SINISTER (Scott Derrickson)

[quote]DATE DE SORTIE FRANCAISE

7 novembre 2012

REALISATEUR

Scott Derrickson (L’exorcisme d’Emily Rose, Le jour où la Terre s’arrêta)

SCENARISTES

Scott Derrickson & C. Robert Cargill

DISTRIBUTION

Ethan Hawke, Juiler Rylance, James Ransone, Vincent D’Onofrio…

INFOS

Long métrage américain
Genre : Horreur
Année de production : 2012

SYNOPSIS

Ellison, auteur de polars victime du syndrome de la page blanche, déménage avec sa famille dans une maison où s’est produit un crime atroce. Après avoir découvert un carton rempli de vidéos dans lesquelles d’autres familles sont brutalement assassinées, son enquête le mène vers une entité surnaturelle qui pourrait le placer lui et sa famille en grave danger…[/quote]

L’ histoire est archi classique . Produit pas les gars de " Paranormal Activity " qui était assez mauvais comme film ( trilogie , pas vu les 3 ) , ça s’ annonce mal .
Mais il y a Vincent D’ Onofrio et lui je l’ aime bien comme acteur .
" L’ exorcisme d’ Emily Rose " était sympa comme film , par contre , je n’ ai jamais vu " Le jour où la Terre s’arrêta " .
Mouaip . Je ne suis pas emballé pour ce film .

“Le jour où la Terre s’arrêta” est tout pourri. Le remake avec Keanu Reeves, j’entends : l’original de Robert Wise est un classique établi quant à lui.

Oui , c’ est la version avec Reeves que je n’ ai pas vu . Tu n’ es pas le seul à le dire . Mais il y a Jennifer Connely dans ce film . Dommage . J’ adore cette actrice .

J’adore cette actrice moi aussi, mais il faut bien reconnaître qu’elle n’a pas été gâtée question “grand rôle” dernièrement (alors qu’elle a quand même débuté devant la caméra de Sergio Leone, excusez du peu).

Mais même quand le film est nul, elle, elle est toujours bien (je pense au remake foireux du “Dark Water” de Hideo Nakata par l’incompétent Walter Salles…).

Oui , je confirme . Dernièrement , elle n’ a pas eu de rôle à sa mesure . Bien dommage .

Double oui . C’ est une excellente actrice . C’ est vrai que certains films , dans lesquels elle a joué , ne sont pas des chefs-d’ œuvre .

[quote=“Photonik”]
Mais même quand le film est nul, elle, elle est toujours bien (je pense au remake foireux du “Dark Water” de Hideo Nakata par l’incompétent Walter Salles…).[/quote]

Elle y fait palpiter très joliment une veine sur son front, dans ce film ( c’est bien la seule chose dont je me souviens ).

Le remake du Jour où la Terre s’arrêta est un peu pourri par un discours sur la prédestination et tout un badigeon de religiosité qui n’a pas grand-chose à faire dans l’intrigue (qui au départ est quand même dans la logique de l’idée formidable du parrainage de société cosmique à société cosmique, hein, l’air de rien…). Y a comme un virage violemment à droite, violemment conservateur, entre le film et son remake.
L’Exorcisme d’Emily Rose, ça passe encore. Déjà, c’est un film de possession qui s’articule autour des chevilles narratives des “procedurals”, et ça fonctionne pas mal, puisque ça autorise un aller-retour entre le procès (présent) et les témoignages (passé). Du coup, ça renouvelle un peu le truc. Ça commence en gros là où Audrey Rose (du même Robert Wise, qui décidément est partout quand on parle de bons films fantastiques) finissait. En revanche, la fin pose une question inquiétante : la religion est condamnée par un regard moral et social, mais ça ferme toute possibilité de rédemption, de seconde chance, de guérison.
Et du coup, les deux films présentent l’immanent comme une impasse qu’il faut condamner d’office. Et replonge l’homme dans sa condition de mortel, seul face à son destin. Mais sans qu’une quelconque solution soit proposée à la place. Tu es mortel, tu es seul, tant pis pour toi. Ce ne sont même pas des films pessimistes, me semble-t-il. Ce sont surtout des films conservateurs, qui nient toute possibilité de pensée, et de solution, hors des normes. Les solutions hors des normes conduisent à des impasses. Donc autant jouer la politique de l’autruche et fermer les yeux sur la douleur de la condition humaine.
Là encore, on peut voir ça comme une critique du comportement humain, mais la version du Jour où la Terre s’arrêta est tellement nappée de bons sentiments mièvres que la réussite (mitigée) de L’Exorcisme d’Emily Rose semble être une erreur.
Bref, moi non plus, je ne suis pas tellement impatient, là…

Jim

[quote=“Jim Lainé”]

Y a comme un virage violemment à droite, violemment conservateur, entre le film et son remake.

Jim[/quote]

C’est exactement ça…

Pour ceux qui veulent se faire une idée :

L’Exorcisme d’Emily Rose :

The Exorcism of Emily Rose :

Jim

Production Blumhouse oblige (la looongue série des Paranormal Activity), il y a du found footage dans Sinister, mais cette fois-ci, loin d’être un gimmick fumeux, le found footage fait partie intégrante de l’histoire et réussit à être générateur de frissons, grâce à un système de points de vue bien immersif (on adopte soit le point de vue de celui ou celle qui tourné les films et qui commet les meurtres, ce qui est assez dérangeant, soit celui du personnage joué par Ethan Hawke, très bon d’ailleurs, qui découvre les images en même temps que le spectateur), un montage habile et une musique d’ambiance quasi organique.
Le suspense est redoutable et la tension est palpable. Quelques effets sont un peu faciles, ce qui ne les empêche pas d’être tout de même d’une grande efficacité.

Le film a ses défauts et pêche un peu par des personnages et quelques situations plutôt convenues (l’écrivain alcoolique qui peine à retrouver le succès, la cellule familiale en crise, la police récalcitrante, le brave adjoint un peu plus compréhensif) mais à part ces réserves, j’ai passé un bon moment, bien angoissant.

Ouais, des choses très très bien dans ce film. Notamment tous les jeux de “l’écran dans l’écran” / “le cadre dans le cadre” (l’image projetée sur le mur, l’écran de l’ordinateur, les reflets dans les lunettes, la vue à travers la fenêtre…). Grand fan de Spielberg (qui use et abuse de ce genre de trucs depuis ses premiers travaux) et ayant travaillé sur Frank Miller, je suis sensible à ça. Qui plus est, comme le souligne le Doc, il y a une utilisation intéressante du support de l’image, et comme le personnage central est un écrivain (incarnant la fascination du mal qui court dans tous les films de Derrickson), on a un rapport intéressant entre la réalité, la fiction et le témoignage (donc entre le présent et le passé, tout ça…).
Bref, c’est pas mal (je croyais avoir commenté, mais apparemment, j’ai oublié…). On retrouve la quête de la rédemption, la volonté sacrificielle d’endosser la culpabilité des autres, et la fin joue sur l’idée des “péchés des pères”. Mais dans le contexte, ça marche pas mal, comme si, en fait, le sujet et le réalisateur s’étaient trouvés.

Jim

Je n’avais pas capté que c’était lui, le remake de “Le jour où la Terre s’arrêta” (c’était pourtant indiqué sur le thread consacré à Doc Strange, couille de loup que je suis). Alors là, ça me refroidit nettement.
Ceci dit, je reste intéressé par la vision de “Sinister”, et plus encore après ton post…