RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

Je l’ai trouvée à pas cher dans une réédition cartonnée VO, et c’est pas mal. Bon, c’est dessiné par Milgrom, donc la narration est bien, pas le dessin. C’est pas laid, mais c’est fort raide.
En revanche, j’ai l’impression que c’est un peu le récit où Claremont a cristallisé pas mal de choses, genre le rêve prémonitoire, la possession féminine, tous ces trucs qui finiront par devenir des tics d’écriture, des automatismes…

Jim

Ah ça il est clairement meilleur encreur que dessinateur.

Je me demandais, ayant vu dans les sollicitations que la série va sortir en tpb, que vaut la série Invaders des 70’s ?

Elle est déjà sortie en TPB (c’est peut-être une réimpression…). Quatre volumes, je crois.

Alors moi, j’aime bien. Pour plusieurs raisons : j’aime bien Frank Robbins (surtout quand il s’encre lui-même, ce qui n’est pas toujours le cas ici : ses Batman sont nettement plus intéressants, mais bon…). De même, j’aime bien ce que j’appelle les « entreprises de continuité », où un scénariste se dégage un petit espace de jeu tout en réglant des problèmes de continuité (et avec les héros de l’Âge d’Or, il devait y en avoir). Enfin, ce que j’aime bien dans la série une fois qu’elle s’est installée, c’est l’arrivée de tas de héros secondaires, le Destroyer, Union Jack, plein d’autres. Ça donne l’occasion à Roy Thomas de lancer plein de pistes, plein d’idées tordues, de créer des liens intéressants entre les personnages (tout ce qu’il fait sur les personnages anglais est vraiment bien).
Bref, c’est pas extraordinaire, mais c’est très agréable à lire, c’est de la bonne aventure avec un groupe qui fonctionne d’autant mieux qu’il y a des tensions intéressantes. La fin de la réédition se conclut, je crois, sur la mini des années 1990, qui n’est pas formidablement jolie, mais qui a le mérite de constituer le dernier acte de Thomas sur ce petit univers.

Je conseille, pour compléter, un TPB intitulé The Invaders : The Eve of Destruction, qui rassemble les deux intrigues publiées dans une série qui n’a pas duré longtemps mais qui était super, Marvel Universe (une série qui se donnait pour objectif d’explorer le passer de ce monde).
La première histoire raconte une aventure des Envahisseurs dessinée par Steve Epting (et plutôt sympa). Et la seconde raconte comment se sont rassemblés les Monster Hunters (parmi lesquels Ulysses Bloodstone ou Doctor Druid…). Pas liée du tout aux Envahisseurs, mais superbe hommage aux « monster comics ».
TPB vivement recommandé.

Jim

A ce sujet, je garde un excellent souvenir (peut-être tinté de nostalgie, il faudrait que je relise le truc) de l’aventure des **Envahisseurs **avec La Légion de la Liberté, conduite par Bucky.

Récemment j’ai relu les débuts de la série Spider-man 2099, et c’est aussi bon que dans mon souvenir.
Bénéficiant d’un bon scénario, où l’on retrouve le style singulier de PaD, focalisé sur les dialogues et la caractérisation, sans oublier l’aspect feuilletonesque, élément peu à peu disparu avec l’avénement de l’écriture décompressé, ce que je regrette pour ma part.
Graphiquement c’est de haute volée, Rick Leonardi réalise son meilleur travail, alliant dynamisme et sens du storytelling, parfaitement secondé à l’encrage par Al Williamson.

Ah Spidey 2099 de l’excellente came, un duo de foliche comme dirait Hush une tuerie.

Répète après moi : “Foliche”.
Folique, c’est le mot valise de “Fou” et “alcoolique”

c’est mon fulchibar de correcteur orthographique

Ouf! Je croyais que c’était « fou » et « colique ».

que la folie donne la colique, ça me ferait bien chier, quand même.

Moi c’est le contraire ; je crois n’avoir jamais lu de commentaire négatif sur cette série, mais pour ma part je n’ai pas du tout accroché (du moins pour les numéros que j’ai lus : peu et il y a longtemps).

Notamment le côté artistique dont je lis toujours moult dithyrambes alors que de mon point de vue je ne vois rien (justement) de particulièrement exceptionnel.

Au contraire.

Peut-être est-ce dû à la qualité de l’impression d’alors ?

Dans l’ensemble, et de ce que je me souviens, **2099 ** ne m’a pas laissé un souvenir impérissable d’ailleurs.

Moi 2099 c’est un peu mon dada il y a eu du bon et du clairement pas top du tout.

Mais en gros Doom, Spidey, X-Men et Ghost Rider 2099 était des tueries.

L’arrivée de Warren Ellis à chamboulé l’univers le faisant vivre (je crois que c’était la première fois à l’époque, les spécialiste me contrediront si c’est le cas) dans un nouveau statut quo lié à un event (un peu comme la période post SI avec Osborn au pouvoir) ou Doom est président des US.

Non vraiment du lourd avec de nombreux gros artiste tout de même (PAD, Leonardi, Wood, Bacchalo, Ramos, Lim, Ellis…)

Mais c’est vrai qu’il y a eu des trucs vraiment pas top comme Ravage, les FF, Punisher, Hulk…

Je suis d’accord. C’est plutôt bien dialogué dans l’ensemble mais que ce soit au niveau de l’intrigue, de l’univers développé, des sub-plots ou des personnages, je n’ai pas trouvé ça intéressant, au point de ne pas finir le premier tome. Et si le boulot de Leonardi est plutôt attrayant sur cette série, ce n’est pas non plus ce qu’il a fait de plus abouti à mon sens (la couleur joue aussi pas mal à ce niveau, c’est assez terne et ça ne met pas forcément le dessin en valeur j’ai l’impression). Son Green Lantern versus Aliens, avec ces personnages et ces formes plus arrondis et un encrage gras très marqué m’avait nettement plus impressionné, Leonardi était vraiment arrivé à un dessin très expressif sur cette mini-série.

J’ai profité de la sortie du début du 3ème run (et de la ressortie du second en tpb complete collection) pour me refaire le premier run de PaD sur la série, et c’est clairement une des meilleures séries des 90’s.
Profitant d’un changement complet du cast, il reprend des personnages secondaires et se les approprie, il arrive à les rendre attachants, grâce à leurs caractérisations et leurs interactions, par le biais des dialogues, domaine dans lequel le scénariste excelle.

C’était au moment du départ imminent de Claremont de la franchise X, ça, au moment des équipes “blue” et “gold” réintégrant les membres fondateurs (ayant constitué les rangs de Facteur-X dans l’intervalle). David récupérait donc des seconds couteaux, et comme d’habitude c’était le bon moyen pour faire des choses dans son coin sans être trop emmerdé, même si au final il y aura pas mal de crossovers à l’époque où l’équipe va se retrouver embringuée (je pense au “Chant du Bourreau”). Très bonne périod pour le titre, l’ancienne incarnation ne m’avait pas vraiment manqué…
A l’époque, le style très anguleux de Larry Stroman faisait pas mal couler d’encre, j’étais assez fan pour ma part.

Moi aussi, par contre il n’était vraiment pas en forme lorsque il est revenu brièvement sur la série au moment de Secret Invasion…

Ah j’ai pas lu ça, il me semble.

Non, retour assez raté, c’est sûr !

Venant d’acquérir les visionaries, j’ai relu les débuts de la série dont je garde un très bon souvenir (au même tire que les X-Men de Silvestri/Green et du Wolverine de Buscema/Williamson).
Le duo fonctionne très bien, notamment dans l’utilisation d’un ton humoristique/décalé salvateur qui contraste avec le côté plus sombre des autres séries X de l’époque, accentuant ainsi l’aspect fun de la série (mention spéciale au tie-in d’Inferno).

Les personnages sont bien caractérisés et fonctionnent parfaitement ensemble (notamment le triangle amoureux Kurt/Meggan/Brian) grâce à la maîtrise de Claremont qui use (et abuse ?) de sub-plots et utilise pas mal d’éléments de continuité, qui rappellent que la série s’inscrit dans la lignée du Captain Britain de Marvel UK.
Davis quant à lui réalise un des ses meilleurs travaux, sa version de Diablo restant encore aujourd’hui ma préférée.
Avec le recul, je me rend compte à quel point la série était inégale sans lui, en ce sens il est véritablement l’âme de la série, et de ce point de vue je trouve son second run en solo encore meilleur.