THE FOLLOWING (Saisons 1-3)

Joe Carroll, un serial killer diabolique, utilise la technologie pour créer une secte de tueurs en séries, tous reliés les uns aux autres alors qu’ils sont dispersés aux quatre coins des Etats-Unis. L’ancien agent du FBI Ryan Hardy, qui l’a traqué et capturé par le passé, qui a même écrit un livre sur lui et qui connait la moindre de ses ruses, se voit contraint de reprendre du service…

[quote]CREATEUR

Kevin Williamson (Scream)

DISTRIBUTION

Kevin Bacon, James Purefoy, Natalie Zea, Shawn Ashmore…

INFOS

Série américaine
Série en production - 1 saison, 15 épisodes
Début de la diffusion : le lundi 21 janvier sur la Fox
Genre : Thriller
Format : 42 mn[/quote]

Preview :

https://www.youtube.com/watch?v=F_c3PNs1eV8

Expert dans la roublardise bien troussée à destination des ados, Kevin Williamson fait muer sa machine en remplaçant les vampires par des tueurs en série…

mmh…

Faut voir.

Moi je vais me laisser tenter : je trouve le cast intéressant, et Williamson sur une productuion télévisuelle qui lorgne sur son genre de prédilection (le thriller / policier “whodunit”, pas trop à la “Dawson” quoi), je lui laisse sa chance sur le papier.

La série va par contre souffrir de la comparaison avec “Cult” (j’espère que je me goure pas sur le titre, pas le temps de vérifier), série au pitch identique mais avec une mise en abyme par là-dessus (c’est l’histoire du tournage d’une série télé qui raconte en gros la même histoire que “The Following”).
Ironiquement le côté métatexte de “Cult” fait très Williamson…

Soit le sujet n’a pas été créé soit le moteur de recherche est pourri.

Donc je lance le sujet !

[quote]
THE FOLLOWING
Crée Kevin Williamson (2013)
Avec Kevin Bacon, James Purefoy, Natalie Zea
Nationalité Américaine
Genre Drame, Policier, Thriller
Statut En production
Format 42 minutes
Joe Carroll, un serial killer diabolique, utilise la technologie pour créer une secte de tueurs en séries, tous reliés les uns aux autres alors qu’ils sont dispersés aux quatre coins des Etats-Unis. L’ancien agent du FBI Ryan Hardy, qui l’a traqué et capturé par le passé, qui a même écrit un livre sur lui et qui connait la moindre de ses ruses, se voit contraint de reprendre du service…

Souce AlloCiné[/quote]

Le teaser

Alors oui, l’ancien agent désormais alcoolique, entre autres, c’est vu et revu. Mais justement, les scénaristes jouent avec ces clichés :le couple de voisins gay, la nounou dévouée et effacée, la dernière victime toujours en vie, les promesses difficiles à tenir, etc. Le pilote pose les bases. Du coup, pour le suivant, on saura qu’il faut se méfier… Le concept, à l’image des Scream de Williamson, permet de prendre à contre pied les codes du genre. J’ai l’impression que l’on retrouve la tension d’une série comme Profiler. Le héros a du retard et il y a une belle mise en abîme entre ses adversaires de la série et les scénaristes de cette dernière : il joue un scénario écrit pour/contre lui. Avec un Bacon à l’aise dans ses basques et un Purefoy qui a quand même des faux airs d’Hugh Jackman, non ?

C’était flagrant dans Solomon Kane :wink:

Il l’a toujours eu, ce faux air. :slight_smile:
Sinon, je serai moins indulgent que toi. Profiler, à l’époque, le concept était sympa. Surtout les deux/trois premières saisons. Après, ça a baissé. Mais Jack reste l’un des serial killers de fiction parmi les plus intéressants. Parce que son visage n’était pas montré. Il y avait une aura de mystère autour. Une excellente idée. Et parce que la relation entre Jack et Sam était bien construite, avec une actrice qui excellait dans l’expression de la vulnérabilité contenue (vulnérabilité accentuée par le fait que le spectateur était comme elle… il ne connaissait pas le visage du tueur). Là, Purefoy, il n’inquiète pas pour un sou. Zéro noirceur. Du coup, son “duel” avec Bacon perd de sa force.

Moi je ferais preuve d’indulgence : c’est vraiment pas mal, même si bardé de défauts.
Devant l’enfilade de clichés posés d’emblée, on se pose des questions, puis on finit par capter que Williamson va chercher à nous balader.
Le bougre le fait avec beaucoup de talent, avec une narration très alerte, parfois authentiquement convenue (les références à Poe, tartes à la crème du genre), utilisant habilement les flash-backs qui semblent être totalement entrés dans la norme du tout venant de la production télévisuelle américaine. Tant mieux puisque c’est un procédé narratif porteur, notamment en termes de manipulations narratives dont Williamson est friand.

Un “dispositif” intéressant, donc, mais au défaut de taille : c’est bien beau de chercher à bousculer les codes établis en termes d’écriture scénaristique, ce serait mieux de chercher à innover aussi en termes de réalisation, et de ce point de vue-là, “The Following” est très banal. A ce titre, la scène d’introduction est très très faible en termes de mise en scène, sur le papier il y avait pourtant matière à une mise en place choc. Dommage, sans compter que le reste de l’épisode se repose sur une caméra portée alternant les champs / contrechamps sans imagination, et aussi quelques fake scares bien bateaux, malheureusement. Reste quelques raccords / transitions bien foutus, notamment sur les flashbacks justement.

De son côté, Bacon est impeccable comme d’habitude dans son rôle de cafardeux antipathique, j’aime bien Ashmore, aussi ; par contre, c’est vrai que Purefoy (même s’il a une “gueule”) ne nous éblouit pas de son charisme.

Au final, une mise en place intéressante sans être géniale, loin de là, mais il faut bien en passer par là pour goûter aux surprises que le scénar’ de Williamson ne manquera pas de ménager. En tout cas j’espère.
Tout l’aspect “méta” décrit par Fredo m’intéresse en tout cas.

Une remaque pour finir : je ne sais pas si c’est moi qui délire ou si Williamson va creuser la question, mais j’ai l’impression que cet épisode met en scène une représentation d’une sorte de paranoïa sécuritaire très "amérique contemporaine, notamment du fait de l’omniprésence des forces de police vu que la moitié du cast est sous protection policière et l’autre c’est des flics ; d’autre part :

une bonne partie du reste de la population américaine semble être constituée de serial killers. Une société mi-flics mi-assassins, le cauchemar absolu !

Je ne sais si la série ira par là, mais j’aimerais voir ce que Williamson ferait de cette thématique.

[quote=“Photonik”]
Devant l’enfilade de clichés posés d’emblée, on se pose des questions, puis on finit par capter que Williamson va chercher à nous balader. [/quote]

Le problème reste que l’on retrouve très vite son chemin pour garder une confortable avance sur ce qui se passe à l’écran. Couplé avec la réalisation poussive, cela ne m’incite pas beaucoup à continuer.

[quote=“Louisv”]

[quote=“Photonik”]
Devant l’enfilade de clichés posés d’emblée, on se pose des questions, puis on finit par capter que Williamson va chercher à nous balader. [/quote]

Le problème reste que l’on retrouve très vite son chemin pour garder une confortable avance sur ce qui se passe à l’écran. Couplé avec la réalisation poussive, cela ne m’incite pas beaucoup à continuer.[/quote]

Je dirais même que le tout “déjà vu” ailleurs de cette série me conforte à arrêter là les frais!

Su le déjà-vu, oui, OK, mais à ce stade je me dis que c’est normal.
Si la suite ne repose que sur des mini-twists sur le modèle de la fin de ce premier épisode, ouais ça va pas le faire.
Mais je demande à voir…

[quote=“sylvain cordurié”]

Il l’a toujours eu, ce faux air. :slight_smile:
Sinon, je serai moins indulgent que toi. Profiler, à l’époque, le concept était sympa. Surtout les deux/trois premières saisons. Après, ça a baissé. Mais Jack reste l’un des serial killers de fiction parmi les plus intéressants. Parce que son visage n’était pas montré. Il y avait une aura de mystère autour. Une excellente idée. Et parce que la relation entre Jack et Sam était bien construite, avec une actrice qui excellait dans l’expression de la vulnérabilité contenue (vulnérabilité accentuée par le fait que le spectateur était comme elle… il ne connaissait pas le visage du tueur). Là, Purefoy, il n’inquiète pas pour un sou. Zéro noirceur. Du coup, son “duel” avec Bacon perd de sa force.[/quote]

Je pense bien au contraire que le parallèle tient toujours puisque la véritable menace pour Bacon, ce n’est plus que Purefoy. La véritable menace, elle est dehors…
Désolé pour le doublon, mais j’ai rentré le nom dans le moteur de recherche et ça m’a donné “nada”… Je passerai par google la prochaine fois parce que le moteur du site ne me semble pas super efficace.

[quote=“Photonik”]Su le déjà-vu, oui, OK, mais à ce stade je me dis que c’est normal.
Si la suite ne repose que sur des mini-twists sur le modèle de la fin de ce premier épisode, ouais ça va pas le faire.
Mais je demande à voir…[/quote]

Je te suis aussi sur ce chemin. Et comme le souligne Fred (content de te revoir man!), les clichés sont des outils narratifs. On se laisse bercé.

Je ne suis pas client de ce genre de show mais rien que Kevin Beacon et Nathalie Zea, ça me donne envie de poursuivre.

Pareil pour moi. J’ai séché la classe mais je suis de retour pour de bon :wink:

Ah ben il est pas trop tôt j’allais lacher le manti pour venir te récupérer.

:stuck_out_tongue:

L’épisode 2 est disponible. Plutôt chiant les flashbacks…
Arrivée d’Annie Parisse.

[spoiler]Je trouve le choix de l’actrice étrange : elle arrive seulement au second épisode (changement de casting ?) et la dernière fois que je l’ai vu à la tv, c’était dans Rubicon. Elle avait un rôle particulier puisqu’elle trahissait le héros de la série, si mes souvenirs sont bons.
Ici, elle a une dernière scène d’épisode assez ambigu je trouve. C’est crédible que ce mec là puisse encore recevoir des objets dans sa cellule après le bordel de sa précédente évasion ? C’est chelou…

Niveau intrigue, c’est une déception. On retombe dans les mêmes schémas que dans le précédent : encore une fois, un mec parvient à faire ce qu’il veut dans une maison qui grouille de flics. Surtout en sachant que l’un des gardiens se ballade dans la nature… C’est la fête… Bon, Bacon parvient à placer un grain de sable dans le plan du vilain. À suivre donc. Mais ça reste un épisode sans trop d’intérêt. Ah si, le héros est sobre ![/spoiler]

Où il se cache cet animal là?!

Aïe… Tu me fais peur, Fredo…
Déjà que j’étais moyennement motivé.
J’espère qu’ils feront mieux avec Hannibal.