Il y a plein de cas différents dans le cas de Tintin. La plus général c’est le passage à l’album couleur avec comme conséquence une diminution du nombre de page par rapport à la parution en kiosque et l’album n&b. Donc repensé toute la page et en refaire.
Dans le cas de Tintin au pays de l’or noir (d’où provient les images) c’est encore plus particulier pour l’histoire débuta en kiosque en 38 ou 39 et fut stoppé à cause de la guerre et de l’occupation. Hergé la reprendra en 48 pour la parution kiosque et 50 pour l’album.
(c’est d’ailleurs pour cela que la présence de Haddock est anecdotique, il n’était pas créé lors de la parution en kiosque)
En 1971 il repris tout l’album pour une meilleure diffusion mondiale et gomma des éléments réaliste l’ancrant trop dans la réalité des années 50.
Tu a aussi le cas de L’ile Noire qui a trois version différentes. Kiosque et deux albums. La deuxième édition album fut faite pour le marché anglais (la 1ère édition était jugé vieillote par l’éditeur anglais) et pour occuper les membres du studio Hergé qui désespéré que ce dernier se remette à bosser.
Les pages wiki des albums sont très complets vis à vis des différences entre les parutions en kiosques et les différents éditions d’albums
Mais dans le cas précis de la séquence postée par nemo, ça reste du changement purement esthétique (à première vue). Et ça m’interpelle dans le sens où il doit y avoir une approche qui semble liée à un sentiment perfectionniste.
Il y a aussi des détails qui ne correspondaient pas à la réalité, il me semble.
C’est aussi la raison pour laquelle Haddock ne donne jamais l’explication… Hergé s’en sort par une pirouette.
Et parmi les éléments modifiés, outre le titre (on passe de Au pays de l’or noir à Tintin au pays de l’or noir), il y a toute la séquence du début, où les soldats britanniques sont remplacés par des militaires arabes, le mandat britannique en Palestine ayant pris fin en 1948.
Il faut se rendre compte qu’entre le début et la fin de l’album, il y a eu la seconde guerre mondiale et la création de l’État d’Israël… Tout le Moyen-Orient en est modifié, et comme c’est la toile de fond de cet album, ça explique beaucoup des remaniements.
La case plus haut provient justement de cet album, avec, je pense, la prépublication, la deuxième prépublication, la publication en album, la deuxième version de l’album.
Hahahaha.
C’est marrant, en voyant la formulation, je m’interrogeais sur la fonction distributive de « et ».
Le principe, c’est qu’il met en relation deux éléments syntaxiques de même niveau. Ici, « veuve » et « mari » sont au même niveau et composent un groupe nominal.
Mais le français permet d’élider « de », ou de le répéter, les deux sont possibles. Mais l’emploi ne veut pas dire la même chose.
« De sa veuve et de son mari » ne dit pas la même chose que « de sa veuve et son mari », parce que « et » équilibre deux types de groupe syntaxique différent. (Et la formulation de Lord est pertinente.)
Je lis des échanges sur un forum, et je pense grammaire. C’est grave, docteur ?