SARTANA DANS LA VALLÉE DES VAUTOURS (Roberto Mauri)

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REALISATEUR & SCENARISTE

Roberto Mauri

DISTRIBUTION

William Berger, Wayde Preston, Aldo Berti, Iolanda Modio…

INFOS

Long métrage italien/espagnol
Genre : western
Titre original : Sartana nella valle degli avvoltoi
Année de production : 1970

Lee Calloway, alias Sartana, un mercenaire dont la tête est mise à prix, est abordé par deux individus après avoir réglé son compte à son dernier poursuivant. Les hommes lui proposent de faire évader de prison les frères Douglas, condamnés après avoir volé un coffre d’or appartenant à l’armée. Calloway accepte, moyennant la moitié du butin pour son aide. Les Douglas acceptent…en apparence car ils comptent bien se débarrasser de leur bienfaiteur dès qu’ils en auront l’occasion…

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Un pitch classique, qui aurait pu donner un bon petit western de série B avec un peu plus de talent devant et derrière la caméra. Il y a aussi un problème indépendant de la volonté des auteurs. Comme cela pouvait arriver à l’époque, différentes versions existent, des montages tronqués selon les exploitations en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis. La durée initiale de Sartana dans la vallée des vautours est de 1h35…le film que j’ai vu dure à peine 1h20 et les ellipses se remarquent très facilement, ce qui n’arrange pas la fluidité du récit.

Le scénario enquille tous les clichés possibles du western spaghetti, l’interprétation est très moyenne et la réalisation de Roberto Mauri (Commissaire X et les trois serpents d’or) use et abuse tellement des zooms que l’effet en devient involontairement comique. En mercenaire cupide et taciturne, l’autrichien William Berger, gueule régulière du cinéma d’exploitation transalpin, ne sauve pas un ensemble vite oubliable et qui ne vaut pas les Sartana « officiels ».

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Le personnage a en effet été créé par le réalisateur Gianfranco Parolini et par l’acteur Gianni Garko, qui l’a incarné à quatre reprises à partir de Sartana en 1968 (dans lequel jouait déjà William Berger). Le succès fut tel que comme les Django, Trinita ou autre Ringo, Sartana a été décliné dans d’autres longs métrages déconnectés des aventures animées par Gianni Garko (Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera). Le seul point commun entre tous ces Sartana reste l’apparence du cow-boy, élégant et tout de noir vêtu sur son cheval blanc.

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