tester les limites du genre. Et au fil des épisodes, on les voit réinjecter des éléments propres à d’autres genres, de manière discrète : ils présentent un méchant masqué avec un surnom, par exemple, et donc nous proposent un super-vilain du far-west. Il y a aussi un ou deux épisodes à la tonalité plus fantastique (je crois me rappeler d’un récit avec un totem magique, j’espère ne pas confondre avec une aventure du Two-Gun Kid).

Après, le recueil est intéressant également parce qu’il donne un aperçu de la méthode. Parfois au détriment des auteurs. Par exemple, dans le tome Essential, il y a une intrigue qui est racontée trois fois (de mémoire, deux fois par Kirby, une fois par Davis) : le Kid arrive près d’une ferme isolée où vit un gamin qui ne rêve que d’aventures et de fusillades, et qui estime que son père est un gros nul parce qu’il reste à la ferme. Voyant cela, notre héros décide de se faire passer pour un pistolero crapuleux, ce qui énerve le père, qui flanque une rouste au Kid (ce dernier prenant soin de tomber sous les poings du fermier). L’enfant « comprend » que les armes à feu, c’est mal, et que son père, avec sa fourche et son bétail, c’est quand même un héros, et le Kid repart vers le soleil couchant, fier et content d’avoir rabiboché le père et le fils.

On change le décor, on déplace la petite famille en ville, et zou, on peut recycler l’histoire. La lecture de l’Essential ne pardonne pas, à ce niveau, mettant en évidence les reformatages à la va-vite destinés à remplir les pages de la revue.
Précisons que la série contenait des histoires de complément, qui n’avaient rien à voir avec le Rawhide Kid à part qu’elles appartenaient au genre western. Elles étaient dessinées par Don Heck, Paul Reinman ou Ross Andru, et ne sont pas reprises dans l’Essential, forcément.

Jim

En comparant l’index à la frise, je remarque que les titres solo sur Iron Man, Namor, She-Hulk, Silver Surfer, Spider-Woman et Vision font partie des absents de ce thread.

Il ne me reste plus qu’à essayer de retrouver Viens Dans Mon Comic Strip : Le Mandarin Empereur (ou autres) pour le copier coller par ici.

Jim

Les omnibus de l’année prochaine commencent à se dévoiler :

  • Official Handbook of the Marvel Universe
  • Avengers : The Gathering (période Harras, suite et/ou doublon des Epic)
  • Iron Man de Slott
  • Defenders 70’s
  • Empyre
  • Dr. Aphra (Star Wars)
  • All-New Wolverine (Taylor)

Reprints :

  • Golden Age Captain America
  • Captain America Kirby (70’s)
  • Spider-Man de Busiek
  • Spider-Man de Stern
  • X-Men Inferno

D’ailleurs, on connaît le programme des Epic ?

Dans les 2 jours y aura une vidéo pour les premiers mois de 2021
Avant cela tu as mon thread sur buzz que je mets à jour

Merci. Je n’ai pas cru voir de suite au dernier Epic Avengers que j’ai acheté fin 2019. :slight_smile:

Il y a aura un Epic Avengers en octobre…

Merci ! Mais c’est la suite de la période Harras que je veux. :slight_smile:

Ah OK…c’est vrai que c’est publié dans le désordre…^^

Hélas !

Les nouvelles annonces pour le premier trimestre 2021 pour les Epic sont les premiers tomes de Submariner, Luke Cage et Morbius

ah tiens, Morbius, y a jamais eu d’Essential, je crois, si ?
Alors du coup, ça m’intéresse.

Jim