Galactus par Ian Walker
Rediff’ (billet datant de 2015) :
SILVER SURFER TOME 1
Cela fait bien longtemps maintenant que le Silver Surfer, l’une des plus fascinantes créations de Stan Lee et Jack Kirby, n’a pas eu de titre digne de ce nom (et il vaut mieux oublier celui sorti en 2003 et compilé chez nous en 100%…à deux reprises, ce qui est plutôt incompréhensible). C’est dans cette même collection 100% Marvel (qui est passée depuis de la couverture souple au cartonné) que revient la Sentinelle de l’Espace grâce à la nouvelle série estampillée All-New Marvel Now signée par le duo Dan Slott et Mike Allred. Dan Slott est depuis pas mal de temps maintenant (et pour encore longtemps je l’espère) le scribe des aventures de notre fidèle serviteur l’Araignée. Et le bonhomme a pensé les nouvelles déambulations cosmiques de l’ancien héraut de Galactus avec un seul dessinateur en tête : Mike Allred, le créateur de Madman et des Atomics, dont le style et l’inventivité débridée collent ici parfaitement aux histoires qu’il a concoctées.
Le « pôle cosmique » des comics Marvel est particulièrement riche. Des « Gardiens de la Galaxie » de Brian Michael Bendis au « Nova » de Gerry Duggan en passant par « Rocket Raccoon » de Skottie Young ou encore le « Legendary Star-Lord » de Sam Humphries, le lecteur peut trouver pas mal d’ambiances différentes et d’auteurs aux performances variées. Dan Slott ajoute une touche de folie toute british à cet ensemble, car il ne l’a jamais caché, ses influences pour ce bouquin se nomment « Red Dwarf », « Le guide du voyageur galactique » et surtout…le « Dr Who », dont il est un fan absolu. On retrouve bien entendu cette influence par l’attachement que le Surfer a pour les humains, par l’arrivée dans sa vie d’une jeune humaine courageuse qui va l’accompagner dans ses voyages, cette excitation ressentie à la découverte de nouveaux mondes, de nouvelles civilisations, la réputation du Surfer dès qu’il débarque dans un nouvel endroit…
Puisqu’il s’agit d’un comic-book écrit par Dan Slott, l’humour est bien évidemment présent, un humour exprimé par les décalages sur les mots, les situations, les références populaires…et c’est absolument savoureux. En grand connaisseur de la continuité marvellienne, Dan Slott n’a également pas pu résister (et tant mieux) à la tentation de réunir une partie de l’équipe originelle des Défenseurs (moins Namor) dans un deuxième court arc (c’est ce que j’aime aussi ici, pas de décompression, pas d’arche narrative à 6 épisodes dans laquelle il ne se passe pas grand chose) au rythme soutenu qui servira de catalyseur à la décision de Dawn de rejoindre le Surfer dans ses pérégrinations à travers l’espace intersidéral… …et je les suivrai dans leurs prochains voyages avec un grand plaisir.
Rediff’ (billet datant de 2015) :
SILVER SURFER TOME 2
Alors qu’elle n’avait jamais quitté son petit coin de Nouvelle-Angleterre, Dawn Greenwood parcourt maintenant l’immensité du cosmos aux côtés du Surfer d’Argent. La jeune femme autrefois casanière s’est laissée emporter par le frisson de l’aventure, explore de nouveaux mondes étranges et découvre de nouvelles formes de vie, de nouvelles civilisations, et au mépris du danger…bon, bref… Et puis, Dawn finit par apprendre le passé de son nouvel ami argenté. La vérité sera-t-elle trop dure à supporter ?
Un extra-terrestre qui voyage à travers l’espace en compagnie d’une humaine et à bord (enfin là, plutôt « sur ») un moyen de transport intelligent…oui, comme le premier album le laissait déjà fortement supposer, l’influence du Dr Who sur l’écriture des rapports entre Norrin Radd et Dawn Greenwood, ainsi que sur la variété et l’excentricité de leurs diverses rencontres, est très forte. Mais comme la planche du Surfer n’a pas les commodités du TARDIS, l’album débute par un croustillant comique de répétition qui porte bien la marque du scénariste de « Amazing Spider-Man ». Au fur et à mesure de leurs pérégrinations, les liens entre le Surfer et Dawn se renforcent et la joie de vivre de l’humaine rejaillit sur le tempérament de l’éternel mélancolique Sentinelle de l’Espace que pour ma part, j’avais rarement vu autant sourire dans les titres qui lui ont été consacrés.
L’épisode 7 en particulier est un petit régal. Prisonniers d’une anomalie qui les plonge dans des ténèbres insondables, le Surfer et Dawn se retrouvent séparés. Alors qu’ils partent à sa recherche, Norrin et son surf se remémorent leurs précédentes aventures (et font ainsi le point sur ce que Dawn a apporté dans leur vie), que Slott et Mike Allred déroulent sur plusieurs doubles pages, autant de mini-récits enlevés et plein de personnages hauts en couleur (et Slott ramène même une famille de « ploucs de l’espace » aperçus dans des publicités parues dans les comics Marvel et DC des années 70/80, celles sur les gâteaux aux fruits de la marque Hostess. La famille Ding-a-ling y affrontait le puissant Thor…parce qu’il est naturellement impossible de résister au goût merveilleux des Hostess Fruit Pies).
Le ton change à partir de l’épisode 8. Les #8 à 10 forment une trilogie dans laquelle les deux compagnons tombent sur une planète peuplée de gens appartenant à des espèces différentes. Leur réaction à la vue de Norrin est claire : ce sont les survivants de mondes boulottés par Galactus. Et devinez qui a repéré la signature énergétique du Surfer et a une grosse fringale ? Dans cette saga en 3 parties, l’atmosphère se fait bien entendu moins légère, la tension dramatique est forte, palpitante, et les relations entre Norrin et Dawn s’intensifient, ce qui rend le final d’autant plus touchant. Ce deuxième album du Surfer d’Argent publié dans la collection 100% Marvel offre à nouveau une lecture de qualité, fruit de l’imagination débordante d’un scénariste et dialoguiste doué qui sait manier humour, drame et action avec bonheur et d’un dessinateur qui trouve en cette série un terrain de jeu parfait pour laisser éclater ses idées débridées tout en adoptant une narration claire et énergique.
Rediff’ :
Extrait des Trésors de Marvel #9 :
Petite particularité de cette nouvelle plongée dans le coffre aux trésors de Marvel , le sommaire s’ouvre sur un classique de l’époque et se referme sur la parodie de cette même histoire. Pendant trois épisodes (#58 à 60), la série Fantastic Four a suivi les efforts désespérés de la Première Famille pour stopper la version améliorée du docteur Fatalis, dopé aux pouvoirs cosmiques volés au Surfer d’Argent. Le seigneur de la Latvérie est dans un premier temps victorieux et les F.F. passent ensuite leur temps à s’encourager, à s’asticoter dans la grande tradition de la série, jusqu’à ce que Reed trouve enfin une solution. Les rebondissements ne manquent pas, Stan & Jack s’autorisant à relâcher la tension avec les intermèdes consacrés aux Inhumains, avant un final aussi expéditif qu’efficace. Le duo s’est également occupé du pastiche dans Not Brand Echh (le Silver Roteur !) en condensant le tout en huit pages. L’humour est assez enfantin mais ce segment est souriant et le King Kirby se montrait à l’aise dans ce gentil délire plus caricatural.
Quelle belle ”curiosité”!
Silver Surfer - Requiem vu par Jeje-99 et Auray :
Silver Surfer Black vu par Auray :
Rediff’ :
V.I. THOR #31 (#442 et 443) :
À la fin de Thor #441, Tom De Falco et Ron Frenz créaient la surprise en annonçant le retour d’un certain Donald Blake. Eric Masterson pensait enfin avoir résolu l’énigme de la disparition de Thor…mais si l’histoire peut de temps en temps se répéter, ce n’est pas vraiment le cas ici. Les auteurs ne tardent pas à donner une explication à la présence de Blake, enfonçant encore plus ce pauvre Eric qui enchaîne les erreurs.
La révélation l’emmène dans les profondeurs infernales, nouvelle étape de sa quête pour retrouver le Dieu du Tonnerre. Ron Frenz s’inspire ici de Big John Buscema pour cette virée riche en action, avec le Docteur Strange et le Silver Surfer en guest-stars. Le mystère s’épaissit une fois de plus dans les dernières pages, avant le retour sur Terre d’un Masterson qui découvre qu’il a été viré de son immeuble. Dur, dur d’être un Thor…
Et c’est sur cette vision que la série du fils d’Odin s’est arrêtée pour le lecteur français, Semic ayant annulé la Version Intégrale Thor avec ce #31 (qui proposait également les retrouvailles de Sif, Balder et Beta Ray Bill dans un Tales of Asgard qui dresse un portrait peu flatteur du peuple korbinite). Habitués des longues prestations, Tom de Falco et Ron Frenz sont restés jusqu’au #459 (deux numéros après le retour de Thor), sans abandonner ce petit monde pour autant puisqu’ils se sont ensuite occupés de la série (inédite en V.F.) de Thunderstrike, nouvelle identité super-héroïque de Eric Masterson.
À part les épisodes liés au crossover Blood & Thunder (publié dans les pages de Titans), la suite du comic-book de Thor est restée inédite en V.F. et il a fallu attendre l’arrivée de Panini/Marvel France pour que la traduction reprenne au #491, début du court arc narratif de Warren Ellis.
Rediff’ :
BLOOD & THUNDER - LA VENGEANCE DU DIEU TONNERRE (I) :
Entre 1988 et 1993, Semic a publié les aventures de Thor dans la collection Version Intégrale mais l’annulation de la revue a laissé en suspens le mystère de la disparition du héros. À part les épisodes liés au crossover Galactic Storm, la suite de la prestation de Tom De Falco et Ron Frenz est restée inédite en France. Le dernier numéro de Thor publié dans la V.I. est le #442. De Falco et Frenz sont restés jusqu’au #459. Le duo Jim Starlin et Ron Marz s’est ensuite occupé des #460 à 462 avant que Marz signe la série en solo à partir du #463 en commençant par pas moins de cinq épisodes liés à la saga Infinity Crusade. Et c’est à partir du #468 que l’on retrouve pour la dernière fois la série Thor dans les publications Semic puisque le long crossover Blood & Thunder a été traduit dans les pages de Titans.
Dans Titans #189, Semic a choisi de résumer tout ce qui s’est passé depuis Thor #442 par le biais d’une lettre de lecteur. Je ne résumerai pas tout ici mais le moins qu’on puisse dire, c’est que De Falco et Ron Frenz ont multiplié les fausses pistes pour révéler finalement que l’âme de Thor fut tout ce temps bien cachée dans l’esprit de son remplaçant Eric Masterson. S’ensuivit une bataille mentale qui a laissé des traces dans la personnalité malmenée du fils d’Odin qui est tombé sous la coupe de la Déesse pendant la Croisade Cosmique.
Quand Blood & Thunder (La Vengeance du Dieu Tonnerre en V.F.) débute, Thor est au plus mal et selon ceux qui lui sont proches, il est atteint de la folie guerrière, un mal dont le châtiment est l’exil éternel. Titans #189 propose les deux premières parties, Thor #468 et Silver Surfer #86. Dans le premier chapitre, Sif et Beta Ray Bill se rendent compte que Thor écoute les paroles d’une personne qui n’existe pas…en tout cas, ils ne la perçoivent pas…une Valkyrie dont il est tombé amoureux. Les amis de Thor tentent de le ramener à la raison mais rien n’y fait et la baston commence. Thor ne prend pas de gant et au moment où il s’apprêtait à donner le coup de grâce à Bill, il est interrompu par le Surfer d’Argent.
Le chapitre deux peut se résumer de la même façon tant l’accent est mis sur l’action. Le Surfer et Bill ont brièvement le dessus mais Thor est très, très énervé et il remporte l’affrontement…et voilà que Warlock et Pip débarquent à la dernière page. Je n’avais pas gardé un bon souvenir de Blood & Thunder et la relecture de ce début confirme cette impression. La structure est répétitive (Thor n’est pas content…cogne, cogne…et le cliffhanger amène un nouveau protagoniste) et la partie graphique très inégale (Bruce Zick, c’est solide mais un peu trop figé et Andy Smith se prend pour Bart Sears) manque de cohérence (Sif n’est pas dessinée de la même façon entre le premier et le deuxième épisode, on dirait un personnage différent)…
À suivre…
BLOOD & THUNDER - LA VENGEANCE DU DIEU TONNERRE (II) :
Titans 190 compile les chapitres 3 à 6 du crossover Blood & Thunder (La Vengeance du Dieu Tonnerre en V.F.) : Warlock Chronicles #6 par Jim Starlin et Kris Renkewitz, Warlock and the Infinity Watch #23 par Jim Starlin et Tom Grindberg, Thor #469 par Ron Marz et MC Wyman et Silver Surfer #87 par Ron Marz et Andy Smith.
Le Warlock Chronicles n’est relié que très artificiellement à la saga. Pendant 21 pages, Jim Starlin continue ses histoires en cours, fait le point sur la situation des protagonistes en prenant le point de vue d’un nouveau venu, Maxam (je l’avais complètement oublié, celui-là) et s’accorde une petite scène aussi inutile que fun quand Maxam et Pip règlent leur compte à des rednecks dans un bar country. À leur retour, Adam Warlock réquisitionne Pip pour qu’il l’amène près de Thor, répétant la scène déjà vue à la fin du chapitre 2. Warlock cherchait des alliés parce qu’il savait qu’une menace approchait et il s’est dit que participer à la guérison de Thor ferait du fils d’Odin son débiteur.
Les dessins de Warlock Chronicles sont assez médiocres…et c’est encore pire avec le Infinity Watch dessiné par Tom Grindberg (le bonhomme s’est amélioré depuis vu certaines illustrations vues sur le net mais là c’est juste laid et brouillon). Après l’interlude de la troisième partie, Blood & Thunder reprend sa structure répétitive. Warlock affronte difficilement l’asgardien dément et part alors chercher de l’aide avec le Surfer. Dans la cinquième partie (c’est MC Wyman aux crayons, donc gros muscles et visages crispés), ce sont les Gardiens de l’Infini qui se jettent dans la bataille, grosse erreur puisque Thor gagne (encore une fois) et met la main sur la Gemme du Pouvoir de Drax.
Le Silver Surfer, toujours croqué par un Andy Smith qui copie Bart Sears, peut être vu comme une pause dans cette intrigue très décompressée puisque Warlock et le Surfer récapitulent tout ce qui s’est passé au Docteur Strange. Ils sont rejoints par les Gardiens déconfits…et tout ce beau monde part pour Asgard…
À suivre…
BLOOD & THUNDER - LA VENGEANCE DU DIEU TONNERRE (III) :
Titans 191 compile les chapitres 7 à 10 du crossover La Vengeance du Dieu Tonnerre (Blood & Thunder en V.O.) : Warlock Chronicles #7 par Jim Starlin et Tom Raney, Warlock & the Infinity Watch #24 par Jim Starlin et Tom Grindberg, Thor #470 par Ron Marz et MC Wyman et Silver Surfer #88 par Ron Marz et Andy Smith. Bref, graphiquement cela reste constant…mais pas vraiment d’une manière positive…
Au début du septième épisode de cette (trop) longue saga, nos héros (Warlock et sa bande, le Docteur Strange, le Silver Surfer) se retrouvent en Asgard , toujours avec le but de guérir le fils d’Odin de sa démence. Mais ils sont ralentis par Sif et Beta Ray Bill, qui ont peur du jugement du souverain d’Asgard s’il vient à penser que son fils souffre de la folie guerrière. Sif provoque alors une armée de trolls qu’elle lance sur les Gardiens de l’Infini et leurs alliés. Péripétie un brin inutile qui fait office de remplissage malgré quelques bonnes scènes d’action…
Les héros s’échappent juste à temps pour voir arriver un Thor maintenant doté de la gemme du pouvoir. Le combat reprend (c’est comme s’il ne s’était jamais arrêté depuis le début de cette histoire, ce qui lui donne son caractère répétitif) et Thor en sort victorieux. C’est alors que Pip le troll a une idée…il réveille le Surfer qui s’empare de Thor et de sa Valkyrie avant de téléporter tout ce beau monde droit dans le sanctuaire de Thanos !
Et ce qui devait arriver arriva…baston ! J’ai déjà dit à quel point c’était répétitif, n’est-ce pas ? Les coups dévastateurs pleuvent jusqu’à ce que le titan fou sorte de sa manche l’arme parfaite qui emprisonne Thor dans un champ d’énergie. Mais pour combien de temps ?
Bientôt la fin…ouf…
BLOOD & THUNDER - LA VENGEANCE DU DIEU TONNERRE (FIN) :
Titans 192 compile les trois derniers épisodes du crossover La Vengeance du Dieu Tonnerre (Blood & Thunder en V.O.) : Warlock Chronicles #8 par Jim Starlin et Andy Smith, Warlock and the Infinity Watch #25 par Jim Starlin et Angel Medina et Thor #471 par Ron Marz et MC Wyman. Un peu de changement à la partie graphique donc puisque le Warlock #25 marquait le retour aux dessins de Angel Medina, le premier dessinateur de la série (pas vraiment régulier puisqu’il en a illustré 12 sur 25), pour son ultime épisode. Il y a donc du léger mieux par rapport aux planches habituelles de cette saga…mais du léger seulement car Bob Almond n’était pas vraiment l’encreur adapté au style de Medina.
Pour le grand final, Odin entre dans la mêlée et se méprend sur les intentions des héros lorsqu’il découvre que Thanos est à leurs côtés. Suite à ce malentendu, la bataille commence entre les Gardiens de l’Infini, le Docteur Strange, le Surfer, Thanos et les Asgardiens…un combat qui cause d’énormes dégâts dans l’enceinte de la cité dorée. Sif décide alors de dire toute la vérité à Odin (ben oui, si elle s’était décidée plus tôt, un one-shot aurait suffi). Le souverain d’Asgard écoute enfin la parole censée de ses soi-disant adversaires et se rend compte que le coup de folie de son fils a été causé par ses punitions répétées (la dernière datant du run de Tom de Falco et Ron Frenz) qui ont altéré le psychisme du dieu de la foudre.
Tout s’arrange dans un ultime épisode, un combat mental qui voit Odin aider son fils à se débarrasser de l’emprise de la Valkyrie, qui peut être vue comme la personnification de ses troubles mentaux. Thor est enfin guéri et peut remercier ceux à qui il a donné des bourre-pifs pendant 12 chapitres (pas rancuniers les gars).
Ron Marz a quitté la série Thor avec ce 471ème numéro pour être remplacé par le vétéran Roy Thomas qui est resté jusqu’au #489, une prestation toujours inédite en V.F. Panini a ensuite repris la publication de Thor à partir du #491, soit le court arc narratif Worldengine par Warren Ellis et Mike Deodato Jr.
C’est le « meilleur » épisode ce loooong crossover pas très joli à regarder en plus!
La principale qualité est de sublimer Thanos qui se révèle être un adversaire tout de même redoutable pour Odin, rien que ça!
J’ai toujours voulu voir les crayonnés de cet épisode ! J’avais lu je-ne-sais-plus-où un témoignage du dessinateur qui expliquait que Bob Harras demandait aux encreurs d’alléger son style, de l’épurer de tous ces petits détails qui faisaient son style. C’est surprenant parce que Bob Almond était déjà encreur sur Warlock et ça fonctionnait bien!
Je n’ai jamais su si c’était un problème de délai ou autres, mais les Hulk de Medina période Onslaught possèdent ces mêmes problématiques
Rediff’ :
DAREDEVIL #278-282 :
Les épisodes 278 à 282 de Daredevil forment un arc narratif complet pour lequel Ann Nocenti a bouclé sa grande histoire avec Mephisto et Blackheart, deux entités qui hantent le justicier aveugle depuis plusieurs numéros. Il s’agit aussi des derniers Daredevil signés par John Romita Jr, le dessinateur régulier du titre depuis le #250. Romita Jr a ensuite quitté la série pour une vieille connaissance, Iron Man, le Vengeur doré dont les aventures étaient alors écrites par John Byrne (une prestation qui correspond à la saga Armor Wars II).
Daredevil, Brandy et N°9 offrent leur aide à Karnak et Gorgone, sur Terre pour retrouver le fils de Flèche Noire et Medusa exilé à cause des décisions du conseil génétique d’Attilan. Le voyage sera bien entendu mouvementé car ce groupe pour le moins hétéroclite va devoir résister aux manipulations et aux tentations de Mephisto et de son fils/création Blackheart (personnage que l’on peut voir comme une autre variation de l’enfant qui pose un regard sur son « père » et sur son monde). Ils dénichent l’héritier royal dans un trou perdu, des passages qui font penser à une sorte de pastiche de Superman…sauf que là la famille qui a recueilli le gamin aux super-pouvoirs est complètement perdue et que les fermiers du coin sont prompts à sortir les fourches face à ce qu’ils ne comprennent pas.
La place accordée à Mephisto amène la bande de héros à faire une chute abyssale. Après l’enfer sur Terre de Inferno, les Daredevil #280 à 282 nous font visiter les profondeurs infernales, une dernière escale incontournable dans ce chemin de croix imaginé par Ann Nocenti, John Romita Jr et Al Williamson. L’ensemble est un peu décompressé mais l’atmosphère est troublante et les visuels impressionnants, élégants, poétiques, déments (comme l’évolution de la forme physique de Mephisto), bref bourrés de trouvailles pour illustrer les épreuves des protagonistes séparés avant d’être réunis pour un final intense et hallucinant même s’il n’échappe pas à l’astuce du deus ex machina sous la forme du Silver Surfer. Dantesque !
Et une belle manière pour John Romita Jr de dire au revoir à Daredevil, qu’il a retrouvé trois ans plus tard pour la mini-série Man without Fear de Frank Miller. Quant à Ann Nocenti, elle n’avait pas encore fini d’écrire les déboires de Matt Murdock…
Rediff’ :
LE SILVER ROCKER
Au début des années 80, Marvel et le producteur Lee Kramer ont tenté de mettre sur pied un long métrage consacré au Surfer d’Argent. Grand fan du personnage, Kramer avait en tête un film « de la même portée que 2001 : L’Odyssée de l’espace »…mais avec une bande-son rock’n’roll ! Le producteur avait déjà en tête le thème de la Sentinelle de l’Espace, « une fanfare composée d’une centaine de guitares électriques ». Paul McCartney avait d’ailleurs été approché pour composer la musique de cet opéra rock.
On parla même de Olivia Newton-John (Grease), à l’époque petite amie de Kramer, pour le premier rôle féminin.
Shalla-Bal is the one that I want…oh, oh, oh, honey…
Doublé par Flash « ah-ah-savior of the universe » Gordon, le projet est tombé finalement à l’eau, en partie du à l’échec public et critique cinglant du précédent film musical produit par Kramer, Xanadu (déjà avec Olivia Newton-John…népotisme, quand tu nous tiens). Et pour la petite histoire, Xanadu sera adapté en BD par Marvel.
Reste ce concept-art dévoilé sur le net il y a quelques années :


























