Trois mois
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Quelle fixation ! Whoaaaah ! ![]()
Coquin.
Moi ? Nooooon ! C’est plutôt KabFC !
Le fond de l’affaire principalement je pense
Quel plaisir ! Quel plaisir immense ! Superman fait partie de ces films qui donnent l’impression d’avoir tiré un comics, un bon comics, au hasard dans sa bibliothèque, de ceux qui ont tout compris à l’essence du personnage, ont du cœur, n’ont pas peur d’explorer des thématiques et des propos d’actualité, et ne sont pas timides dans leurs liens avec l’univers plus vaste autour. Et d’avoir plongé dans cet univers sans pouvoir le lâcher.
Comme sur ses Gardiens James Gunn manie les émotions à la perfection et les larmes me sont montées plus d’une fois pendant le visionnage.
Le film prend au sérieux les thématiques associées au personnage, ce symbole d’espoir et de bienveillance il en fait le cœur du film, à travers un propos politique assumé et on ne peut plus actuel (autant du côté du conflit au Jahranpur qui rappelle évidemment ce qui se passe en ce moment sur le territoire palestinien, que sur le personnage de Luthor lui-même qui n’est pas sans rappeler Musk… quand on découvre qu’il compte transformer el Jahranpur en LuthorLand, comment ne pas penser à ces vidéos IA sur une Palestine version Trump qui avaient fait le tour des réseaux il y a quelques mois ?), pour autant il ne prend pas l’univers autour avec trop de sérieux, il s’autorise à sortir des kaiju géants et des univers de poche qui menacent d’aspirer Metropolis, des concepts qu’on croirait tout droit sortis des comics de l’âge d’argent, et qui confèrent ce ton aussi frais et réjouissant !
À première vu le scénario peut faire penser à celui de Superman Returns (Lex et une bimbo s’infiltrent dans la forteresse de solitude pour voler les secrets de Sup, ça rappelle des choses), mais à travers cet univers déjà existant autour et son propos profondément ancré dans les racines de Superman, Gunn propulse le film vers tout autre chose.
La mise en scène de James Gunn est le plus souvent très efficace, dynamique dans l’action, bourrée de bonnes idées (le plan séquence qui suit Mr Terrific est… terrific ! ), de plans iconiques… il y a quand même quelques choix qui m’interrogent (ils avaient fait pas mal débat dans la bande annonce et ils ne rendent pas forcément mieux dans le film, ces quelques gros plans sur le visage de Sup pendant les scènes de vol sont… Pas très beaux !
)
Gunn n’a clairement pas essayé d’aller sur le même terrain que les films de Snyder dans l’iconisation à outrance (bien qu’il y ait quand même des plans qui dégagent une vraie puissance dans le film, celui où Sup s’envole lentement hors d’un nuage de poussière notamment), il a davantage chercher à travailler le coeur émotionnel du personnage. Tout en le ramenant à des dilemmes et des problématiques qui peuvent rappeler celles très intéressantes soulevées par BvS ! Donc même si très proche dans le ton de la version Donner, il ne renie pas la version Snyder non plus, il offre une magnifique synthèse des deux tout en ajoutant sa propre vision pour proposer une version unique et des plus pertinentes !
Corenswet est un excellent Superman, très à fleur de peau, ça casse quelque peu l’image très stoïque et douce qu’il peut renvoyer dans l’inconscient collectif mais ça donne à son incarnation une humanité très bienvenue, et en accord avec un monde autour qui a plus que jamais besoin de lui. Sa voix grave est absolument parfaite, son alchimie avec Lois traverse l’écran à chaque scène qu’ils partagent. Le film iconise beaucoup le personnage et le présente comme le plus puissant métahumain, mais la mise en scène s’efforce de ne pas le montrer si puissant que ça, toujours à échelle humaine (parti pris inverse du Superman divin de Cavill). Et même en sacré mauvaise posture à de multiples moments, ça renforce énormément l’empathie qu’on peut avoir vis à vis du personnage.
Lex est sans doute mon incarnation préférée du personnage à ce jour, j’étais circonspect lors de l’annonce de casting mais Hoult est habité par le rôle, visuellement il colle totalement au Luthor des comics, et encore une fois la parabole avec le monde réel fonctionne.
Pa Kent est, là aussi, sans doute mon incarnation préférée du personnage, extrêmement touchant malgré son temps de présence très faible (moins convaincu par Martha).
Le Justice Gang est parfait, Guy est comme il se doit un immense trouduc, Hawkgirl en impose à l’écran (le sound design de son cri est dingue !), et Mister Terrific est très stylé ! Pour finir sur les personnages, le maquillage de Metamorpho est remarquable, et le caméo de Supergirl démontre… un sacré caractère ! Clark mentionne d’entrée de jeu qu’elle va se bourrer la gueule sur des planètes au soleil rouge, ce qui est exactement le point de départ du Woman of Tomorrow de King qui servira de base au futur film, ça donne une bonne idée de la direction dans laquelle on va, en espérant que ça permette à ce film d’explorer en profondeur les traumatismes et la profonde tristesse du personnage après cette entrée en matière plus légère !
Deux petites limites avec le film :
D’une part le personnage d’Ultraman. Je trouve dommage de ne pas avoir appuyé davantage la réaction de Clark en découvrant son clone, d’autant que ça aurait pu renforcer une des thématiques du film (lui a pu prendreune voie contraire à celle que ses parents lui avaient tracé, pas ce clone). Un petit acte manqué qui aurait donné encore plus de substance à un film déjà très riche
Et j’ai mes reserves sur la musique qui joue en grande partie sur une reprise du thème de John Williams. Alors oui évidemment ça fonctionne parce que ce thème est absolument splendide, mais c’est le thème de la version Christopher Reeve. Tout comme je n’aurais pas aimé que ce film réutilise le superbe thème de Zimmer, ça aurait été bien à mon sens que ce nouveau Superman ait droit à sa propre identité musicale.
Bref c’est un film dont transparait un réel amour du personnage et des comics, sous toutes leurs facettes, les plus sérieuses, les plus émotionnelles, les plus délirantes… il est riche, généreux, dense, foutraque même, mais bon sang qu’est ce qu’il fait du bien ! ![]()
J’ai du mal à te suivre…
Il y a deux grandes différences entre la BD et le cinéma :
- concernant la notion de « produits plus jolis et plus chers », il y a un monde entre les deux. Sauf à considérer les romans graphiques hors de prix comme LA référence, les BD sont devenues plus chères pour que tous les acteurs de la chaîne du livre s’y retrouvent, les libraires inclus.
Le coût créatif - sujet sur lequel je suis un minimum renseigné - ne s’est pas envolé. On est dans une économie « maîtrisée ». - la « problématique de fond » dans la BD, c’est la soi-disant surproduction (qui correspond en fait à une stratégie éditoriale qui a permis à deux structures relativement jeunes de s’imposer dans les librairies au fil des ans/des décennies + l’explosion des mangas). Les premiers emmerdés, ce sont les auteurs qui vendaient beaucoup et qui ont vu leurs ventes souvent divisées par deux ou par trois. En parallèle, un paquet d’autres auteurs a bénéficié de cet élargissement de la production.
Pour les éditeurs, c’est presque tout bénef. Il vaut mieux multiplier les 20 à 50 000 exemplaires que de courir après les 100 000/200 000. C’est à la fois plus réaliste dans un monde où les produits culturels/les médiums se multiplient (comme le disait Lord, tout a un prix… le consommateur doit faire des choix) et plus sécurisant (le socle économique d’un éditeur possédant 100 ou 200 titres à 20 000/50 000, ça le rend moins dépendant d’auteurs faisant de très grosses ventes et qui sont convoités par la concurrence… le départ de Bilal des Humanos, ça leur a fait mal au cul).
À la limite, que l’on compare ladite surproduction en BD au développement du streaming, je veux bien.
Mais là encore, le coût de prod d’une BD limite considérablement les risques.
Quand on voit qu’un épisode de la saison 1 de Sandman vaut par exemple 10 millions de dollars, ou qu’on parle d’Amazon qui a craché 250 millions de dollars pour s’attacher les droits d’une partie de l’œuvre de Tolkien (sans parler du coût encore plus fou de chaque épisode), on ne nage pas dans les mêmes eaux.
Peut-être que certains éditeurs ne réfléchissent pas assez aux attentes des lecteurs.
Mais sois sûr que d’autres le font plutôt bien. Comme dans tous les secteurs.
Le jour et la nuit avec l’avis de Lord.
Bizarro style.
Oui mais
Lord est trés dur et adane ne parle pas (comme beaucoup) de problèmes sur al fin par rapport aux enjeux du film.
D autre part hawkgirl est quand même un peu oubliée et avec un ton qui interroge . Terrific je trouve que parfois il est pas si intelligent que cela.. et qu il manque de prestance.
J ai l impression que ce film est tellement attendu que ce qui est trouve ce qu ils veulen, ne regarde pas les soucis du film et que ceux qui n y trouve pas ce qu ils veulent oublient les vrais réussites.
Ça pose les bases d’un retour du personnage en tant que
Résumé
Bizarro. Ou Doomsday ? Son costume en tant qu’Ultraman rappel énormément celui des débuts de Doomsday…
Comme je le dis plus bas, c’est une course à l’équilibre. Entre les satisfactions et les actes manquées. Pour ce film, les premières prennent le dessus sur les seconds, en ce qui me concerne. Mais je comprends parfaitement que ce soit l’inverse pour d’autres. C’est vraiment 50/50.
C’est intéressant parce que pour ce film, les avis expriment l’enthousiasme ou la grosse déception.
Je suis à l’opposée de la vision de Lord, qui parle d’une énorme plantade de Gunn. Mais ça reste très intéressant comme analyse. Parce que c’est une course à l’équilibre et ça ne se joue à pas grand chose pour basculer d’un côté ou de l’autre.
Je suis d’accord, mais c’est toujours le soucis avec cette approche de film qui consiste à introduire de nombreux personnages dans un film consacré à un perso principal.
Terrific en mec soupe au lait, bof. GL en chef de groupe alors qu’il est clairement gogol, bof. Hawkgirl qui faut du caméo, c’est dommage. Mais je trouve les designs pas mal. Mais c’est frustrant de devoir se contenter de ces simples apparitions. Idem pour l’Ingénieur, qui méritait un peu plus d’ampleur.
Les morceaux utilisés (en complément de la BO de John Murphy & David Fleming) :
Oui c’est un peu pareil quand tu regardes sur le net et youtube.
Oui mais justement ily a bien justement à boire et a manger.. qu on se trouve plus d un coté que de l autre ne me choque pas. Pour moi c est globalement une réussite.
Maisje trouve que mêmepar exemple Captain Popcorn qui est en général assez mesuré et discute de tout..passe quand même pas mal de coté moins entre autre sur le discours du film.
Je suis content aussi que le film tacle pas mal de probleme actuel du monde. ca n empeche que lespoints developpés par Lord sont vrais aussi sur ces mêmes sujets qui fait qu on ne peut pas non plus faire comme si le film y allait à fond parfaitement.
Dans le genre les batman de Nolan et le dernier ou Winter Soldier ont moins de soucis par exemple.
Il y a un moment où l equilibre justement du film n est pas atteint car il veut parler a trop de monde. Il garde un aspect enfantin, un coté familialet veut aller sur des terrains societaux.
Et là c est pour moi inhérent à Gunn, il n obtient jamais dans ses films l equilibre.. ca glisse tout le temps vers le plus simple. Ses films gardent un aspect popcorn pas serieux. Pour moi on est clairement pas dans le top tier des films de superheros..plus dans le second comme les GOG d ailleurs.. Les films sympas inoffensifs qui aimeraient bien dire quelque chose mais n en ont quand meme pas les moyens.
Ca n enleve pas que le film est chouette qu on sort avec al banane.. mais clairement c est pas non plus un des meilleurs films de superheros


