SPINAL TAP (Rob Reiner)


(Le Doc) #1

V1

REALISATEUR

Rob Reiner

SCENARISTES

Christopher Guest, Michael McKean, Rob Reiner et Harry Shearer

DISTRIBUTION

Christopher Guest, Michael McKean, Rob Reiner, Harry Shearer, June Chadwick, Tony Hendra…

INFOS

Long métrage américain
Genre : comédie/musical
Titre original : This is Spinal Tap
Année de production : 1984

Spinal Tap, la première réalisation pour le cinéma de Rob Reiner (le futur metteur en scène de Stand by me, Princess Bride et Quand Harry rencontre Sally avait déjà une longue carrière d’acteur derrière lui avant de passer derrière la caméra), est ce que les américains appellent un mockumentary, ce qui se traduit dans notre langue par mocumentaire ou documenteur. Ce faux documentaire sur la tournée de promotion américaine du nouvel album d’un faux groupe de heavy-metal britannique trouve son origine dans un pilote pour une émission comique tourné à la fin des années 70.
Rob Reiner et ses compères Michael McKean, Christopher Guest et Harry Shearer ont fait partie des artistes qui ont contribué à ce programme télévisé qui n’a finalement pas débouché sur une commande de la chaîne et parmi les sketches qu’ils ont proposé, il y avait la première apparition du groupe Spinal Tap (Ponction Lombaire en V.F.). Pendant la production de ce segment, Michael McKean et Christopher Guest ont commencé à improviser et c’est ainsi que sont nés David St. Hubbins et Nigel Tufnel.

L’improvisation constitue d’ailleurs une part importante du tournage du long métrage Spinal Tap. Presque tous les dialogues ont été improvisés, les acteurs ont juste reçu quelques indications de rigueur sur les différentes scènes qu’ils se préparaient à tourner et tout le reste vient de l’inspiration du moment. Rob Reiner a d’ailleurs le plus souvent utilisé la première prise afin de garder les réactions les plus naturelles, ce qui est l’un des nombreux éléments qui contribuent au charme du film.

Spinal Tap est une parodie de documentaire musical, mais par le biais de la satire les auteurs se sont tellement approchés de la réalité que le métrage a fini par troubler de nombreux acteurs de la scène musicale. Parmi les anecdotes qui circulent, on trouve celle de Ozzy Osbourne qui a avoué qu’il était le seul à ne pas rire lors de sa première vision du film parce qu’il pensait que c’était un vraiment documentaire. The Edge, le guitariste de U2, a déclaré “Je n’ai pas ri, j’ai pleuré. C’était le tellement proche de la réalité”.
Lors d’une savoureuse scène-clé, les membres de Spinal Tap se perdent en quittant leur loge pour se rendre sur scène, une expérience qui, d’après Gene Simmons, est également arrivée à KISS.

Un passage hilarant pour un film qui en regorge. Les dialogues sont jouissifs et les situations sont de plus en plus croustillantes au fur et à mesure de l’avancée d’une tournée qui vire à la catastrophe. Parmi les moments que je préfère, il y a les différentes interviews menées par Rob Reiner, le réalisateur de Spinal Tap qui incarne Marty DiBergi, le réalisateur du documentaire; la fameuse débâcle du “mini-Stonehenge” (tellement drôle !); et ces clips génialement réalisés qui s’intègrent si bien à l’ensemble en décrivant les différentes phases musicales d’un groupe qui a traversé plusieurs décennies…et plusieurs tendances.

Excellente comédie devenue culte avec les années (le nom du groupe est même rentré dans le langage courant aux Etats-Unis), Spinal Tap est aussi un réjouissant film musical avec une (très) sympathique bande d’acteurs qui assurent comme des bêtes sur scènes (McKean, Guest, Shearer et les autres sont des musiciens accomplis et ont composé et interprété eux-mêmes les morceaux aux paroles souvent ridiculement évocatrices). Il y a également pas mal de chouettes caméos : on retrouve ainsi dans des petits rôles Patrick “John Steed” McNee, Fran Drescher (Une nounou d’enfer), Billy Crystal, Bruno Kirby ou encore Anjelica Huston.

Sex farm woman
I’m gonna mow you down
Sex farm woman
I’ll rake and mow you down.
Sex farm woman
Don’t you see my silo risin’ high.


(Lord-of-babylon) #2

Ces barres de rires quand j’ai vu ce film. Ce qui est fabuleux c’est cette incroyable façon de synthétiser toute l’histoire du rock a travers ce groupe.


(Lord-of-babylon) #3

Tiens Mr Bobine vient de consacrer un épisode au film :


(とり) #4

Je me demande toujours dans quelle mesure Spinal Tap (dont j’entends parler depuis longtemps, mais que je n’ai jamais réussi à voir) est inspiré de The Rutles - All you need is cash (dont je n’entends pas souvent parler, mais dont j’ai le DVD et que j’ai vu plusieurs fois).

Tori.


(Lord-of-babylon) #5

Ha punaise je l’ai jamais vu et à chaque fois que j’en entends parler je me dis que je dois me le mater


(Photonik) #6

“Spinal Tap” ou l’un des films les plus drôles qu’il m’ait été donné de voir…

En bon fan de heavy-metal à l’ancienne, je reste scotché par la connaissance du milieu, de ses clichés et de ses us et coutumes de la part de Rob Reiner et ses compères. Tout y est, de l’obsession ridicule pour le matos aux velléités artistiques un peu démesurées pour un groupe de hard-rock (l’hilarant morceau “Jazz Odyssey”, ou le solo de guitare avec un violon tendance néo-classique…).
J’ai cru comprendre qu’Ozzy Osbourne avait été tellement déprimé par la vision du film que c’est ce qui l’a incité à une violente remise en cause tant artistique que personnelle, qui lui a finalement été très bénéfique (au début des années 90, il était de nouveau en forme et un peu plus pertinent artistiquement, après des années calamiteuses).
Ozzy confie aussi qu’il ne compte plus le nombre de fois où il s’est perdu backstage, au moment de monter sur scène…

Autre détail rigolo : la propension de Spinal Tap à perdre plus ou moins violemment ses batteurs serait inspiré par le début de carrière du groupe Judas Priest, qui faisait une consommation effrénée de batteurs à un moment.