SUPERMAN : UP IN THE SKY (Tom King / Andy Kubert)

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Superman : up in the sky

Pour sauver une petite fille enlevée par des extraterrestres, Superman va devoir prendre l’une de ses plus graves décisions : rester auprès des siens et continuer à les protéger, ou bien parcourir l’univers à sa recherche et laisser Metropolis et la Terre à l’abandon.

Mû par un optimisme et un sens du devoir infaillibles, l’Homme d’Acier ne tergiverse pas longtemps avant de s’envoler… là-haut dans le ciel.

INFOS

SCÉNARISTE : KING TOM - DESSINATEUR : KUBERT ANDY
  • Public : 12+
  • Collection : DC Deluxe
  • Date de sortie : 26 juin 2020
  • Pagination : 184 pages

Ah tiens, y a pas le contenu VO.

c’est l’histoire qui avait été publiée dans les « Giant » à destination de Walmart.

Très belle couverture, au demeurant.

Jim

Merci.

DC a remonté ça en six numéros de comics « classiques », avec dedans deux parties du récit Walmart (douze chapitres d’une dizaine/douzaine de pages chacun).

Je viens de lire et c’est à la fois un très mauvais récit, et un excellent condensé de ce qu’est Superman ou quand tom King à tout compris à l’homme d’acier.

C’est un mauvais récit dans le sens ou l’on suit Superman partir à la recherche d’une petite fille qui a disparut dans l’espace et qui est fan de Superman, cet aspect là est à mon sens ultra décousu. Les épisodes n’ont de lien que le fil rouge, ça part dans tous les sens et l’histoire n’a que peu d’intérêt tant il n’y en a en fait pas vu que chaque chapitre est individuel. En ça je trouve que c’est une mauvaise histoire. Je pense que ce qu’à voulu faire King est très bon, la manière dont il l’a fait fonctionne à chaque épisode, mais que la somme ne fonctionne pas, un peu comme une recette, chaque ingrédient est bon, l’idée du plat excellente, mais l’ensemble ne prends pas.

Pourtant je trouve que c’est surement l’un des meilleures récit sur Superman que j’ai pu lire depuis longtemps. a travers sa quête, Superman est soumis à de nombreuses épreuves et chacune va montrer un aspect différend de l’homme d’acier. King n’hésite pas à reprendre des éléments déjà vu, mais cela fonctionne malgré tout vraiment très bien.

J’espère pas faire trop long ni en spoil (mais sachez qu’il peut y en avoir)

Le premier épisode montre un Superman qui doute, de la faisabilité de la potentiel mission, d’abandonner tout pour sauver une petite fille, on y voit les parents Kent (une planche avec 'pa dix mille fois mieux écrite que la version snyder en film), bref on y voit l’humain qui doute avant de passer en mode Superman.

Le second épisode met en avant Superman et ses doutes à lui qui lui aussi sont balayé, cela peut faire redondant, mais je trouve que dans l’écriture on voit bien la différence entre Clark et Kal.

Le chapitre trois reprend le fameux match de boxe de Sup, mais cette fois-ci King y ajoute l’aspect psychologique. Un match de boxe se gagne par la force, mais aussi par la volonté et si il y a bien un truc d’acier chez l’homme d’acier c’est son mental. J’ai beaucoup aimé ce numéro qui montre qu’une fois qu’il a mis son esprit à un truc Superman ira jusqu’au bout et au delà. Vraiment un excellent numéro qui montre bien ce que représente l’homme d’acier.

Le chapitre quatre nous montre l’inspiration que peut apporter Superman à autrui, l’exemple qu’il peut inspirer à se dépasser pour les autres, le côté rôle model.

Le chapitre cinq nous rappelle l’homme sous la cape et que Clark est un homme amoureux de Lois, un épisode assez fun et en même temps plein de blues ou l’on peut voir Lois mourir de 1001 façon car Clark s’inquiète de pas être là, tandis qu’il tente de l’appelé dans ce qui pourrait ressembler à la maison de fou dans Astérix.

Le chapitre six se passe dans le passé et amène le Sgt Rock (clin d’oeil sympa surtout pour Andy qui dessine là un des personnages que son père à créé) et Superman, permet de montrer que même si on est perdu il faut toujours avancer et qu’à un moment donné on se retrouve voir même on parvient à obtenir ce que l’on voulait.

Le chapitre 7 nous ramène dans la fameuse course de Sup Vs Flash, là on parle de résistance, d’endurance

Le chapitre huit nous ramène à la dualité Clark/Kal, l’un est froid et plein de pouvoirs et l’autre est remplis de compassion et d’humanisme, l’un s’inquiétèrent pour une petite fille et peut être parfois égoïste, l’autre voit un plan à plus grande échelle. J’aime bien que King nous montre que ce n’est pas un Superman plus alien ou plus humain qui fasse Superman ce qu’il est, mais bien la somme des deux.

Le chapitre neuf fait appel à la compassion et au statut de superman, le mec plus ultra qui ne faute jamais, toujours parfait avec sa mèche et sa cape. Mais peut-il chuter face un choix cornélien ?

Le chapitre dix reprend l’histoire de Moore avec un Superman ayant tout ce qu’il a toujours souhaité.

Le chapitre onze met en avant le héros

Et enfin le chapitre douze nous montre la compassion et gentillesse de superman.

Bon j’ai fait super long, mais comme vous avez pu le lire ou survolez, King écrit une véritable lettre d’amour à Superman, brassant tout ce qui fait du Big Blue ce qu’il est, sans jamais allé dans le gnian-gnian.
En dehors des aspect psychologiques du personnages qui sont vraiment le fon de l’oeuvre de King, il y a aussi plein de choses, on y croise Darkseid, des voyages dans le temps, des robots, des aliens, la Justice League, Perry, Lois, Luthor et plein d’autres. Même dans les épisodes, King brasse tout ce qui fait de superman une super série quand c’est bien écrit.

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Tu as très bien défini le truc. Comme histoire en soi ça ne fonctionne pas, mais comme ode à Superman, olala la leçon.

Mensuellement, c’était très dur à suivre car la fluidité n’était pas au rendez-vous clairement (King gère (en fait, il ne gère pas) ses ellipses au numéro (qui ne sont pas ellipses, en fait)) .

Kab, ça mérite d’être relu. Merci pour ce retour. Tu es un amour.

Même en un bloc ce n’est pas le cas, il n’y a quasi aucun lien entre les épisodes et lire en mensuel ou en un bloc n’aide pas plus, juste la recherche de la nana est plus présent en tête.

Ma critique sur Superpouvoir.com

Superman: Up in the Sky est un recueil des histoires courtes de Tom King et Andy Kubert publiées dans les fameux 100-Page Giant uniquement distribué dans les supermarchés Walmart . Si l’opération n’a pas pu aller jusqu’au bout, les segments de 12 pages ont été recueillis dans les fascicules de Superman: Up in the sky #1 à 6 , à raison de deux chapitres par numéro. L’album est donc comme un recueil de nouvelles, liées entre elles par une intrigue générale (la recherche d’une petite fille), mais toutes auto-contenues.

Chaque récit a son propre sujet et son propre thème. King va ainsi explorer successivement l’abnégation totale de Superman qui décide de quitter la Terre pour sauver une petite fille, kidnappé par un extra-terrestre, l’inspiration au bien qu’il provoque chez les autres créatures vivantes, son amour pour Lois Lane qui le pousse à imaginer les pires scénarios quand il est loin d’elle, sa croyance en la vérité, la justice et l’idéal humain (l’ american way en VO), comment son aspect humain fait de lui un héros, plus que la puissance de son côté extra-terrestre, comment même face à la tentation, il préserve ses idéaux. Tout au long de ses récits, King va tester les limites et mettre en valeur la ténacité sans failles du héros. Superman va ainsi expérimenter une machine, censément fatale, pour localiser la petite disparue ou bien se confronter à un ennemi aussi fort que lui, voire même à son ami Flash , dans des confrontations qui rappellent le mythique combat contre Mohamed Ali ou les duels récurrents contre le bolide écarlate des années 70 et 80.

Toujours, dans ces épreuves, Superman fait preuve d’une volonté inflexible. Le scénariste met ainsi en exergue ce qui fait la spécificité de Superman . Il n’est pas courageux, il est super-courageux, il n’est pas idéaliste, il est super-idéaliste. S’il est le premier des SUPER-héros, il en est également la définition même. Toutes les qualités que nous attribuons à un héros, il les décuplent, dans une version imaginaire et romantique. De fait, ce super-héros est aussi leur modèle à tous, celui que tous respectent et à l’aune duquel ils se mesurent, même Batman .

Ce coté over-the-top est parfaitement symbolisé par le style d’ Andy Kubert . Ses anatomies et ses cadrages outrés font merveilles pour dépeindre la puissance d’un autre monde de Superman . Si Kubert a longtemps lorgné sur le style de son père Joe – notons d’ailleurs, en clin d’œil, la présence du Sgt. Rock – ou sur celui de Jim Lee , depuis Dark Knight: The Master Race , il semble vouloir également s’inspirer de la veine de Frank Miller , avec ces personnages ultra-massifs qui viennent renforcer l’impression d’un sur-monde.

Cependant, si Superman repousse toutes les limites, ce n’est pas grâce à sa nature extra-humaine, mais grâce à sa volonté sans faille. Par la grâce de leurs petites « nouvelles », King et Kubert livrent un récit certes elliptique, mais qui trace un portrait humain par petites touches du personnage. Les deux auteurs signent là une véritable ode littéraire à un héros de plus de 80 ans. Et pour parfaire ce portrait, Urban propose un autre court récit de King , illustré par Clay Mann et paru initialement dans Action Comics #1000 , qui célèbre encore un peu plus le héros en mettant en avant son côté intemporel. Auto-contenu et d’une puissance d’évocation particulièrement efficace, Superman: Up on the Sky est un très bel album pour qui veut découvrir – ou se rappeler – que Superman est bien la quintessence du super-héros.

Superman: Up in the Sky (Superman: Up in the Sky #1-6, extrait d’Action Comics #1000), DC Deluxe, 184 pages, 17.50 €. Sortie le 26 juin 2020. Traduction de Jérôme Wicky et Laurent Queyssi, lettrage de Moscow Eye et Makma.



Ok, merci Kab. Sans moi.
(pourtant, Kubert)