SEND HELP (Sam Raimi)

Une série du câble à faible audience et porté par une reconnaissance critique mais clairement pas publique jamais je la catégoriserais comme populaire.

Et si je cite Colombo ?

C’est un plat très populaire je pense

Born Again, c’est sorti en librairie dans une collection qui n’était pas accessible au plus grand nombre. D’un point de vue personnel, j’y ai eu accès à la fac quand j’étais étudiant sur Paris, c’est dans une librairie spécialisée que j’ai acheté quelques comics USA.

Si je devais citer un de mes chefs d’oeuvre, ce serait l’Arme X.

Parce qu’il y a l’âge de la découverte, qui est aussi fondamental dans la constitution d’un palmares, d’un classement affectif.

The Wire, c’est pas grand public par exemple.

L’idée n’est pas de contester la qualité de tes exemples. Pas du tout C’est juste qu’ils soulignent une sensibilité qui repose sur une réflexion pas mal basée sur l’intellect de la part d’une personne ayant l’âge d’avoir une réflexion presque “mature".

Fury Road, c’est un chef d’oeuvre, mais dans mon top, ce seront des films que j’ai vu gamin et qui ont fait qui je suis : les Dents de la Mer, Predator, Evil Dead 2, les 7 Mercenaires, …Forcément, ça ne fait pas de moi quelqu’un qui semble très curieux, ou très éclectique, mais encore une fois, c’est l’âge et le pur plaisir émotionnel (à défaut d’autre terme) qui dictent cette liste.

Je ne critique pas, ce serait déplacé, mais je me sens “déconnecté” des gens qui citent du Dark Knight Returns, du Watchmen ou du Kubrick parce que je trouve que ça ne laisse pas de place au plaisir immédiat, comme s’il fallait tout intellectualiser, tout rendre “noble” pour avoir de la crédibilité. J’espère ne pas être maladroit dans ma réflexion. Encore une fois, chacun y trouve son compte, et c’est le plus important. Mais ça souligne un accès à une forme de divertissement, de culture, qui révèle quand-même qui nous sommes et d’où l’on vient. Et je trouve ça très intéressant.

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En intégralité mais sinon la version censuré (et pourtant marquante) c’est Strange.

La Quatrième Dimension? Les Mystères de l’Ouest? X-Files? Game of Thrones ?

Moi, je citerai Hannibal dans mon top. C’est loin d’être populaire! Comme quoi…:grin:

Oui. Bien sûr. Je serai curieux de savoir si la seule version de Strange a suffit à créer une réelle passion parmi les lecteurs qui avaient vaguement conscience qu’il manquait quelque chose. Parce qu’ici, il y a déjà des lecteurs qui avaient accès à la VO, ou connaissance que ça existait. Et là aussi, ça change un peu la donne.

Ce fut mon cas (et j’avais même pas conscience qu’il manquait un truc) mais j’en ferais pas une généralité. Cela étant dis je pense qu’on sous-estime grandement l’impact de beaucoup d’oeuvre qui malgré la censure ont marqué des générations entières. Il n’y a qu’a voir comment des dessins animées japonais censurés ont permis de faire de la France le berceau d’un lectorat important et de proposer une large production d’animation en salle. Je trace sciemment un fil rouge oubliant les aspérités mais je pense que la censure freine mais n’empêche pas.

Sourire.

Non mais pas besoin de prendre des gants, hein.

Je parlais des oeuvres dont je dirais aujourd’hui que ce sont des chefs d’œuvres.

Pas à 10 ans ni même 20 ans.

Si on parle de marquant dans l enfance, je ne vois pas ce qui pourrait depasser star wars ou cobra

Edit : ah si peut-être, la chèvre de monsieur seguin

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Pas faux!

Mais avec une « fanbase » tenace cela dit (même les acteurs s’en étonnent, de voir à quel point elle fasse autant parler d’elle près de dix ans après sa conclusion).

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Ha ok.

D’ailleurs, je me pose la question des tops et autres “oeuvres préférées”. Ça ne m’a jamais paru vraiment pertinent (en dehors de connaître les goûts de chacun), car ça doit forcément changer avec le temps. À quel moment je me dis “bon, Predator, c’est cool, mais les Fils de l’Homme, c’est aussi un putain de film!”

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Puisque tu parlais de Mad Movies c’est en ça que j’avais trouvé leur top 100 (à l’occasion du numéros 10) vraiment génial à l’époque et totalement parfait aujourd’hui. Parce qu’il était cadré entre la naissance du mag et le numéro 100 et qu’ils insistait sur bien sur le « nos 100 meilleurs films » et non « les 100 meilleurs films ». La subjectivité assumé doublé de texte de qualité donne encore à la liste un merveilleux témoignage d’une époque où sur la même page L’homme aux deux cerveau et Henry, portrait of serial killer, Brain Dead et L’amour avec des gants, Tetsuo et Batman, le défi

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Vu le film, si j’ai bien par moment retrouvé ce que j’espérais d’un vrai film de Sam Raimi, j’ai eu le déplaisir d’y voir aussi un certain conformisme.
Plus fâcheux des passages lents et creux mais au global le film était plutôt bien rythmé, bien réalisé, des passages très drôles et le duo d’acteurs fait parfaitement le job.
Ça me fait de la peine de l’écrire mais je dirais que le film est bien calibré.

Tu pourrais développer en spoiler le conformisme en question?

Résumé

Je veux qu’elle lui vomisse dans la bouche, je veux qu’au moins quand elle fait semblant de le castrer ça y ressemble un peu.
Je ne veux pas que Rachel McAdams redevienne canon après 1 semaine en enlevant ces lunettes et détachant ces cheveux …
Je ne veux pas que tous ces collègues masculins soient des sacs à merde.
Je ne veux pas une victoire du capitalisme totale où celle qui en voulait le plus gagne la boîte…

Plein de petits trucs comme ça, à un moment j’ai même flippé qu’on finisse en romcom …

Résumé

Si elle le castrait vraiment, je pense que tu perdais le public qui allait soutenir le mec. La transformation de McAdams est justement progressive. Elle se révèle dans un élément qui lui correspond. Par contre, cette épanouissement laisse apparaître sa vraie personnalité. Les mecs décrits sont des sacs à merde, oui, mais elle est décrite comme un nana qui s’incruste, gênante, inadaptée aussi aux relations sociales . Il faut justement cet écart pour qu’on ait de l’empathie envers elle, jusqu’à son évolution encore une fois. C’est la caricature qui rend certaines situations, dont l’accident, extrêmement réjouissantes!

La victoire de l’impérialisme ? Oui. Ce n’est pas un happy end justement ! C’est la réussite d’une psychopathe qui te regarde face caméra et qui te fait comprendre que la société est comme ça, que tu en as ri, que tu peux y participer, voire par moment cautionner.

Je pensais que les deux personnages allaient s’entretuer, sans qu’il n’y ait de survivants, et finalement, c’est la fin qui me convient , parce que le film n’essaie pas de me balancer une morale à la con. Je suis assez grand pour comprendre ce que j’ai vu, et ce que j’ai pu approuver ou cautionner (en étant manipuler par le réalisateur)en éprouvant certaines émotions.

Elle paraît même plus maquillée que lorsqu’elle était à son bureau

Le black n’en était pas un, il a tenté de la défendre.
Bon, il n’était pas dans l’avion.

Moi, j’ai bien aimé, même si j’ai vu venir certains trucs (et que d’autres éléments me paraissaient curieux, jusqu’à ce qu’on en ait finalement l’explication)… Mais j’ai eu mon petit lot de surprises aussi.

Et la salle était très réactive, bien que peu remplie.

Tori.

Je viens d’aller voir retour à silent hill va falloir que je revoie mon échelle de valeur je crois …

Pas aimé du tout perso, comme Strange y a un côté « à la Raimi » effets de style/gimmick et le reste est très plat. Comme strange y a la scène contextuelle méga explicative (autour du feu) mais sans l’excuse des machines qui lisent les souvenirs. Ça faisait longtemps que j’avais pas vu des dialogues aussi plat perso, juste là pour décrire la scène.

Dommage que la part belle soit faite aux twists au détriment des scènes de construction (on ne les voit pas vraiment faire parvenir que ça révélerait des secrets, Resultat on a juste l’information que lui est mauvais et elle forte).

Sur le côté multiplicité des rapports de forces y a dreams sortis le mois dernier qui était autrement plus intéressant. Ce côté là m’a pas intéressé notamment parce que les persos sont vide, en fait le film veut surprendre en changeant de registre mais ceux qui a été mis en place pour un registre (les personnages caricaturaux pour l’intrigue manichéenne) ne fonctionne pas avec le registre suivant (la psychologie fouillé).

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