RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

Ouais, c’est assez classique ! Par exemple, pour les Teen Titans, faut toujours faire revenir le père de Raven.

Ah, je retrouve ce que Fred avait dit concernant ce TPB, au moment de l’achat, il y a plus d’un an. Hop, je fais remonter.

Jim

Bon apres j aime bcp ce personnage même si pour moi la séparation avec Vision l a cassé (et cassé Vision)…
2 personnages qui étaient dans mes favoris…

Ils ont cassé, quoi !

Ben Byrne les a détruit pour les reconstruire sauf que:
1-il est parti trop tôt
2-je pense que pour vision, il avait rien compris au perso puisque pour luil original était sans emotions… relis la 1ere apparition par Thomas/Buscema… la fin c est “même un androide peut pleurer”

Depuis, ils font partie avec les pyms par exemple de personnages qui stagnent, vont d un état (wanda passe de folle à equipière modele par cycle de 5 ans) à un autre…

Quand quelqu un veut les faire progresser, changer d etat, un gars revient pour refaire peter un cable à wanda, enlever les emotions ou detruire vision, ramener pym a un gars violent (alors que la scene 1ere est moins choquante qu une ou Parker frappe MJ durant la saga du clone)…)

J appelle cela cassé quand un perso n evolue plus ou ne fait que naviguer entre 2 états… et qu egoistement… je ne vois que l ombre du personnage que j adorais.

1009259

Être amateur de comic books et de super-héros s’accompagne bien souvent de petits plaisirs douteux, de la formation d’un goût d’esthète pervers qui se manifeste notamment (mais pas seulement) par le plaisir qu’on peut avoir à lire des histoires pas toujours reluisantes.
Mais bon, qu’est-ce que le « reluisant », hein ?

On a récemment débattu du travail de Mark Gruenwald à l’occasion d’une chronique consacrée à sa série fétiche Quasar. Et on en est venus à parler de ses Captain America, qui mélange le très bon (la saga de USAgent), l’excellent (« The Bloodstone Hunt » ou « Streets of Poison ») et le nettement moins réussi.
Et là, l’un des trucs qui revient le plus souvent, c’est « Capwolf », la dénomination donnée au personnage à l’occasion de la saga « Man and Wolf ». C’est un truc qui est revenu sur le devant de la scène, avec l’Americop et d’autres choses, dans les épisodes de Nick Spencer. Du coup, ça revient à l’esprit de tout le monde.
Et donc, il se trouve que je viens de relire la saga, disponible en TPB.

« Man and Wolf » intervient dans la série juste après le cross-over « Galactic Storm » et après la célébration du quatre centième numéro de la série. Steve Rogers, après avoir retrouvé Demolition Man, se met en quête de retrouver John Jameson, son pilote personnel.
Ce dernier est non seulement le fils de J. Jonah Jameson, le patron de presse bien connu des lecteurs de Spider-Man, mais également le Man-Wolf, un loup-garou « cosmique », on va dire (pour en savoir +).
La quête de Captain America le mènera aux côtés de Doctor Druid (que Roy Thomas avait ramené et rajeuni peu de temps avant) et face à Moonhunter et Nightshade, tout deux travaillant pour un certain Dredmund. Ce dernier tente de rassembler de nombreux loups-garous de l’univers Marvel, car il est à la recherche d’un lycanthrope capable de faire quelque chose de précis (vous saurez quoi si vous lisez).
L’ensemble a un côté Roy Thomas : on rassemble différents personnages autour d’un point commun thématique, ce qui permet en gros, et un peu artificiellement, de « faire le point ». Gruenwald n’est pas un virtuose de la narration, mais face à Thomas, c’est d’une légèreté à toute épreuve. D’ailleurs, le recueil se lit très vite : le premier épisode est assez bavard car le scénariste donne plein d’explications, mais les suivants sont entièrement dédiés à l’action.

L’aventure en elle-même est distrayante, la surprise finale est classique mais sympa (même si les visées et la méthode du méchant sont assez peu claires et que son obsession des lycanthropes semble d’un coup bien inutile quand il a capturé Druid…), mais le dessin de Rik Levins est raide et la narration pas fluide. Dessinée par Kieron Dwyer ou Ron Lim, l’histoire aurait été nettement plus réussie.
Ami lecteur, si tu es « jeune », si tu es sensible au « réalisme », si tu n’aimes pas les « vieilles » couleurs, ce n’est pas pour toi. Mais si tu apprécies le côté frappadingue des univers de justiciers en collant, ça peut te plaire.

Jim

D ailleurs que devient Moonhunter qui était devenu le pilote en remplacement de Jameson??

Je me suis replongé dans ces deux TPB récemment (à force de causer de Gruenwald, hein…). Alors c’est sympa, mais c’est pas bien fait.
D’un côté, il y a le dessin de Dave Hoover : un style balourd, sur lequel on colle tous les tics graphiques de l’école Image de l’époque (gros seins, gros flingues, contre-lumières et hachures, mâchoires crispées, grandes cases vides…). Déjà que c’est pas terrible quand on a un bon dessinateur, avec un illustrateur des plus moyens…
De l’autre, il y a l’écriture de Gruenwald, qui aligne les bonnes idées pour lesquelles hélas il s’arrange toujours pour fournir des explications capillotractées. Zemo adoptant des orphelins, c’est bien, comme pitch, mais il cherche des justifications à la con et n’en tire pas grand-chose. Jack flag voulant infiltrer la Serpent Society, c’est fait en dépit du bon sens.

Pourtant, la saga « Fighting Chance », composée de quatre trilogies et d’un épilogue, a plein de bons côtés. Cap perd la santé, et Gruenwald met bien en scène sa frustration, sa colère, son agacement et son impuissance : il le montre perdre ses moyens et renverser les meubles quand personne ne le regarde, c’est plutôt pas mal. Bon, il le rend plus maladroit qu’avant, plus tête en l’air aussi, c’est pas toujours heureux, mais le héros est bien fragilisé.
De même, il le confronte à des doubles symboliques dans chacune des trilogies (le Super-Patriot, puis Americop, puis Zemo puis enfin Free Spirit et Jack Flag), qui chacun lui renvoient une partie de son image. C’est plutôt bien vu.

En vérifiant la numérotation, je m’aperçois que ce ne sont pas les derniers épisodes de Gruenwald (j’en suis arrivé à cette conclusion parce que je me souvenais du cross-over « Taking A.I.M. » dans lequel il arbore son armure, et qui n’est pas dans ces deux TPB).
Il reste à Gruenwald encore quelques épisodes (ornés de la même hideuse maquette que « Fighting Chance »), afin de mettre plus avant en scène la lente dégradation de la santé du héros.

D’une certaine manière, c’est dommage que « Fighting Chance » ne soit pas son réel champ du cygne. Parce que, pour maladroits que soient les épisodes (mais l’épilogue est très bien, composé de flash-backs écrits à la première personne et marquant le trouble et l’hallucination frappant le héros), ça compose une véritable conclusion.
De mon côté, j’ai un souvenir plus que mitigé du cross-over, mais il va falloir que je trouve les autres épisodes. Mais devant leur nombre, je comprends que les derniers mois du règne de Gruenwald aient donné l’impression que ça traînait.
Impression d’autant plus grande que le run de Waid démarre sur les chapeaux de roues.

Jim

Ah ce premier run de Waid. Miam. Miam.

Bon voilà une partie de l histoire de Thor qui me restait inconnu comme le tome chronologiquement précédent “A Kingdom Lost” sorti il y a 2 ans (il me manque plus que la periode non traduite en VF (fin de Defalco, Marz/starlin puis Thomas que je n ai jamais lu).
J’aime beaucoup Moench en général.
Je vénère ses Master Of Kung Fu et ses Moon Knight, j adore WeirdWorld , j aime bien ses Batman mais aussi ses FF (si si j aime bien)… j ai par contre un mauvais souvenir de ses Captain Marvel… et j aime pas trop ses morbius et autres comics d horreurs (alors que j en suis plutot friand).

Bon j ai lu le début de son run il y a 2 ans et en garde un souvenir assez passable.
Ceci est confirmé par ce volume… Les intrigues sont souvent limite… avec une espece de coté enfantin mais aussi adulte qui se couple mal.£
L histoire ed al ménagerie avait pas eu mon attention dans MOKF… il nous en ressort une nouvelle ici assez risible. Tous les points un peu mythologique (Thor qui peche Jormungard) ne fonctionnant pas…
Alors il est pas aidé par Kuperberg… Je n ai jamais compris ce que les 2 freres Kupperberg savaient sur quelqu un pour continuer a travailler dans l industrie des comics. Je ne pense pas avoir vu de bons dessins d’Alan… et Paul m a plus souvent atteré qu autre chose à la lecture de ses scenars…
Reste que ja i enfin compris comme Jane Foster revenait de sa fusion avec Sif même si là aussi l explication me parait… grotesque.

Bref, c est pas une periode que je recommanderai.
Par contre, je ne comprends pas pourquoi le GN de Thor par Shooter n’est pas dans ce tome puisqu il se passe clairement entre 2 pages du 336 alors que Emperor Doom par exemple est présent dans un volume d avengers et n est pas clairement indispensable pour comprendre. (même si Emperior Doom est ben superieur au mauvais GN de Thor.)

Sur ce je vais (re) lire du Gruenwald puisque j ai acehté l epci de Cap avec Streets of poison jusqu a la fin du run de Lim.

D’une certaine manière, c’est dommage que « Fighting Chance » ne soit pas son réel champ du cygne. Parce que, pour maladroits que soient les épisodes (mais l’épilogue est très bien, composé de flash-backs écrits à la première personne et marquant le trouble et l’hallucination frappant le héros), ça compose une véritable conclusion.
De mon côté, j’ai un souvenir plus que mitigé du cross-over, mais il va falloir que je trouve les autres épisodes. Mais devant leur nombre, je comprends que les derniers mois du règne de Gruenwald aient donné l’impression que ça traînait.
Impression d’autant plus grande que le run de Waid démarre sur les chapeaux de roues.

Jim

Perso, Fighting Chance (que je n ai jamais relu) est le bout du calvaire.
A l epoque , on avait pas forcement autant d information.
J avais décidé d arreter de m abonner à Captain America (j etais abonné depuis le 350) chez Dangereuses visions.
Le temps que ca soit pris en compte… je recevais les 2 1ers Waid… pas pu me réabonner a temps… j aurai perdu 2 numeros (la fin de l histoire du skull)…
Mais je trouve qu apres le départ de Lim, Gruenwald va baisser de pieds.
Tu parlais de Capwolf ou superia où tu vois de bonnes choses mais pour moi les seuls numeros totalement bien écrit (au niveau de Gruewald bien sur) suite au 386 ce seront les 394, 401, 409-410, 419, 421… souvent d ailleurs en cross avec d autres titres… mais l arrivée de Hoover ajoutera la lourdeur du dessin (Levins était plus leger même si c etait déjà pas top) et finira d enterrer mes espoirs…

chopé le petit trade From the Marvel Vault, avec plein de récits mis au frigo et jamais publiés à l’époque, voire jamais terminés au point que Busiek doit réinventer une histoire de Nicieza sur Defenders parce qu’ils ont les planches, mais pas le contenu des bulles, que les scrips ont été perdus et que personne ne s se souvenait de ce qu’elle était censée raconter.

Anecdotique, mais de jolies choses comme un récit de Doc Strange par Stern et Vokes, ou une histoire de Gambit et des Champions dessinée par… George Tuska.

Et voici la discussion qu’on avait eue sur le sujet, avec quelques illustrations à destination des nouveaux venus et des curieux :

Jim

Aucune idée.
Le personnel autour de Cap a-t-il été dissous ?

Jim

Ce qui au demeurant me semble diablement piqué à Spawn.

Voilà.
Et c’est sympa d’avoir cette thématique d’héritage chez Marvel.

Tout le sel de Spider-Man, c’est la figure paternelle. Les adversaires animalisés, c’est complètement secondaire. La dynamique tourne autour du fait qu’il affronte des « vieux », des figures paternelles négatives.

Jameson, c’est aussi un père de substitution qui révèle à la fois Peter en lui faisant faire un nouveau métier, et Spidey en le mettant en avant contre son gré.

Jim

oui jamais revu depuis…
d ailleurs oui le personnel des avengers/de cap n est jamais revenu depuis reborn…
y avait un annual avec manco qui en parlait je crois…

dommage qu elle ne dépasse pas un run… en général (ghost rider, iron fist, new invaders, all-new invaders…)

Hier, je me suis baladé à Caen et je me suis arrêté à La Cour des Miracles (Rue Froide, pour ceux qui connaissent un peu la ville) où j’ai déniché pour un vil prix (un seul petit euro) le TPB de la mini-série Rogue, par Mackie et Wieringo, dans l’édition britannique de Boxtree de 1995.
Je l’ai pris tout de suite, pour plusieurs raisons : le relire en VO, préserver ma VF qui est dédicacée par Mike, profiter de l’occaz imparable…

J’aime bien cette mini. Elle propose de creuser un peu le personnage en lui donnant un passé, elle marie assez bien l’action et les sentiments, elle est magnifiquement dessinée par Wieringo, sur les dessins de qui Terry Austin ne plaque pas ses zigouigouis chichiteux mais reste sobre. Et enfin, Mackie commence à établir un petit univers, sur lequel il reviendra (notamment à l’occasion d’une mini-série consacrée à Gambit).

C’est bien entendu l’ambiance des années 1990, Marvel tentant de faire feu de tout bois avec les mutants, et affichant d’autant moins de scrupules que Claremont a été viré et que de nombreuses forces vives se portent volontaires pour occuper le terrain. Cette curée a donné le pire comme le meilleur, et cette mini Rogue tient davantage du bon grain que de l’ivraie.

Jim

Je viens de me replonger dans le TPB Thor Corps, rassemblant la mini-série homonyme ainsi que divers épisodes de la série Thor. Ces derniers, je les connais, mais je n’avais jamais réussi à compléter la mini, et l’achat de ce TPB a été une occasion de jouer au larron.

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Alors bon, moi, j’aime bien les Thor de DeFalco. C’est enlevé, au long cours, avec des mystères que ce dernier sait réellement bien développer (on pourra dire la même chose de ses Fantastic Four : il a l’art de distiller les fausses pistes). Et franchement, une réédition de l’intégrale ne me déplairait pas (d’autant que j’ai une partie en VF, une partie en VO, c’est le bazar…).

En attendant, ce volume rassemble les Thor #438 à 441, parus à l’été 1991 je crois, selon un rythme bimensuel, et qui marquent la première union de trois Thor face à Zarrko, le maître du temps. C’est sympa comme tout, Ron Frenz est en mode Sal Buscema, donc c’est musclé sans génie, mais ça a une sacrée patate.

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Vient ensuite le gros du menu, à savoir la mini-série Thor Corps elle-même, écrite par Tom DeFalco là encore, avec l’aide de Frenz, et dessinée par Pat Oliffe. Alors Olliffe, j’aime bien, mais c’est quand même très brouillon. Son encrage montre qu’il tente des choses à la Kyle Baker ou à la Klaus Janson, mais il ne maîtrise pas. En revanche, la reproduction d’originaux à la fin du recueil démontre que ses planches en noir & blanc sont nettement plus lisibles que leur version couleur.

George Roussos a dû être bien enquiquiné avec les originaux, vu qu’il semble régulièrement en difficulté quand il s’agit de faire ressortir tel élément du décor ou de distinguer telle partie d’un costume. Ralph Macchio a la bonne idée de confier, dans les troisième et quatrième épisode de la mini, l’encrage à Romeo Tanghal, un vétéran qui donne de la clarté aux planches. Y a un petit plus, qui se ressent même au niveau des couleurs, c’est dire.

http://thumbs4.picclick.com/d/w1600/pict/252263806643_/Thor-Corps-1-Sep-1993-Marvel-304804.jpg

La grosse qualité visuelles provient du somptueux lettrage de John Workman, le lettreur attitré de Simonson, qui signe là un chouette festival : bulles ouvertes sur les marges, onomatopées délirantes, titres et crédits utilisant des polices surprenantes, vraiment, c’est un régal.
La mini est construite sur un postulat classique : l’ennemi du Thor du futur (Drago Ktor), alias Demonstaff, fait pression sur ce dernier pour qu’il lui obéisse. Le futur Thor contacte donc Beta Ray Bill et Eric Masterson (alias Thor / Thunderstrike), dans l’espoir de jouer la montre. Mais bien entendu, ça part en quenouille, les héros sont baladés entre différentes époques (car oui, Demonstaff a trouvé le moyen de trouer l’espace-temps et d’y faire passer des choses, et on découvre bientôt qu’il est sur le point de tout faire péter, parce que gniark gniark gniark tout ça tout ça…). Les trois héros croisent donc le chemin des Invaders période Seconde Guerre mondiale, du Spider-Man 2099, des Guardians of the Galaxy (période Valentino), des héros du western, etc etc. Mais ils sont fortiches, donc à la fin ils parviendront à invoquer le Thor de base, le seul l’unique, et à déjouer les plans de Demonstaff. Intrigue vu mille fois, d’un petit commando de héros errant d’époque en époque dans l’espoir de retricoter l’espace-temps.
Mais là où ça vaut le détour, c’est dans le portrait du méchant. Le héros, apparu au détour d’une séquence dans la saga précédente publiée dans Thor, est creusé. De vilain spectaculaire au look très nineties, il devient une véritable menace car son pouvoir est immense. Mais il n’est pas dupe justement de sa capacité de nuisance et l’exprime. L’ironie est double car DeFalco prend soin de lui mettre dans la bouche des propos ronflants à base d’allitération, qui le font sonner comme un vilain à la Stan Lee, voire comme Stan Lee lui-même. Le vilain médiocre devenu vilain cosmique sait qu’il est un vilain médiocre devenant vilain cosmique, et ne s’en cache pas. Ses origines sont racontées à plusieurs reprises, selon plusieurs points de vue, et la vérité à chaque fois est déformée, ce qui est assez intéressant là aussi. Et ça renforce le tragique de l’affaire, car Demonstaff, dans la grande tradition Stan Lee, est un de ces méchants devenus maléfiques à cause d’un coup du sort, alors que le destin aurait dû faire de lui sinon un héros, du moins un homme normal. Et si à la fin il prend conscience de ses errements, son châtiment s’accompagne d’une véritable rédemption, chose rare pour les vilains (s’ils sont épisodiques, ils sont sacrifiables, et s’ils sont de premier plan, ils restent des méchants). DeFalco semble vouloir offrir à Demonstaff un parcours complet, et l’ironie expliquée plus haut se marie à une réflexion complexe sur les vilains à la Marvel. C’est plutôt finaud.
Le reste du sommaire est complété par la réédition des premières apparitions des trois Thor alternatifs occupant la vedette dans le recueil.

Le Thor #337, apparition de Beta Ray Bill et premier chapitre de la légendaire prestation de Walt Simonson, est proposé ici dans sa recolorisation par Steve Oliff. Belle, maîtrisée, matiérée, elle tranche avec celle d’époque (George Roussos pour les premiers épisodes), et si elle rajoute des volumes, elle fait des choix de sources de lumière qui sont bien différents de celle de Roussos. Oliff, si j’ai bien compris, s’est chargé de la nouvelle colo à l’occasion de l’édition Omnibus, repassant donc sur les travaux de Roussos, mais aussi de Christie Scheele, qui a colorisé les derniers épisodes (donc le fameux Thor #380, dessiné par Simonson en splash-pages).

Un très bon papier se penche sur les apports (ou pas) d’Oliff, et c’est à lire ici.
Si le boulot d’Oliff reste de grande qualité, il y a quelque chose qui est perdu, des choix moins tranchés, et peut-être une force amoindrie.

Jim

Je peux me tromper mais vu la couverture et le postulat, Thor Corps doit informer le récit Objectif Temps (Avengers: The Terminatrix Objective, 1993) de Mark Gruenwald et Mike Gustovitch, où deux divisions de Vengeurs, d’un coté les originaux Captain America/Thor/Iron Man et de l’autre leurs successeurs Us Agent/Thunderstrike/War Machine, voyagent dans le temps pour empêcher l’expansion du royaume de Kang.

[quote]La grosse qualité visuelles provient du somptueux lettrage de John Workman, le lettreur attitré de Simonson, qui signe là un chouette festival : bulles ouvertes sur les marges, onomatopées délirantes, titres et crédits utilisant des polices surprenantes, vraiment, c’est un régal.
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John Workman a d’ailleurs été récompensé du prix du meilleur lettreur lors des prix Harvey de 2016.

J’aime bien Patrick Olliffe, dans le genre petit faiseur pas malhabile. J’ai toujours regretté qu’il ne continue pas à s’encrer comme lorsqu’il a repris WARLOCK AND THE INFINITY WATCH . Et ces UNTOLD TALES OF SPIDER-MAN (encré par Williamson, je crois ) étaient vraiment chouettes.