Depuis l’arrivée du Panthéon dans la vie de Hulk, le scénariste Peter David a maintenu un mystère autour du leader de l’organisation, Agamemnon…sur ses motivations et ses origines. Le scénariste a levé le voile sur une partie de l’énigme dans l’arc narratif en quatre parties La Guerre de Troie, traduit pour la première fois en France dans les numéros 17 et 18 de la V.I. Hulk publiée par Semic.
Il se passe beaucoup de choses dans la première partie de La Guerre de Troie : le retour de l’alien Trauma (personnage vu pour la première fois dans le #394); les problèmes de Hulk, qu’il préfère oublier dans la « Salle des Dangers » du Panthéon plutôt que de parler à Leonard Samson; les doutes de Rick Jones; la première apparition de Cassiopée, un membre du Panthéon qui était jusque là aux abonnés absent(e)s et l’enlèvement de Atalante par Trauma.
La caractérisation est soignée, c’est passionnant de suivre toutes ces petites histoires et c’est loin d’être fini car pour retrouver Atalante, toute l’équipe (sans Rick, frustré d’être mis de côté par son pote Hulk) s’envole vers l’espace, début d’une saga bourrée d’action, de rebondissements et d’invités surprises, comme le Docteur Strange, le Silver Surfer et les Starjammers. Illustrée par un Gary Frank au top (sans oublier Cam Smith à l’encrage), La Guerre de Troie conclut son troisième chapitre sur la révélation du secret de Agamemnon et ses liens avec la race extraterrestre des Troyens, dont le roi, Armageddon (ça, c’est du nom !), est le père de Trauma.
La tension ne se relâche pas tout au long du final de cette saga qui rassemble enfin tous les protagonistes avant de se terminer sur une note particulièrement sombre. Et ça ne va pas s’arranger pour Hulk car avant de pouvoir respirer un peu grâce au mariage de ses amis Rick et Marlo, le titan vert va devoir voyager dans le temps, vers un futur (très) imparfait…
En juillet 1997, l’initiative éditoriale appelée Flashback (ou numéros « minus one ») a concerné une bonne partie de la production Marvel, en révélant des détails du passé pour enrichir les intrigues en cours ou en proposant tout simplement un divertissant voyage nostalgique. Le Silver Surfer -1 fait partie de la première catégorie car J.M. DeMatteis, qui était alors le scénariste du titre, y raconte la première rencontre entre la Sentinelle de L’Espace et l’Autre, une entité extradimensionnelle qui a ensuite pris de l’importance dans les #130 à 137 de la série régulière.
L’Autre n’a pas de forme propre…lorsque le Surfer l’approche, il s’agit d’une matrice d’énergie consciente qui prend ensuite une apparence qui convient le mieux à la perception de ceux qui l’observent. Sur Terre, les humains qu’ils enlèvent les voient sous la forme d’extraterrestres gris aux gros yeux et parmi ces kidnappés, il y a l’infirmière Henrietta Rose et un certain Stan Lee. Stan the Man était invité dans les Flashbacks, en tant que narrateur ou participant, et sa présence allège l’atmosphère pendant trois pages avant que les aliens décident qu’il ne convient pas à leurs plans (faut dire qu’il parle beaucoup trop).
Par contre pour Henrietta, la suite ne sera pas de tout repos car elle devient le sujet des expériences douloureuses de l’Autre. C’est alors qu’apparaît le Silver Surfer, que Galactus a envoyé enquêter sur un étrange pic d’énergie. Norrin Radd n’avait encore jamais rencontré d’être humain et bouleversé par le sort d’Henrietta, il vole à son secours. J.M. DeMatteis a utilisé judicieusement ce retour vers le passé en l’intégrant à ses plans en cours et mêle habilement ambiance mystérieuse, visions étranges dans le vide intersidéral et suspense avec une pointe d’humour (en réussissant à faire fonctionner le petit rôle de Stan Lee), le tout très bien servi par une partie graphique de qualité tant Ron Garney s’est montré inspiré tout au long de sa prestation sur la série du Surfer.
Le volume 3 des séries du Silver Surfer a débuté en 1987 avec Steve Englehart et Marshall Rogers et s’est terminé dans l’indifférence générale fin 1998 au #146 par une histoire signée par des auteurs invités après le départ du scénariste régulier J.M. DeMatteis au #145. Les plans étaient pourtant différents, Louise Simonson était censée reprendre le titre avec Jon J. Muth (qui était aux dessins depuis quelques mois). Les mauvaises ventes en ont décidé autrement mais comme le travail avait déjà commencé, le projet est passé par plusieurs étapes, une relance au #1 ou une maxi-série en 12 numéros. Mais là encore il a été décidé que c’était un risque au niveau des ventes.
Louise Simonson a tout de même pu obtenir que le premier arc narratif qu’elle avait prévu sorte sous la forme d’une mini-série en 6 numéros…avec possibilité d’une suite si les ventes suivaient (et cette suite n’a jamais eu lieu). Et comme le titre du Surfer a été annulé, cette mini-série a reçu le titre de Galactus the Devourer. On y retrouve au début le Surfer sur Terre, menant une vie tranquille auprès de sa petite amie Alicia Masters. Elément que j’avais oublié (ou alors je n’avais pas lu ces épisodes à l’époque), Alicia disposait d’une armure qui lui a été donnée dans le Macrovers et qui lui permettait de voler et de voir (comme si tous les persos Marvel avaient besoin d’avoir des pouvoirs un jour…).
Dans Galactus the Devourer, le Dévoreur de Mondes revient menacer la Terre car il est devenu accroc à l’énergie vitale des mondes accueillant la vie. Malade et dépendant, il revient sur sa promesse de ne pas attaquer les humains…alors que les forces combinées des Fantastiques et des Avengers ne suffisent pas à arrêter Galactus, le Surfer prend alors à contrecoeur la décision de redevenir son héraut pour sauver la Terre. Mais il ne pourra se résigner à sacrifier des mondes habités et le combat va se poursuivre dans l’Espace…
Tout en brossant un portrait intéressant de la relation entre le Surfer et son ancien maître (Norrin Radd ne peut se réjouir de ce qui arrive dans les dernières pages et décide de quitter Alicia pour parcourir à nouveau les étoiles à la recherche de la menace prophétisée par Galactus dans ses dernières paroles), Louise Simonson anime également des scènes de bataille épiques, aussi bien sur Terre que sur la planète des Shi’Ar, lieu de regroupement des nombreux héros dans un dernier acte au rythme soutenu.
Il est juste dommage que la partie graphique ne suive pas toujours. Suite aux plusieurs faux départs, Jon J. Muth a fini par ne signer que le premier numéro avant d’aller voir ailleurs…mais même si j’apprécie son trait sur d’autres travaux, ce n’est pas le cas ici. Il a été remplacé par John Buscema, plus rapide et grand connaisseur du Surfer. Mais je ne trouve pas que le duo avec Bill Sienkiewicz à l’encrage fonctionne pleinement et cela réduit la puissance sur certaines planches. J’adore Bill mais plus sur de l’urbain ou du fantastique, moins sur du cosmique…donc il y a là bien évidemment des talents certains et reconnus mais qui assemblés ne s’imbriquent pas totalement…
Bon, c’était le dernier de ma série de billets sur le Surfer. Je n’étais pas obligé de le faire mais ça m’ennuie de voir ces sujets ouverts juste pour servir de foire aux dessins (surtout que des dessins sur le Surfer et la Panthère, il y en a déjà un pacson dans les sujets anniv’ des FF et des Avengers). Il n’y a pas besoin d’ouvrir des sujets pour tous les personnages et on a fait le tour des plus importants. J’ai écrit des billets sur le Surfer et la Panthère Noire parce que j’avais le temps (et que j’ai été assez vite pour mon sujet sur les 60 ans de Star Trek) mais ça ne sera pas toujours le cas.
Et donc plus qu’un seul billet pour la Panthère et je passe à autre chose aussi…
(et on se calme sur les « Grands Moments »…déjà que celui sur Constantine l’année dernière est bien vide)…
INDEX :
#2 : Fantastic Four #48 à 50 #3 : Silver Surfer par George Pérez #8 : Silver Surfer Requiem #9 : Silver Surfer #128 #17 : Silver Surfer #4 #26 : West Coast Avengers annual #2 #30 : La série animée #32 : Silver Surfer / Superman #39 : Silver Surfer the lost Adventure #87 : Avengers #264-266 #88 : Defenders #1-2 #122 : Silver Surfer par Dan Slott tome 1 #123 : Silver Surfer par Dan Slott tome 2 #125 : Extrait des Trésors de Marvel #9 #126 : Silver Surfer Requiem #127 : Silver Surfer Black #136 : Thor V.I. #31 #137 : Thor : Blood & Thunder - La Vengeance du Dieu Tonnerre #139 : Daredevil #278-282 #140 : Le Silver Rocker #141 : Contest of Champions #145 : Silver Surfer par Greg Pak #148 : Stan Lee rencontre… #151 : Silver Surfer Parabole #162 : Marvel Fanfare #51 #163 : Strange Spécial Origines #309 #165 : Judgment Day #166 : Les Prédateurs #167 : Silver Surfer - Parabole #175 : The Silver Surfer (1978) #181 : V.I. HULK #17 #182 : Silver Surfer Minus One #184 : Galactus the devourer
In 1989, Erik Fleming, then a film student from the USC School of Cinematic Arts, and Robert Letterman approached Marvel Studios and Constantin Film’s producer Bernd Eichinger to ask permission to make a short film featuring the Silver Surfer as a proof of concept for the use of CGI in creating a realistic silver-colored human figure.[115] Supervised by Steven Robiner, this five-minute short film was completed in 1991 not long after the release of Terminator 2: Judgment Day, which also featured a similarly rendered character, and premiered at First Look USC Film Festival on September 21, 1993.[116] This led to significant interest from major studios in a feature-length Silver Surfer project. Andrew Kevin Walker wrote a script for 20th Century Fox in 2000, but nothing ever came of it.