
Les mini-séries actuelles de PAD sur un Spider-Man 80’s pas encore séparé du symbiote m’ont donné envie de remettre le nez dans certaines histoires de cette période (les ères Owsley/Salicrup en particulier), mais pas forcément les plus connues ou révérées.
Dont acte avec cette relecture d’un arc assez sous-estimé, car paru juste après Kraven’s Last Hunt (quitte à se retrouver dans l’ombre imposante de ce story-arc d’anthologie, également réparti à cheval sur trois titres) et peu avant l’arrivée de McFarlane ou encore le retour de Conway (d’un côté l’entrée en scène de la superstar Venom et une rouquine aux tenues de plus en plus légères pour mieux provoquer chez le lectorat adolescent des réactions façon loup de Tex Avery, de l’autre l’arrivée fracassante* de Tombstone et un supporting cast moins restreint).
*comme l’atteste le sort réservé au dos de Robbie 
Résumé

Le drame familial de départ puis le séjour contraint d’un héros diminué à l’asile permet à Nocenti de rebondir une des idées de Born Again (l’influence corrruptrice du Caïd et de ses sbires, pour mieux avoir à leur disposition toute une cohorte d’assassins déments, à usage unique selon les cas, tel celui qui endossa le costume de DD).

La partie graphique a ceci d’intéressant que les 3 numéros ont chacun un encreur différent (entraînant des ruptures visuelles), plus ou moins adaptés au trait de Cynthia Martin (la stylisation de Leialoha, la patte plus cartoony de Kyle Baker, et enfin le style plus « sage » et moins tranché de Rubinstein en comparaison de ses prédécesseurs).

La suite tardive (publiée 5 ans plus tard) réutilise certains des mêmes personnages secondaires tout en étant un prolongement thématique de la propension du héros au mensonge quotidien (tel qu’abordé précédemment par Nocenti dans « You’re Lying, Peter Parker » de « Web of Spider-Man Annual #2 »), et s’avère beaucoup moins inspirée (tout ce qui tourne autour des atermoiements « soap » d’MJ) et plus foutraque (un rat de laboratoire transformé en Stegron/Killer Croc du pauvre).
Le style pataud de Marrinan n’aide pas non plus à relever le le niveau (quelques mois auparavant, le trio Nocenti/Leonardi/Williamson avait su faire beaucoup mieux sur l’épisode avec Thanos).