Je pense que je lis Three Jokers car j’ai vraiment Doomsday Clock. Il y a un vrai travail, soigné de l’équipe créative qui m’a plu. J’avoue que l’usage des Watchmen ne fait ni chaud ni froid tant je sais ce que vaut ce chef d’œuvre. Je pense même me le reprendre en VF pour te dire!
Je pense que DC représentait un beau chant de cygne pour Johns, dans le le rayon comics avec sa vision méta du DCU qui transcendera toujours l’ombre de Watchmen sur les comics de super-héros. Mais ça, c’est une autre histoire!
Vous me donnez pas envie de retester du dc récent. A chaque grosse saga j’espère, et puis je vous lis et finalement j’essaie même pas. Ça me fait chier car j’adorais cet univers.
Y a quand même autre chose à lire que des grandes sagas quand même. Batman, Hawkman, Strange Adventures, les Wonder comics, Justice League Dark (sûrement la meilleure série DC, je trouve) voire même Superman. Tous ces comics sont indépendants des grandes sagas.
Bah oui mais comme Hush le dit ci-dessus, y a autre chose de bon à lire que les « grosses sagas ». En comics ces dernières décennies quel que soit l’éditeur, les gros events réussis je dirais même que c’est plutôt l’exception que la règle.
J’ai essayé avec le nioufiftitou et après avec rebirth, je reconnais plus les persos que j’ai aimé, ni arrive à savoir ce qu’ils ont vécus dans ce que j’ai lu précédemment, du coup j’avais l’impression de lire un univers alternatif mal branlé. Du mauvais ultimate. Ultimates par Loeb pour être plus précis. Y’a bien deux-trois trucs qui m’ont plu au début, animal man, swamp thing, green lantern (mais là c’était en continuité de ce qui avait été fait auparavant), larfleeze. Mais ça ne va guère plus loin. J’aimais cette continuité, cette notion d’héritage qui a disparue. Tout comme mes héros préférés les titans ( wally en tête ).
Bref je fais mon deuil, mais j’espère toujours un coup de baguette magique qui ramènerai l’ancienne continuité avec un booster gold qui réparerai tout ça. ( il était à la fin des temps lors de flashpoint il aurait pu être épargné par toute cette m…)
Oh, moi, quarante ans (presque) de lecture m’ont appris que, lorsqu’il y a des « conneries », il suffit d’attendre et il se trouvera toujours quelqu’un pour faire de la citronnade avec tous les citrons qu’on est obligés d’engloutir.
Après, c’est vrai que depuis quinze ans, l’univers DC est sérieusement malmené.
Est-ce que les ventes sont meilleures qu’avant Flashpoint une fois passé les n°1? Cela a-t-il permi de vraiment renouveler le lectorat? Où ça a juste fait fuir des anciens ( j’ai que 36 ans mais 22 de lecture) qui s’y retrouvent plus.
La première crisis a-t-elle fait aussi mal à l’époque ? Je me doute qu’avec byrne/miller/perez la pilule passe plus facilement qu’avec johns/didio
Je n’ai aucune réponse à ces questions.
Mais il me semble clair que la volonté de « ranger les jouets » était plus affichée en 1986, même s’il y a eu des hésitations (Green Lantern Corps n’a pas été rebooté, par exemple) et des confusions (le cas Hawkman). Cela dit, l’écurie des auteurs a été recomposée, accueillant plein de sang neuf (tu cites Byrne, mais on pourrait aussi citer les auteurs provenant de chez First et amenés plus ou moins dans les bagages de Mike Gold, ce qui leur a permis de dynamiser Flash, la Suicide Squad, Green Arrow, Hawkman et d’autres).
D’ailleurs, un autre truc intéressant dans le DC d’il y a trente cinq ans (peu ou prou), c’est que de nombreux personnages n’avaient pas eu encore de séries à eux : l’exemple frappant, c’est Green Arrow, on pourra citer Robin qui l’obtient dans la décennie suivante, ou encore Catwoman. C’est une grosse différence par rapport au DC actuel, où le moindre justicier a droit à son tour de piste (et si ça ne marche pas, il sera remplacé). En 1986, les cadres cherchent à mettre en valeur le catalogue, ce qui donne naissance à de nouvelles séries qui mettent en avant de nouvelles têtes d’affiche. Alors il y a les créations (Booster Gold), les transfuges de chez Charlton (Blue Beetle, Peacemaker, Question) qu’il faut mettre en avant parce que ce sont des acquisitions récentes, mais il y a tout le fond de catalogue que la direction juge inexploité, à raison selon moi. Les mettre sur le devant de la scène permet de créer une actualité qui s’appuie sur une popularité déjà acquise, plus ou moins grande mais qu’on peut solidifier avec des équipes connues et stables.
Et sur ce dernier point, on voit bien que la période actuelle ne cherche pas à imiter ça, mais plutôt à copier l’inondation de la décennie suivante, durant laquelle tous les personnages avaient droit à leur titre (et on a vu où ça mène…).
Les ventes ont été bien meilleure pour DC apres Flashpoint que avant Flashpoint au moins jusqu’à Rebirth…
et même apres la série Batman est resté loin devant les autres au moins sur la 1ere moitié du run de king… à 80 000 ex… alors que la série derriere (hors #1, variant, morts…) étaient à 65000 max…
bon j ai pas vérifié… mais oui DC a été un meilleur vendeur par rapport a marvel durant nu52 que jamais depuis le milieu des 70’s ou vraiment les années 85-88 alors que c est la pire periode creative depuis les 60’s…
et on va dire que c est pareil en france… même que jamais…
Je rappelle que les mag précédents de Batman chez panini n ont pas tenus et ont été reformatés avec superman…
Dans un magazine en hommage à Batman (une couverture jaune…mais le nom), le meilleur d’entre nous tous, je parle évidemment de l’illustre Denny Colt, interviewé dans le dit magazine évoquait que les reboots intervenaient tous les cinq ans car le lectorat US est volatile puisqu’il délaisse les comics « naturellement » au bout de 5 ans.
C’est la vieille théorie de Len Wein, qu’il avait exprimée déjà dans une interview des années 1970 ou 1980 : il expliquait que les lecteurs découvraient les comics enfant et les délaissaient ado. Et selon lui, c’est ce qui expliquait que les univers ne bougeaient pas vraiment, parce qu’il était possible de resservir les mêmes histoires, les mêmes personnages, à un lectorat qui a changé et qui ne connaît pas les précédentes versions.
J’ai toujours trouvé que cette théorie rencontrait rapidement des limites.
Le premier Green Goblin
Le second Green Goblin
Le troisième Green Goblin
Hobgoblin
Jack O’Lantern
Le nouveau Hobgoblin
Le nouveau Jack O’Lantern
Le 4ème Green Goblin (Urich)
Le nouveau Jack O’Lantern
Le VRAI Hobgoblin
Le 5ème Green Goblin (sbire d’Osborn)
Mad Jack
Je lisais la semaine dernière « Une vie en manga », biographie (ou plutôt hagiographie ) d’Osamu Tezuka et il était expliqué que pour Astro Boy (ou Tetsuwan Atomu ou Astro le petit robot), il y avait des cycles de 3 ans pendant lesquels Astro grandissait progressivement. Mais au bout d’un moment, quand ses lecteurs devenaient trop « vieux », il était obligé de retourner à un physique enfantin pour intéresser une nouvelle génération.