RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

Je viens de le recevoir en cadeau et il y a de jolis bonus dedans et pour un omnibus il est à peine plus gros qu’un album standard chez panini ou urban.

Oui sans les « bonus » ej pense que j aurais attendu un epic… mais là 2 numeros entiers de Satana plus les crayonnés d un 3eme…
A l epoque, j etais pas sur internet… j avais précommandé la mini… et j ai su qu elle était annulé car les numeros n arrivaient jamais…
Avec cette mini, la collection Strange Tales auraient surement été plus reconnues… même si je continue de penser qu il est incroiyable que les séries man-Thing (dematteis/Sharp) et Werewolf By Night (Jenkins/Manco) (pousruivie dans Strange Tales puis Man-Thing finie dans un annual SPiderman traduit en VF) soit aussi ignorée… Certes Werewolf n a pas de fin… mais c est un excellenete série et a mon avis la meilleure sur le personnage.

A new look for Strange - but will it be his last? The Sorcerer Supreme has a youthful appearance, yet he’s still taking care of business - including Nightmare’s hunt for an heir! But long hair and dark glasses don’t suit a man as urbane as Stephen Strange. It’s time for a dapper new wardrobe and a new source of power: catastrophe magic! Which is fi tting, given what arch-foe Baron Mordo has in store. Mordo has had a profound impact on Strange’s life - and now the villain is plotting his death! Plus: In an award-winning classic, discover what disturbs Stephen! And a particularly Strange Tale unites the Sorcerer Supreme with the Thing and Human Torch!

COLLECTING: VOL. 13: STRANGE TALES (1994) 1; DOCTOR STRANGE, SORCERER SUPREME 76-90, ASHCAN EDITION; DOCTOR STRANGE: WHAT IS IT THAT DISTURBS YOU, STEPHEN?

  • Broché: 496 pages
  • Editeur : Marvel; Édition : 01 (17 octobre 2017)
  • Langue : Anglais
  • ISBN-10: 1302907891
  • ISBN-13: 978-1302907891
  • Dimensions du produit: 16,8 x 2,2 x 26 cm

J’ai enfin récupéré un exemplaire de ce tome de la collection « Epic », qui reprend une période de la vie éditoriale du personnage que je connais fort mal (la fin de la série lancée par Gillis puis Thomas). Ce recueil reprend les derniers épisodes de David Quinn (dont j’ai entendu la mauvaise réputation, que semble confirmer le survol rapide de ces chapitres).

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Puis il y a les épisodes de Warren Ellis. Plus précisément, Ellis signe un épisode complet, assez hallucinant par la manière dont le scénariste fait table rase de ce que son prédécesseur a fait, avec une ruse de Sioux imparable : Strange se matérialise sur Terre, hirsute, barbu, vêtu de haillons et ne sentant guère la rose. Il peste, sur le mode « non mais sérieux, ils ne savent même pas où est Greenwich Village ? Il va falloir que je fasse le reste à pied ? », avant d’entreprendre d’acheter des vêtements, de se raser et de prendre un bain au détergent afin de se débarrasser des parasites dont le long exil duquel il semble revenir l’avait gratifié. On comprend qu’il a passé un temps incalculables à lutter aux côtés des Vishanti, épuisant son pouvoir. Afin de le récompenser, les divinités ne l’ont fait vieillir que d’un an (explication qui permet de se débarrasser du look de jeune benêt que Quinn avait affublé au magicien), et l’ont remis dans sa continuité quatre mois plus tard (ce qui permettra de justifier que Wong en a un peu ras la casquette). L’astuce est ingénieuse en diable, et permet aussi d’amener une autre idée : ayant épuisé son pouvoir durant la guerre des Vishantis, Strange a trouvé une nouvelle source de puissance, la « magie du changement », ou « magie de la catastrophe ». Sauf que cela a des conséquences qui seront explorées dans les trois épisodes suivants. Ces derniers, en revanche, s’ils sont découpés par Ellis, sont dialogués par Dezago et Skolnick, qui sont plutôt doués mais qui ont une approche bien plus classique. Donc pas de blagues de braguette et peu d’idées scabreuses. Dommage. Ellis devait être occupé par un autre projet, mais on se rend compte de l’importance des textes et des dialogues dans son travail.

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Après un épisode de remplissage par Dezago (tout à fait honnête, et qui finit de faire un sort aux résidus de la période Quinn), arrive Jean-Marc DeMatteis, qui livre pour l’occasion un travail comparable à celui qu’il établit sur Daredevil, grosso modo à la même époque, à savoir une remise à plat du personnage. Je suis en train de lire les épisodes, donc je n’ai pas fini son arc, mais ça démarre très bien. Strange décide de retourner au Tibet pour refaire un parcours comparable à celui qui a fait de lui le Sorcier Suprême. Ce qui lui vaut un ramponneau de première catégorie de la part de Wong. Non mais. L’une des couvertures (la première de sa prestation, je crois), montre les autres versions de Strange, y compris celle du hippie cher à Quinn, mais c’est surtout l’enfant, le jeune étudiant et l’arrogant chirurgien qui intéresse DeMatteis. Ce dernier explique que la psyché du magicien est encombrée de monolythes noirs, comme autant de murs masquant des souvenirs enfouis. L’exploration de ces moments oubliés conduira le héros à savoir quel adversaire a pu ainsi manipuler sa mémoire. L’astuce est classique, mais c’est plutôt bien fichu, et on assiste clairement à une reconstruction du personnage, un retour aux sources bien ficelé. J’attends de tout lire, mais ce premier contact confirme la bonne réputation que j’ai entendue.

Le recueil est complété par Strange Tales de Busiek et Villagran au début, et pas le prestige de Craig Russell, en conclusion. Ce dernier, mise à jour d’un récit datant des années 1970, est une pure merveille.

Ah j’aime bien cette collection, qui permet de lire des périodes entières qui ont échappé à mon radar. Et là, c’est une bonne pioche.

Jim

Warren Ellis avait connu le « job » de réécrire et relancer des personnages, à l’époque.
Thor, Strange, Druid, Hellstrom…

Jusque-là, de cette période, je n’avais lu que son Thor, plein de bonnes idées mais trop vite abandonné. Et c’est dommage qu’il n’ait pas dialogué les trois autres épisodes de Doctor Strange qu’il a écrits, parce que le premier est vraiment succulent.

Jim

Tu as lu Druid ?

Non, pas encore.

Jim

J’en garde un bon souvenir, même si sa réputation l’a précédé et me l’avait peut-être survendu.
On va dire que c’est une bonne lecture de son époque, un peu « grunge » ou « punk » dans l’esprit, même si je n’ai pas les capacités pour forcément définir le style et valider le parallèle ; mais c’est l’idée qui me vient en tête. Un truc énervé, méchant, désespéré et sale.
Mais c’était cool.

Le souci de Druid est que la série est arrétée aussi vite qu elle est lancée… donc ca va vite par rapport a cela…

Bon moi j ai connu l époque.
J aimais bien le doc strange de Thomas et Guice (que j ai pas en entier) puis Marrinan m a fait fuir et j ai pas vraiment accroché plus que cela à Isherwood. Je suis revenu avec Quinn… mais justement au moment de ce tp (car Quinn arrive avant avec déjà cette guerre des Vishantis… j ai un trou de memoire sur le pourquoi du comment)… puis Ellis que j ai pas aimé… comme j ai pas aimé ses DD… et moyennement ses Thor… J attendais tellement de lui aprés Hellstorm (qui était ma série Marvel du moment) puis Druid (moins bien mais quand même… et puis Manco est au top).

Bon j adore par contre la periode Dematteis… c est comme DD et Surfer au même moment où il rassemble des versions disparates du même personnage et le rend neuf a nouveau… sur DD, il y a quelques maladresses, surfer ca se tasse avec le temps (mais la periode garney est superbe … la meilleure periode du perso avec le début d englehart)…
Mais Doc Strange c est une franche reussite!! Bon c est pas Ditko ou strern ou englehart… mais c est juste derriere!

et j ai relu ce epic a sa sortie donc j ai revu cela avec mon oeil du présent (comme hellstorm que j adore toujours autant)

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Je découvre et je trouve ça très bon.

Jim

Jamais lu Hellstrom d’Ellis. C’est vraiment bien ?

Ben moi j adore… On dit que Ellis faisait son Hellblazer mais déjà c est post punk (manco!!!) et avec le fils de satan…
ce n est plus du tout ce que fait Ellis depuis qui est plus dans la science que le surnaturel…
Moi en fait apres Druid j ai pas aimé ce que faisait Ellis… jusqu a Stormwatch (et encore je me suis fait prier pour le lire…)

Pareil, je trouve que Werewolf By Night de Jenkins et Manco est la meilleure série sur le personnage du loup garou… elle n a pas de fin mais est superbe… j aime bien aussi le man-thing de Dematteis/Sharp… un peu plus … barré mais sympa.
Bon apres moi je suis un fan de Doc Strange, Man-Thing, Son Of Satan, le scarecrow (celui du tableau), Morbius, Gabriel devil hunter, Satana, Swamp Thing…

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Merci.
J’hésite sur le gros recueil qui est sorti récemment, dessus.

l omnibus est chouette… tu as les 2 # de Satana jamais sortis…

Vil tentateur.

J’ai fini la lecture du recueil, et effectivement, c’est très chouette. La confrontation avec Mordo m’a fait penser au duel des papys dans Captain America #300, il navigue sur les mêmes thèmes. De même, sa Midwife, apparue dans son avant-dernier épisode et nommée dans le dernier, est une préfiguration de sa Nightmare Nurse qui évolue dans ses Justice League Dark. C’est intéressant de découvrir cette période, à mi-chemin dans une carrière prolifique.
Après, DeMatteis range magnifiquement les jouets. Quatre épisodes pour remettre le personnage sur pied, deux épisodes pour balayer le bazar de Quinn, et un dernier pour une mission d’ampleur planétaire, et paf, la série s’arrête. J’en aurais bien repris une louche, pour ma part.
Très content de cette découverte tardive.

Jim

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Les mini-séries actuelles de PAD sur un Spider-Man 80’s pas encore séparé du symbiote m’ont donné envie de remettre le nez dans certaines histoires de cette période (les ères Owsley/Salicrup en particulier), mais pas forcément les plus connues ou révérées.

Dont acte avec cette relecture d’un arc assez sous-estimé, car paru juste après Kraven’s Last Hunt (quitte à se retrouver dans l’ombre imposante de ce story-arc d’anthologie, également réparti à cheval sur trois titres) et peu avant l’arrivée de McFarlane ou encore le retour de Conway (d’un côté l’entrée en scène de la superstar Venom et une rouquine aux tenues de plus en plus légères pour mieux provoquer chez le lectorat adolescent des réactions façon loup de Tex Avery, de l’autre l’arrivée fracassante* de Tombstone et un supporting cast moins restreint).

*comme l’atteste le sort réservé au dos de Robbie :scream:

Résumé

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Le drame familial de départ puis le séjour contraint d’un héros diminué à l’asile permet à Nocenti de rebondir une des idées de Born Again (l’influence corrruptrice du Caïd et de ses sbires, pour mieux avoir à leur disposition toute une cohorte d’assassins déments, à usage unique selon les cas, tel celui qui endossa le costume de DD).

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La partie graphique a ceci d’intéressant que les 3 numéros ont chacun un encreur différent (entraînant des ruptures visuelles), plus ou moins adaptés au trait de Cynthia Martin (la stylisation de Leialoha, la patte plus cartoony de Kyle Baker, et enfin le style plus « sage » et moins tranché de Rubinstein en comparaison de ses prédécesseurs).

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La suite tardive (publiée 5 ans plus tard) réutilise certains des mêmes personnages secondaires tout en étant un prolongement thématique de la propension du héros au mensonge quotidien (tel qu’abordé précédemment par Nocenti dans « You’re Lying, Peter Parker » de « Web of Spider-Man Annual #2 »), et s’avère beaucoup moins inspirée (tout ce qui tourne autour des atermoiements « soap » d’MJ) et plus foutraque (un rat de laboratoire transformé en Stegron/Killer Croc du pauvre).
Le style pataud de Marrinan n’aide pas non plus à relever le le niveau (quelques mois auparavant, le trio Nocenti/Leonardi/Williamson avait su faire beaucoup mieux sur l’épisode avec Thanos).

bon souvenir de la 1ere saga… la deuxieme j en ai un tres mauvais souvenir.

M’apercevant que je n’ai évoqué que le premier des trois TPB Cloak & Dagger couvrant la période Mantlo, je m’empresse de rattraper le retard.

Nous en étions restés, donc, aux premières apparitions du tandem, d’abord dans les pages de Peter Parker the Spectacular Spider-Man (par Bill Mantlo, aidé d’Ed Hannigan puis Al Milgrom), puis à la mini-série qui leur est consacrée, et enfin à leurs passages divers dans d’autres séries, dont New Mutants.

Forts de leur succès, les deux héros de la nuit, toujours embarrassés de leurs pouvoirs, ont droit à une série régulière. Le recueil Lost and Found compile donc les onze numéros de cette série et les deux premiers chapitres du feuilleton auquel la Cape et l’Épée auront droit dans les pages du nouveau Strange Tales (aux côtés de Doctor Strange, qui lui aussi perd sa série régulière au même moment).

Les affaires commencent de manière classique : on retrouve les deux héros, les quartiers chauds dans lesquels ils tentent de faire régner la justice, les autres acteurs secondaires de la mini-série (le curé qui les héberge, la fliquette qui les traque…), ainsi que les trois auteurs : Bill Mantlo au scénario, Rick Leonardi au dessin, dont le style est désormais bien affirmé, et Terry Austin à l’encrage, qui sait équilibrer les cases pleines de décors et de matières et les surfaces lisses et stylisées (citons également le formidable travail du lettreur Ken Bruzenak). Mais au cours de ce premier épisode, alors que l’intrigue explore la misère affective et le commerce sexuel qui agitent un microcosme cruel, la révélation se fait : la mission que les deux jeunes gens se sont donnée les a changé en monstres. Tandy décide donc de quitter l’équipe, espérant reconquérir sa vie.

Dans le deuxième épisode, elle retourne chez elle, uniquement pour découvrir que la famille riche de laquelle elle provient se complaît dans le même genre de débauche que ce à quoi les deux anciens fugueurs ont récemment été confrontés. Pour Mantlo, en plus de donner un passé et une épaisseur à son héroïne, cela revient à donner à la série un ton résolument désespéré. Les deux héros reprennent donc leur croisade dans le troisième épisode, retournant à New York pour y croiser un certain tisseur de toile. Le quatrième épisode marque la rencontre avec le Beyonder, dans l’un de ces « tie-ins » qui coupent l’élan de toutes les séries Marvel dans le cadre de Secret Wars II.

En ce qui concerne le mensuel Cloak & Dagger, c’est bel et bien le cas : Leonardi quitte le navire (il reviendra pour le numéro 6). Commence alors une valse de dessinateur dont aucun ne démérite (c’est même plutôt joli dans bien des cas), avec Terry Shoemaker (#5), Marc Silvestri (#7), Mike Mignola (#8), Art Adams (#9), Bret Blevins (#10) et June Brigman et Larry Stroman (#11). De son côté, Mantlo se montre généreux. Le détective Brigit O’Reilly, qui poursuit les deux héros depuis le début, décède, et Dagger tente de la ranimer, mais ces efforts conduisent à ressusciter la policière sous la forme d’une femme verte nantie de pouvoirs. Comprenant qu’ils perdent pied et que leurs actions ont des conséquences aussi dangereuses qu’imprévisibles, les deux héros décident de quitte New York. S’ensuit un long voyage à l’étranger (Carl Potts, l’editor, se dit peut-être, à ce moment-là, que le thème du voyage, s’il a si bien fonctionné pour Uncanny X-Men, peut sans doute aussi sauver la série), où les héros se rendent en Europe, passant de pays en pays et rencontrant même Doctor Doom. Le dernier épisode est double, signe que la série est fermée de manière précipitée.

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À l’arrêt de la série, l’ensemble du personnel créatif se déplace dans les pages de Strange Tales, une anthologie calquée sur son glorieux homonyme et rassemblant également la nouvelle mouture de Doctor Strange. Bret Blevins s’installe pour une suite d’épisodes dont les deux premiers sont compilés ici, et dont la structure est comparable au mensuel précédent, à savoir que Cloak & Dagger voyagent, rencontrent des gens et résolvent des problèmes.

Faire quitter New York aux héros a pu paraître un moyen de relancer l’intérêt de leurs aventures, mais ça en dilue la personnalité. Le feuilleton à base de petits épisodes d’une dizaine de pages noie les deux héros dans la production, et malgré la qualité du dessin (Blevins en pleine forme), les héros semblent avoir perdu un peu de leur charme.

Jim