T’es intra-muros ?
Versailles, c’est Paris mec. On est affecté tous les jours. Tu crois que les RER s’arrêtent aux portes de Paris ? Pourtant t’y as habité. Les Parisiens gueulent car au lieu de prendre le métro ils doivent prendre le bus qui est plaint et que faire deux stations de métro à pieds, c’est trop loin.
Non, c’est pas pareil quand tu n’as pas Paris à traverser. J’en sais quelques chose, ça fait deux jours que je le teste et j’étais un vrai privilégié.
Cela dit, la banlieue à banlieue (sans avoir besoin de passer par Paris), c’est toujours le bordel sauf quand tu as une ligne, donc ça change pas grand chose de ce côté là
Et en quoi c’est pas pareil ? Tu sais que le gros des bouchons et des emmerdes c’est banlieue ? Pas Paris.
Banlieue a Paris c’est pire, on peut pas y aller avec la grève. J’ai trois ligne de trains différentes (Montparnasse, La Défense, Austerlitz), une seule fonctionne avec 2 trains par heure jusqu’à 9h après c’est mort jusqu’a 18h.
Je crois que tu te rends pas bien compte du problème banlieue/proche banlieue. Le bordel dans les vidéos que tu vois avec les trains, c’est le RER B gare du nord qui va vers aubervilliers pas la ligne de métro 14.
Oui, on dit la même chose. J’ai simplement oublié de préciser que je parlais d’un départ de banlieue, excuse-moi. Trop implicite pour moi, puisque j’y étais dans cette banlieue … et pas besoin de télé, je le connais par cœur, le RER B. Pas aussi bien que toi, mais pas loin.
A ton avis, pourquoi j’ai quitté la RP ?
Encore une fois, mes intervenants qui n’ont pas besoin d’aller à moins de 10-15 bornes du périf en partant de chez eux, s’en sortent bien actuellement (d’où ma précision de « traversée de Paris »)
J’habite à creteil depuis le début d’année, et effectivement c’est le bordel pour venir sur paris, j’ai pas de métro, du coup je dors dans mon cabinet dans le 19ème et je prends mes douches chez une patiente. Mais au final ça me dérange pas plus que ça, je préfère en chier un mois que de devoir travailler plus longtemps pour toucher moins à la retraite. Je suis allé à la manif mardi, j’avais jamais vu autant de monde sur une manif, ça fait plaisir, c’était bon enfant, sauf en arrivant à nation où y’avait un sacré comité d’accueil et une ambiance électrique.
Bon, voilà, j’ai craqué, j’ai pris la variante de Miller, chère.

Mais c’est pas tous les jours Noël, voilà, na !
Jim
Pour lire dans le train ou en attendant un train qui n’existe plus ?
Un train fantôme, en somme ?
Tori.
En fait, j’ai lu un bouquin sur Jeff Bezos et Amazon, et j’ai attaqué un roman de Serge Lehman… Les BD (franco-belges ou comics), ça sera peinard à la maison…
Jim
Faut pas que je traine chez Critic …
Héhéhéhé
Jim
T’as bien raison! Il faut savoir se faire plaisir. ![]()
Un vrai caprice de geek !
jim
Très étonnant et très sympathique projet que ce Golden Child. On retrouve en partie le Miller nerveux, teigneux, politique et dense des années 1980, étrangement mélangé au Miller décompressé, baroque, épique et surdimensionné des années 2000. Le récit, en termes de tonalité, se trouve à la croisée entre le premier Dark Knight et le Dark Knight Strikes Again, reprenant le commentaire social du premier et les aspects spectaculaires et démesuré du second.
L’association des deux tendances ne se fait pas avec souplesse, cela dit, la lecture de ce « prestige format » (bon sang, que j’aime ces petits bouquins souples à dos carré) donnant l’impression de découvrir deux histoires sans lien. Mais l’énergie est communicative, et si le principe est assez classique (Darkseid organise des élections fantoches et se sert du Joker, qui n’est pas mort - c’est à peine expliqué au détour d’un dialogue - pour répandre son équation d’anti-vie, ce qui rappellera ne serait-ce que le Legends d’Ostrander et Byrne), ça se lit avec élan.

En grande partie parce que Miller renoue avec une densité de texte propre au premier Dark Knight, qui confère un ton épique à l’ensemble. Presque légendaire. Son sens de la formule est particulièrement sensible, et cela crée un rythme de bulldozer qui emporte le lecteur du début à la fin. Ça commence d’ailleurs par des considérations sur les adultes qui évoquera les débuts de Give Me Liberty (on se souvient encore de son « Grown-ups always caugh. »), ça continue par des clins d’œil (« The Arcade. My turf. »), et ça passe par des formules lapidaires dont il a le secret (« This is going to be ugly. This is going to be a mess. This is going to be great. »). On retrouve son habitude de caractériser les personnages par leur voix, cette fameuse « voix tonnerre » dont on a des échos chez ses héros les plus emblématiques (gentils comme méchants, d’ailleurs). Là, c’est celle du « boss » qui est évoquée, mais aussi celle de Darkseid.

Au lettrage, John Workman joue le jeu, entassant des petits blocs de textes qui décomposent le flot de parole et de pensée. On remarquera que, comme dans Superman Year One, Miller change parfois de registre sans que rien ne soit indiqué dans la forme ou la couleur du bloc : parfois, on est sur une troisième personne, un narrateur omniscient, et puis paf, on passe à la première personne, à la voix intérieure du personnage. Ou l’inverse. Miller semble s’émanciper du système qu’il avait contribué à mettre en place (et dont l’une des expressions les plus frappantes se trouve dans Elektra Assassin) , ou bien s’en foutre, et une fois de plus, il brise les règles narratives, et désarçonne son lecteur.
Graphiquement, Raphael Grampa, dont je ne suis pas grand fan, s’inscrit complètement dans la logique graphique du scénariste. Son interprétation du Joker est celle du premier Dark Knight. Son découpage évoque les différentes manières du maître, et il livre même des planches directement inspirées de la composition du premier opus, avec des contrastes visuels très forts. En plus pop encore.

Tant sur la forme que sur le fond, une déclinaison assez étonnante. Dans le bon sens.
Jim
Ah, cool !
Je ne me souviens plus:c’était quoi,l’explication pour le retour du Joker?
C’est sous-entendu dans les dialogues que Darkseid y est pour quelque chose.
Jim