RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

les 2
tu as la noire qui a commencé il y a un moment et avait peu d intérêt (car rééditait du panini) mais dont les 60 prochains numéros contiennent des petits bijoux comme les warlock et Cap Marvel de starlin par exemple.
La rouge est plus centré sur les personnages mais réédite des trucs assez vieux (les RCM Falcon ou hawkeye)
mais avec les 2 tu as pal mal d inédits dont du Howard the duck, une mini de la veuve noire, les defenders de Giffen/Dematteis… mais aussi des classiques pas encore annoncés chez panini comme les panther de mcgregor…

Ça fait un bout de temps que j’ai lâché Ghost Rider. La dernière version que j’ai lue, dans le magazine Marvel Knights de chez Panini, proposait une version féminine qui ne m’a pas emballé, sans doute parce que la série était un brin mollassonne.
J’avais vaguement suivi la série par Daniel Way puis Jason Aaron, et j’ai récemment éprouvé le besoin de m’y replonger, n’en gardant qu’un souvenir diffus, et mélangeant un peu les étapes de la révélation (et de la redéfinition) du personnage.

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Bah c’est pas mal.
Déjà, ça se lit vite, ce qui est très bien pour une série sur un motard. Les épisodes d’Aaron me semble meilleurs, mais ceux de Way sont pas mal du tout.
L’escroquerie du diable est bien astucieuse, comme l’est le plan du Motard Fantôme pour gruger le grugeur. Tout cela est bel et bon. Et en plus, beaucoup d’épisodes sont dessinés par Saltares et Texeira, les deux illustrateurs de la célèbre série de Howard Mackie dans les années 1990, et le charme prend toujours autant.

J’aime bien l’idée que le Rider soit opposé à une menace numériquement supérieure. Ça donne des scènes marrantes, comme la longue liste de combats que Blaze résume rapidement dans sa chambre d’hôtel. De même, ça donne un côté Sisyphe au personnage. Renforcé par les flash-backs démontrant que la malédiction et la mort remontent à plus loin qu’on croyait.

Après, une chose me frappe : la ressemblance avec Spawn.
La version de Ghost Rider incarnée par Dan Ketch date de 1990, soit deux ans avant le héros d’outre-tombe inventé par McFarlane. Donc on peut légitimement penser que ce dernier s’est inspiré des chaînes et a poussé plus loin l’idée graphique. Mais Spawn a tellement marqué qu’il devient, par un effet de balancier, l’inspirateur de Ghost Rider. Dans les épisodes de Way, c’est frappant : si le Rider est inconscient, les chaînes s’animent quand même ; l’ennemi prend conscience que Blaze « n’est plus là », astuce typique du héros d’en face ; quant aux origines, elles sont revisitées, afin de flouter la frontière entre le paradis et l’enfer et de faire du Motard Fantôme un agent des anges (eux-mêmes pas réellement blancs-bleus dans l’affaire).
Tout ceci est carrément spawnien.

Enfin bref, ça se lit bien, c’est rapide, un peu léger au numéro mais sur la durée ça tient bien. Ça peut paraître décousu parce que Way ne s’embarrasse pas de chevilles narratives et d’explications, mais à la fin tout fonctionne assez bien.
Je ne m’attendais pas à un grand plaisir de lecture, mais en fait, c’est pas mal du tout.

Jim

Pour la version de Jason Aaron (et Roland Boshi/Tony Moore/Tan Eng Huat), il y a une très jolie intégrale qui existe, pas trop cher dans mes souvenirs.

C’est exact :

Il y a aussi une intégrale pour Way (je viens de le découvrir : j’ai la première édition en TPB).

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La version Aaron est pour moi la meilleure… il avait enfin trouvé un moyen de rendre cohérent les différentes versions… et en plus il ramène Jayne Cutter…

Ca m rendu dingue que les 2 versions suivantes ne rentrent pas dans le cadre qu il a défini…
faut être c*n

Personnellement, j’aime bien les Defenders. Je n’ai pas l’impression d’avoir tout lu, mais je raffole par exemple des premières années de la série principale, les épisodes de Steve Englehart, de Steve Gerber ou de David Anthony Kraft me plaisant beaucoup par leur côté farfelu et imaginatif.
Et je fais donc partie de ceux qui regrettent qu’il n’y ait pas une série Defenders régulière, et que les héros ne retrouvent plus le chemin du public, à l’exception de tentatives fréquentes mais souvent infructueuses.

Last_Defenders_Vol_1_1

L’une de ces tentatives remonte à la période où la Civil War est gagnée par les « méchants » et où Stark décide de fonder une équipe de héros par État. Il confie donc les Defenders à Kyle Richmond, alias Nighthawk, à charge pour lui de défendre… le New Jersey. Bien entendu, la première mission, si elle se solde par une victoire, correspond également à une grosse destruction et un fichu fiasco, si bien que Stark dissout l’équipe. Et Richmond se met alors en tête de reformer un groupe de manière clandestine (ou presque).
Les choses, à partir de là, périclite.

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Le point fort de la mini-série, c’est que c’est écrit par Joe Casey. Ce qui veut dire qu’il y aura bien entendu une dimension de commentaire, et que le scénariste dira autre chose que ce que le pitch laisse entendre. En l’occurrence, le véritable propos dépassera le simple constat de la difficulté de former une équipe sous le règne de l’Initiative, et tournera plutôt autour de la notion même de Defenders, ce non-groupe légendairement dysfonctionnel.
Mais ce point fort est peut-être aussi sa faiblesse. En effet, en proposant un casting large, disparate et bigarré, en faisant intervenir Yandroth comme élément fondateur et récurrent de l’histoire du groupe, et en réfléchissant aux motivations de l’héroïsme, Casey développe un argumentaire complexe et riche. Dans le cadre d’une série sur le long terme, ça aurait donné un épisode marquant du titre. Hélas, le soufflé retombe sitôt le dernier épisode bouclé, parce que, justement, le titre Defenders ne fait pas partie des priorités de Marvel.

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Joe Casey est un auteur plein d’idées, qui a une compréhension fine et pointue des super-héros, et qui livre en général des prestations formidables pour peu qu’elles puissent s’étaler dans la durée. Ses Wildcats représentent l’une des percées les plus passionnantes du genre (comparable selon moi à Authority) et sa vision de Superman est d’une grande pertinence. Cependant, et cela semble un choix de carrière, l’auteur préfère livrer de temps en temps une mini-série dans le cadre d’un univers partagé, si bien que ses idées n’ont pas le temps de porter leurs fruits.
The Last Defenders en est un exemple. C’est souvent drôle (surtout au début, Keith Giffen assurant le découpage des deux premiers numéros, et donnant sans doute une impulsion toute personnelle au récit), toujours bien caractérisé, les menaces sont intéressantes, mais ça ne sert de tremplin à rien. Dommage.

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Sans compter que le dessin de Jim Muniz, dont je gardais un souvenir plus que mitigé de ses épisodes du Fantastic 4 d’Aguirre-Sacaza, n’est franchement pas top, ce qui rend la lecture assez pénible.

Dommage : Casey serait un scénariste parfait pour une série frappadingue à la Defenders.

Jim

vraiment beaucoup aimé cette mini, moi aussi… vraiment dommage que ca ne debouche sur rien.
Un peu comme le ghost rider de Aaron… pas de suivi de tous les éléments interessants… loupé des editors de marvel pour moi.

Si vous passez par Bordeaux pulp’s fait des promos sympa sur tpb et HC en vo avec pas mal de choix.
Du coup j’ai craqué sur les avengers de Slott, les captain america sentinel of liberty de waid/garney, les deux tpb de l’agent orange de giffen/kolins sur cette partie manquante en vf. J’aime beaucoup le travail d’Alan Davis, j’ai pas tout lu de lui ( Excalibur ) mais il m’a rarement déçu.
Davis est au sommet de sa forme sur cette mini, c’est généreux, les persos sont bien caractérisés, c’est bourré d’actions et graphiquement ça tabasse. Les 5 épisodes se lisent d’une traite, il multiplie les menaces et sépare la famille. Au programme un voyage interdimensionnel avec l’équipe Excalibur, celle dont il s’occupait fin 80, début 90 ( va falloir que je complète ce run qui à l’air énorme, dommage que panini n’ai pas poursuivi les classic de cette période ). On retrouvera aussi les inhumains et de vieilles connaissances pour ceux qui ont lus la précédente série. C’est aussi bon qu’un ff la fin. Je vous le recommande vivement. J’ai trouvé cette mini meilleure que sa suite sous forme d’annuals ( marvel top 9 )

La publication d’Onslaught et de Heroes Reborn a été l’occasion pour Marvel de lancer de nouvelles séries (bien peu ont fonctionné : Thunderbolts a marché, Ka-Zar a eu un succès d’estime qui s’est effondré au départ des auteurs ayant lancé le titre…) et de mettre en avant des personnages et des marques moins connues.

C’est ainsi que Quicksilver, le bolide des Vengeurs et frère de la Sorcière Rouge, connu dans nos contrées en tant que Vif-Argent, a eu droit à sa série régulière (et sans doute sa première série tout court, me semble-t-il).
L’ensemble est compilé dans un TPB bien dodu, qui reprend les treize épisodes de la série régulière, ainsi que deux épisodes de Heroes for Hire (série réalisée par John Ostrander et Pascual Ferry) et l’Annual Heroes for Hire / Quicksilver de 1998, faisant partie du cross-over « Siege of Wundagore ».
La lecture de ce recueil est des plus agréables. C’est rapide, bourré d’action, c’est plutôt intéressant. La série est lancée par Tom Peyer, scénariste mésestimé et méconnu qui livre un bon travail, avec un postulat intéressant et une volonté de tirer plein de cartouches tout de suite, afin d’attirer le lecteur par des intrigues qui ne traînent pas. Il a raison, au demeurant.
Et le récit s’ouvre sur l’assaut mené par les Acolytes d’Exodus contre le Mont Wundagore, défendu par les Chevaliers du même nom. Quicksilver arrive en trombe mais à la fin de l’épisode, le High Evolutionary quitte la Terre et laisse le commandement de ses Chevaliers à Pietro, tandis que les Acolytes s’emparent du mont.

Personnellement, les Acolytes, Exodus, Fabian Cortez, c’est une flopée de vilains qui m’ont toujours semblé antipathiques et monobloc. Donc les voir débouler là-dedans ne me passionne guère, mais force est de constater que Peyer leur attribut un caractère dangereux et inévitable qui est bienvenu (et Ostrander par la suite parviendra même à leur donner un semblant de présence, ce qui n’est pas évident quand on y pense).

Bref.
Peyer reste six numéros, les deux derniers étant dialogues par Joe Edkin, dont personnellement je ne sais rien. D’après comicsvf, il aurait coécrit un one-shot de Spider-Man avec Roger Stern et un Annual de Wolverine avec Ostrander. Apparemment, il aurait également travaillé chez DC, son nom apparaissant au générique d’un Green Lantern Corp Quarterly et de quelques numéros de Scoobi-Doo. Je n’en sais pas plus. En tout cas, sur Quicksilver, il s’en sort plutôt bien. Les dialogues sonnent pas mal et surtout il utilise une astuce littéraire pour la voix off (en fait, ce sont des messages que Pietro enregistre à l’attention de son épouse Crystal…) qui tombe à point.

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Après des intrigues mêlant notamment les Inhumans (et les Brumes Tératogènes d’iceux, comme quoi Peyer avait plus de quinze ans d’avance sur Charles Soule et la clique…), c’est Ostrander qui reprend le scénario, toujours avec Edkin aux dialogues. Et là, ça commence à barder. D’une part parce que les Vengeurs sont revenus (et Crystal aussi) et qu’Ostrander doit donc faire le point, et d’autre part parce que c’est Ivan Reis qui dessine son premier épisode, confrontation entre Quicksilver et le Black Knight. Reis ne s’est pas encore débarrassé de ses influences cartoony, mais ça pulse.
D’ordinaire, la série est dessinée par Derec Aucoin, depuis le quatrième épisode, et c’est très joli aussi. L’intrigue continue à dérouler la quête de l’Isotope E, qui permettrait au High Evolutionary de redevenir normal et aux Acolytes de tuer tous ceux qui ne sont pas des mutants purs (c’est dire comme leurs motivations sont cohérentes et limpides).

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Le cross-over « Siege of Wundagore » réunissant Quicksilver et Heroes for Hire (avec donc un seul scénariste, Ostrander) est plutôt chouette, d’une part parce qu’il range un peu les jouets et met un terme à l’intrigue Exodus / Mont, et d’autre part parce qu’il balance plein d’idées cools. Mais il montre un peu les limites de l’encadrement éditorial : il y a beaucoup de personnages et parfois il n’est pas très clair de tout suivre, malgré la présence d’un seul scénariste, Ostrander, à la barre ; les raccords entre les épisodes sont un brin foireux (le costume de Cage n’est pas le même, les erreurs de couleurs sont nombreuses, les scotchages à coup de dialogues afin de rattraper les erreurs de dessin sont trop visibles…) ; enfin, il suffit à Ostrander d’écrire trois bulles de Bova pour que le bon travail d’Edkin soit relégué à l’arrière-plan : Ostrander écrit mieux les Chevaliers de Wundagore que lui.
Autre bon point, Ostrander profite de ce cross-over pour balancer une idée assez chouette, jamais reprise depuis à ma connaissance (et depuis Remender, ça devient impossible), selon laquelle les pouvoirs de vitesse seraient en quelque sorte une variation des pouvoirs magnétiques de son père. Et ça, c’est plutôt futé.

Si c’est un peu le foutoir sur les planches, a contrario, l’Annual, dernière partie de la rencontre, est construit sur un jeu d’alliances et de mésalliances, les parties en présence s’associant au gré des variations de pouvoir du High Evolutionary et des centres d’intérêts des groupes qui s’opposent. Et là, il est clair qu’Ostrander assure comme un malade, c’est enlevé, retors, roublard, et ça ne manque pas d’émotion.

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Le TPB se conclut sur le dernier épisode de Quicksilver, écrit par Edkin seul et dessiné par Chris Renaud. C’est l’occasion pour le scénariste de faire le point sur son personnage. L’épisode se referme sur Crystal qui écoute les messages laissés par son époux. C’est plutôt bien vu, et ça donne un aspect cohérent à une série méconnue, à tort.
Car, en dépit des changements de dessinateurs et de l’encadrement éditorial un peu déficient, ça reste une lecture très agréable, où plein de bons dessinateurs viennent faire un tour, dans un style qui n’est pas encore celui de leur maturité, mais qui demeure agréable à l’œil.

Jim

j ai acheté cette série avec Heroes For Hire il y a quelques années et j ai bien aimé aussi.
HFH est un peu au dessus à mon avis…
Mais comme toi je suis pas fans d exodus, Cortez que je trouve assez peu charismatique (et un peu trop redondant avec un paquet de persos)… mais là ca sonne bien.
J avais pris pour pouvoir suivre le cross avec HFH car tu disais tellement de bien d OStrander… (que j avais pas lu à l epoque car surtout chez DC).
Il est arrivé chez marvel au mauvais moment sur des séries qui m inspirit pas confiance…
il faut que je lise son Punisher d ailleurs.

Tiens Pulp Bordeaux faisait des soldes… j ai acheté le wonder man my fair superhero… :wink:

Sur le principe, je trouvais très bien qu’Ostrander soit sur des « petites » séries. C’est ce qui a fait la force de ses prestations. Il est plus libre, et il peut travailler sur la durée. Des trucs comme Suicide Squad, Spectre ou Martian Manhunter, c’est quarante-soixante numéros, avec des redéfinitions intelligentes, des moments de grande finesse, des runs cohérents.
Si Marvel avait soutenu le truc, il aurait pu s’imposer. Hélas, comme tu le dis, ce n’était pas le bon moment, c’était plutôt la tourmente à l’époque, et il n’est jamais parvenu à s’incruster. C’est bien dommage.

C’est pas mal. Mais là encore, on sent à un moment l’éditorial qui freine d’un coup et qui rétropédale. Mais le pitch (Frank Castle prend la tête d’une famille mafieuse) et la première année sont vraiment chouettes à lire.

Ouais, Tsouin en parlait, purée, j’aurais bien fait un saut, mais c’est trop loin…

Jim

Bon, les lectures estivales continuent…

Rarement vu un TPB aussi fourre-tout. C’est une sorte de « I Am Iron Fist », pourrait-on dire. Pas avec le meilleur du personnage, mais c’est intéressant.
Bon, vous vous en douterez, la perspective historique m’intéresse. En effet, le matériau rassemblé a été publié entre 1996 et 2004 (au bas mot), ce qui veut dire qu’on passe de l’ère marquée par Image à l’ère marquée par la collection « ultimate ». Ce qui a un impact sur la manière d’écrire, de dessiner et d’éditer. Et comme c’est une période tourmentée pour Marvel, les héros secondaires ont droit à des mini-séries, pas toujours servies par des auteurs au meilleur de leurs moyens (et pas toujours soutenus par la rédaction).

Le sommaire commence par un épisode de la série Uncanny Origins, un titre destiné à présenter les personnages pour des nouveaux lecteurs, à la charge de vieux scénaristes (parce qu’ils connaissent le sujet mais ne sont pas chers) et de jeunes dessinateurs (parce qu’ils… ne sont pas chers). Là, c’est Len Wein (qui était déjà mêlé à la naissance du personnage) et MC Wyman qui s’y collent. Ce dernier copie les cases de Gil Kane, pour un récit d’origine pas très intéressant.

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Ensuite, la mini-série en deux épisodes par James Felder et Robert Brown. L’histoire narre le retour du Steel Serpent. Les deux épisodes sont compacts, et on pourrait croire que le scénario de base prévoyait plus de pages (le Contemplator est évacué rapidement, par exemple). Robert Brown ne dessine pas mal (ça se voit, il connaît l’anatomie, il compose pas si mal), mais il livre une prestation copiée sur McFarlane (des tas de zigouigouis partout, des motifs autour des cases…) et c’est laid comme le péché. Et le principe de l’histoire est pas mal, mais là encore, c’est trop rapide. Enfin, ces deux épisodes renouent fidèlement (servilement, presque) avec la mythologie du héros (K’un L’un, tout ça…) et indique que, par la suite, les auteurs auront du mal à offrir au personnage une nouvelle direction.

Ensuite arrive la mini-série de Jurgens et Guice. Ce dernier est en mode Steranko, dont il copie les attitudes, les compositions, les astuces visuelles et narratives, pour toutes les planches liées au SHIELD. Pour ce qui est des combats d’arts martiaux, il reluque du côté de Gil Kane, et là encore c’est logique.
De son côté, Jurgens fait explicitement référence à Roy Thomas en écrivant une voix off à la deuxième personne du singulier (très nouveau roman), et en commençant chacun des trois épisodes par « You are Iron Fist ». Le scénario là aussi renoue avec la vieille série, mais explore un aspect un peu oublié, celui de la sœur de Danny Rand. L’ensemble est pas mal du tout, dynamique, rapide, intéressant. C’est joli à regarder, c’est parfois assez marrant, et les auteurs tiennent bien le personnage.

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La mini-série par Faerber et Igle, traduite dans Wolverine #90 à 93 chez Panini, je n’en ai aucun souvenir. Pourtant, j’ai lu ça. C’est pas mal du tout, un peu bordélique et bavard (Faerber, quoi), mais c’est généreux. Le dessin, pareil : plein de personnages, tout est un peu tassé, ça ne respire pas, mais le trait est joli.
L’idée d’une K’un L’un apparaissant ailleurs que dans les montagnes ne semble un peu inepte, et la grande double page s’arrêtant sur la muraille est un peu médiocre. Mais bon, l’ensemble est pas mal, et on sent les sentiments dans les personnages, et ça c’est plutôt chouette.

La fin du sommaire se compose d’une histoire courte réalisée par Gene Ha et publiée dans Double Shot, et d’une énième mini-série traitée dans un style manga par Kevin Lau et Rick May. Dommage d’ailleurs que le second n’ait pas tout dessiné, et que le premier ait livré des planches fort laides. C’est le gros point faible du recueil, pas loin de la purge.

Ça, c’est bonnard.
On en reparle bientôt.

Voilà, tu as un aperçu. Personnellement, je te conseille de le trouver à pas cher. Tout n’est pas génial, donc le prix plein pot, c’est un peu dommage.

Jim

ce TP d iron fist m a pas mal déçu…
On constate a travers cela que les auteurs ne cessent de revenir sur Kun Lun, tritouiller la mort des parents (ca revient aussi avec Kaare Andrews)…
Bref pour une cité innaccessible… elle l est vachement…

C est un peu Ghost Rider : le nouvel auteur en peut s empcher de detricoter ce qui a été fait avant lui…
ca rend ses personnages instables…

ce TP d iron fist m a pas mal déçu…
On constate a travers cela que les auteurs ne cessent de revenir sur Kun Lun, tritouiller la mort des parents (ca revient aussi avec Kaare Andrews)…
Bref pour une cité innaccessible… elle l est vachement…

C est un peu Ghost Rider : le nouvel auteur en peut s empcher de detricoter ce qui a été fait avant lui…
ca rend ses personnages instables…

C’est un peu l’histoire des comics, ça : les gens détricotent. Mais avant (ce fameux « avant » un peu flou dont tout le monde parle…), il me semble qu’il y avait un encadrement éditorial qui imposait tout de même que le détricotage s’appuie sur ce qui a été fait auparavant. Aujourd’hui, je trouve les comic books beaucoup moins souples dans leur écriture, les apports (bons ou mauvais, constructifs ou destructeurs) tombant comme des cheveux sur la soupe. J’ai une impression assez vague, pas vraiment étayée, selon laquelle si on revenait à des cases flash-backs, on obligerait peut-être les gens à lire les comics qu’ils écrivent, dessinent ou éditent, et donc à tenir compte en profondeur du travail des autres.
Cela peut sembler rétrograde, mais l’autre solution évidente consisterait à laisser les auteurs développer de nouvelles idées et lancer les personnages dans des directions inédites. Mais ça, on sait bien que ce n’est pas possible. On sait bien que les X-Men reviendront d’Australie et réintégreront Westchester, qu’Alfred retrouvera sa main, que la Nouvelle Krypton sera effacée. Le seul gros contre-exemple qui me vienne à l’esprit actuellement, c’est le Spider-Man de Slott, qui propulse l’Araignée dans une direction inédite. Et ça dure depuis un petit bout de temps, ça. Ce qui est très bien, au demeurant. Et d’ailleurs, Slott utilise le passé de manière à la fois finaude et transparente. Mais on sait tous que c’est une exception dans le paysage.

Jim

Pas faux mais il y ades personnages qui ont des minis ou des séries courtes… et les auteurs en peuvent pas s empecher de revenir sur des points.
Là Kun Lun et sa mythologie (alors que la ville ne devait etre accessible que tous les 10? ans, la mort du père de Rand… c est totalement contradictoire.
Bon en plus si la mini de Jurgens/guice a un bon coté espionnage sympa… le reste est souvent mal foutu

Bon aprés ce TP était pas le pire que je lisais l année derniere… celui sur Scarlet witch… etait tout bonnement du gaspillage de papier.

Ah tiens ?
J’étais tenté de le prendre.
Tu peux détailler ?

Jim

pas trop…
je l ai lu il y a plus d un an avec le TP Iron Fist…
Il contient Scarlet Witch #1-4 ; Avengers Origins: Scarlet Witch & Quicksilver #1 ; Marvel Team-Up (1972) #125(2), Solo Avengers #5(2), Marvel Comics Presents (1988) #60-63(3), 143(3)-144(4) ; Mystic Arcana: Scarlet Witch

La mini principale est de Abnett/Lanning periode Force Works (que je viens juste de lire pendant mes vancanes d ailleurs… et que je trouve trés moyen)
Je pense me souvenir qu il est question d un etre qui recherche tous les nexus ou tous les etres de differentes dimensions qui remodele la réalité pour les detruire… avec des versions maléfiques de force works…
Je vois qu il a master pandemonium (relooké 90’s)… je me souviens juste que ca avait peu d interet au final.
Ensuite tu as une reinterprétation inutile des origines de wanda…
Mystic Aracna qui était un ensemble de one shot plus ou moins lié qui devait reinventer le versant magique comme abnett et Lanning avait restauré le versant cosmique … on sent qu une partie nous echappe mais ca a peu d interet là aussi au final…
puis une collection de minis histoires venant de MCP ou Solo avengers assez sympathiques… sauf l histoire de Richard Howell où elle prend la place de son ancetre une pirate red lucy… qui est … peu interessant.

Bref on sent un assemblage d histoires paré pour les gens qui decouvrent le personnage au cinéma mais qui risque pas de leur donner envie de lire d autres comics…
C est parfois joli mais au mieux tu as des histoires sympathiques.

Ça donne moyen envie. J’étais tenté, je vais essayer de le trouver au rabais, parce que la mini-série m’intéresse quand même un peu.
Merci pour les infos.

Jim

On a parlé récemment de Quasar, la série que Mark Gruenwald anime pendant soixante numéros. Les retardataires pourront se mettre en chasse du tome 1 de Quasar Classic, qui à ma connaissance est le seul tome de la série.

Le sommaire reprend les neufs premiers numéros, dessinés par Paul Ryan puis Mike Manley. On suit Wendell Vaughn alors qu’il est perclus de doutes, à la fois en tant que héros et en tant que civil. C’est plutôt bien ficelé en termes de présentation de personnage, même si Quasar n’est pas encore lancé dans les grandes sagas cosmiques qui feront décoller le titre : « Journey into Mystery » et « Cosmos in Collision » ne viendront que plus tard, dans ce qui aurait pu constituer les tomes 2 et 3.
Le bouquin comprend également une histoire courte tirée d’Avengers Annual #18, dessinée par Mark Bagley (alors à ses début, mais déjà bien stable), et un autre récit court issu de Marvel Comics Presents #29, par Gruenwald et Ryan. Deux petits chapitres que, personnellement, je ne connaissais pas et que je découvre à l’occasion.

Très classique dans l’écriture, c’est une lecture sympathique, qui aurait mérité sa suite.

Jim

j ai ce TP car il me manquait quelques numeros (2-5) qui est tres bien
J avais arrété au 12 car le dessin était quand même villain… je regrette maintenant…
J aimerais un T2 :cry: