C’est intéressant, mais un peu court…
Et j’ai quelques remarques :
« Je ne veux pas entendre quelqu’un se lamenter de la durée alors qu’il s’assoit et “binge-watch” [regarde plusieurs épisodes d’un seul coup] une série pendant huit heures. »
Ah, alors je peux me lamenter, puisque ce n’est pas mon cas !
Bon, et il y a une grosse différence : dans le cas de la série, on peut faire « pause » pour aller aux toilettes, se chercher un truc à grignoter ou à boire, etc. Et je vois mal quelqu’un aller au ciné avec son pack de bière et sa pizza, aussi… ~___^
« Francis Ford Coppola n’aurait peut-être pas pu faire des films aussi longs que Le Parrain (2 h 56, 1972) ou Apocalypse Now (2 h 28, 1979) dans les années 1960, estime le distributeur Jean-Fabrice Janaudy (Les Acacias). Les réalisateurs du Nouvel Hollywood ne se posaient plus la question de la durée. »
Mais on a quand même des films tels que Ben-Hur (3h38) en 1960, Lawrence d’Arabie (3h41) en 1963, Docteur Jivago (3h17) en 1965
l’agent secret de feue Sa Majesté
Euh… Ce n’est pas parce que la Reine est morte qu’il n’est plus agent de Sa Majesté… Simplement, Sa Majesté n’est plus la même personne (bon, en anglais, ce n’est plus « Her Majesty », mais « His Majesty », cela dit)…
Ah, un truc que l’article n’évoque pas, c’est qu’autrefois, il y avait des entractes (comme au théâtre, d’ailleurs) qui permettaient de se dégourdir les jambes, d’aller aux toilettes ou de s’acheter une glace (mais servaient en premier lieu à changer les bobines)… Mais il faut pour cela que le film s’y prête. Par exemple, Everything everywhere all at once étant constitué en actes, on peut facilement en profiter pour placer un entracte (le film n’est pas si long, mais je cherchais un exemple de film avec des parties séparées).
Pour revenir à la phrase de Cameron que je citais au début…
Ceux qui se lamentent de la durée du film devraient plutôt se réjouir : Si Cameron avait décidé de le couper en deux (qui auraient donc fait chacun 1h36… ou un peu plus : Cameron aurait peut-être coupé moins de scènes, dans ce cas), ils auraient eu deux places de ciné à payer plutôt qu’une seule…
Tori.