TOM ET WILLIAM (Laurent Lefeuvre)

Discutez de Tom et William

Continuons, donc, le copinage, avec, non pas la première œuvre de Laurent Lefeuvre, mais la première de son univers partagé (qui peut se lire de manière indépendante aussi).

Fans de pocket, c’est pour vous, mais les autres peuvent aussi venir (parce que ça été prouvé que ça marche aussi pour les autres)

Dans un monde post-apocalyptique, le petit Tom, un bambin grand lecteur de BD de gare, est en mesure d’invoquer les héros de ses lectures afin de protéger le petit groupe de survivants qui s’assemble autour de lui.

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Sur ce postulat très sympathique, Laurent Lefeuvre signe ici sa première bande dessinée (dans la très prestigieuse collection « Signé », excusez du peu) et se fait remarquer d’un lectorat qui partage son goût pour la bande dessinée populaire. Son récit, qui joue sur la mise en abyme et sur la frontière perméable entre réalité et fiction, nous conduit à nous interroger sur l’imaginaire.

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Le style de Laurent n’est pas encore aussi abouti que maintenant, où des années de travail lui donnent désormais le moyen de rendre ses pastiches vertigineux. Mais il parvient à jouer sur les archétypes (le cosmonaute, le chevalier, le shérif…) et confère à ses personnages un caractère vivant très prononcé.

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Jim

Avis avant copinage :

Lu la bd dans le nuit de samedi et la matinée de dimanche et j’ai adoré. Et en allant sur son blog, c’est encore plus fort. C’est une bd qui est vraiment faites pour notre génération et notre style de lecture. Un vrai hommage, avec des dessins très sympa. Un auteur que je vais suivre.

Laurent m’avait fait un Photonik. J’étais le premier à lui demander.
C’était dans une librairie de Bourges, à qui avait forcé à faire des heures sup’ … fallait pas nous inviter.

Qu’entendais-tu pas « notre style de lecture » ? La BD de gare ? La BD de kiosque ? Le feuilleton ?

Jim

Un peu tout ça, je suppose, ouais (c’était en 2010 ou 2011 que j’ai écrit ça). Les pockets, les BD à suivre en permanence, …

Le côté « popu », pour reprendre une expression chère à Zaitchick.

Jim

Depuis le temps que je me dis qu’il faut que je l’achète, il va vraiment falloir que je me décide. Pourtant je n’ai pas d’excuse, le sujet me parle…

Clairement.
En plus, on sent bien la naissance du style de Laurent, qui a fait des bonds de géant depuis, et c’est toujours émouvant de voir une patte naître sous nos yeux.

Jim