Je me suis pris récemment ce TPB, assez épais, qui m’a bien fait plaisir. En effet, la période DeMatteis, outre qu’elle est d’une qualité extraordinaire, compte beaucoup pour moi : les premiers comics en VO que j’ai achetés, vers 1981-1982, c’était cette période. Et à ce jour, je continue à la compléter petit à petit. Ce TPB est une aubaine, il me manquait par exemple le #300… Le plaisir de lire une histoire de haute tenue se combine à l’émotion de replonger dans ces numéros pour lesquels j’ai une tendresse toute particulière.
Sous couverture de Mike Zeck (puissant, comme d’habitude), le volume rassemble Captain America #290 à #301.
C’est la fin de la période DeMatteis, qui s’en va sur un grand coup d’éclat, la mort du Red Skull, occasion pour lui de parler de Captain America au niveau idéologique : en effet, la confrontation finale entre le héros et le vilain est l’occasion d’évoquer les rapports que la démocratie (vue par l’Amérique) entretient à la dictature et au fascisme, et comment l’un se définit grâce à l’autre.
À ce titre, la scène de la mort proprement dite est étonnante, puisqu’on y voit un Captain America désœuvré face à sa victoire finale (à l’arraché, la victoire).
Les épisodes sont dessinés par Paul Neary, et c’est tout à fait correct. Mais il manque l’énergie et la démesure de Mike Zeck, que Shooter a débarqué du titre pour aller faire Secret Wars et des choses comme ça. Quel dommage. Mais si graphiquement c’est un poil en dessous, ça reste quand même de très belle facture.
Jim



