Tortues ninja : le jeu de plateau

SOIRÉE PIZZA ET NUNCHAKU DANS LES ÉGOUTS!

Pour son quatrième jeu franchisé après Kill Shakespeare, The X-Files et Chew : Card Game, la marque IDW Games, filiale des éditions IDW Publishing, s’attaque à rien de moins que l’adaptation d’un véritable phénomène de la bande-dessinée américaine : Les Tortues Ninja.

Créées en 1984 par Kevin Eastman et Peter Laird comme une jolie pique à la vague Grim’n Gritty portée par un Frank Miller au sommet de sa forme (la première série suggérait que les quatre tortues ingéraient le produit X ayant rendu Matt Murdock aveugle), les tortues ninjas se sont vite imposées comme un porte-étendard de l’indépendant à l’aide d’une communication sans faille.

La série raconte les tribulations de quatre tortues mutées, adeptes des art-martiaux et des pizzas ; de leur maitre Splinter ; et de leurs amis April O’Neil et le bravache Casey Jones pour défaire le terrible clan Foot qui terrorise la ville de New York. A leur tête, l’impitoyable Shredder gouverne d’une main de fer.

Jouets, dessin-animés, adaptations télévisées et films se sont succédé en parallèle à la publication, entre 1984 et 2009, de pas moins de quatre volumes chez le petit label Mirage et d’une série hors-continuité chez Image Comics*.

La franchise a depuis été réinitialisée, avec un certain succès, par l’éditeur IDW Publishing sous le titre classique Teenage Mutant Ninja Turtles.

Avec une telle malléabilité, il n’est pas étonnant de retrouver maintenant les tortues ninja à la tête de leur propre jeu de plateau.

Pour assurer sa réussite, l’éditeur a fait appel au célèbre concepteur Kevin Wilson, auteur des succès Descent et Arkham Horror qui a aussi adapté le comic Chew pour le compte d’IDW.

Avec Teenage Mutant Ninja Turtles: Shadows of the Past, Wilson conçoit un jeu de campagne classique pour deux à cinq joueurs - à l’image du sus-cité Descent ou le blockbuster Star Wars : Assaut sur l’Empire - où les participants évoluent dans une suite de scenarii supervisés par le maléfique Maitre du Jeu (celui qui contrôle le clan Foot) jusqu’à ce que la ville de New York soit sauvée (ou conquise !). Chaque scénario de la campagne s’inspire directement des évènements de la dernière série de comics.

Le petit bonus du système imaginé par Wilson, c’est la partie collaborative du jeu. Le fait est, à chaque début de tour, tous les joueurs “tortues” jettent leurs dés d’action simultanément et les disposent ensuite en fonction des joueurs de gauche et de droite qui pourront en avoir l’utilité. Il favorise ainsi la bonne entente du groupe et met à l’épreuve leur capacité à travailler ensemble… Un peu comme dans le comic-book en somme.

A l’heure où nous parlons, la campagne de financement participative a déjà atteint son but initial de 250 000$ sur Kickstarter.

En juillet 2016, les participants recevront au moins la boite de base. Elle comprend les figurines des Tortues Ninja ; de Shredder ; de Karai ; Alopex ; 27 ninjas Foot ; April O’Neil ; ainsi que les figurines exclusives des Tortues désignées par Kevin Eastman (ci-dessus) ; les cartes, les dés ; et 12 plateaux recto-verso.

Il reste encore 21 jours pour prendre part à l’aventure. Et puis qui sait, si la campagne atteint un plafond mirobolant, les joueurs de l’hexagone pourront peut-être profiter d’une version française ?

**Cowabanga, le cri des ninjas ? **


[size=85]* Pour la petite histoire, cette version supervisée par Erik Larsen (Savage Dragon) est boudée par les créateurs, notamment à cause des changements radicaux apportés aux héros (l’une des tortues perd sa main, l’autre devient un Cyborg, et la troisième finit par remplacer Shredder à la tête du Clan Foot).

Aux dernière nouvelles, le scénariste Gary Carlson et le dessinateur Frank Bosco suggéraient une possible réédition chez IDW Publishing. Les deux auteurs ont d’ailleurs participé au numéro spécial fêtant les 30 ans des tortues en 2014.[/size]

Je veux une trad française ><

Cowabunga ! ~___^

Tu n’es pas le seul…

Tori.

Mais ça, c’est quand ils boivent du (faux) jus de fruit avant !
[size=50](quoique ce jus de fruit, on peut le sniffer aussi !)[/size]

Cowabonga !

[quote]

Tu n’es pas le seul…

Tori.[/quote]

Je ne pense pas que le jeu soit très compliqué en anglais, surtout pour ceux qui ont déjà pratiqué Descent ou Star Wars : Assaut sur l’Empire. Par contre, je trouve la boite un peu chiche, en particulier pour le joueur adversaire (seulement 27 ninjas Foot et trois vilains ?).

Et puis je dois avouer que la réécriture à la sauce ultimate des tortues ninja (avec cette interconnexion agaçante entre tous les personnages) me passe au-dessus de la tête. J’aurais préféré une adaptation de la série originale, plus riche, plus folle aussi.

Vous me direz, rien ne les empêche de faire des compléments sur le tard.

“Les Tortues adolescentes ninjas mutantes : les ombres du passé”.
Non, ne me remercie pas, c’est tout naturel. :wink:

[quote=“Photonik”]

“Les Tortues adolescentes ninjas mutantes : les ombres du passé”.
Non, ne me remercie pas, c’est tout naturel. :wink:[/quote]

Merci Photo, qu’est ce que je ferais sans vous ? xD

Je t’ai dit de ne pas me remercier !!!
:mrgreen:

Je suis trop poli pour ça :wink:

Ca a vraiment l’air d’être une copie de Descent si on se réfère aux fiches et aux dés d’action. La première version manquait de pas mal de choses et la seconde n’offre toujours pas de véritables défis. Du coup, l’adversaire se fait chier et les joueurs aussi parce que pas de difficultés ou de stratégie à suivre/improviser pour s’adapter à la situation.
Renforcer le côté coop va rendre le rôle des joueurs encore plus facile même si l’idée est bonne à la base, la difficulté est ce qui rend ces jeux coop intéressants. Là, j’ai peur que ça devienne trop facile et qu’on défonce le seigneur/adversaire trop vite.
Ce qui serait bien, ce serait d’avoir la difficulté d’Arkham qui est plutôt bien dosée (dans le sens où on peut facilement se faire poutrer si on fait n’importe quoi).

Jack,
Star Wars, Assaut sur l’Empire est du même acabit ? En terme de difficultés ? J’ai l’impression que, fidèles à la licence, il faut acheter 10000 mini-extensions personnages et que c’est un gouffre à pognon. C’est le cas ?

[quote=“nikohell”]Jack,
Star Wars, Assaut sur l’Empire est du même acabit ? En terme de difficultés ? [/quote]

Personnellement, je n’ai joué que le rôle de l’Empire (“rejoins le coté obscur de la Force !”) et je me suis bien amusé.

Avec un peu de stratégie, il y a moyen de bien faire suer les joueurs. Ouais, je dirais que le jeu est bien dosé dans ce sens. J’ai même gagné quelques parties. Alors le but n’est clairement pas d’avantager le maitre du jeu, ni de le faire gagner, mais j’ai été surpris de voir que j’avais certaines latitudes.

Par contre, je n’ai que très peu touché à Descent, malheureusement. Et je n’ai pas le temps, ni les joueurs, pour jouer autant que ça. :wink:

Oui et non. Disons que le fan va raquer, c’est sûr, mais si tu es comme moi, juste curieux, la boite de base suffit amplement pour jouer une bonne campagne. Surtout qu’en France, ils ont eu la bonne idée d’y intégrer les extensions Dark Vador et Luke Skywalker.

[size=85]Et je peux vous dire que placer le Seigneur Vador sur le plateau sous les yeux éberlués de vos ennemis au bord de l’incontinence, c’est jouissif.[/size]

Merci de ton retour Jack.
Je suis plutôt un habitué des jeux de plateaux, d’où mes exigences et je joue avec des joueurs qui le sont aussi. Nous trouvions Descent 1 & 2 trop faciles, ce qui donnait au Seigneur un rôle à la limite du pousse-figurine.
Alors que j’ai de bons souvenirs d’Arkham niveau difficultés.

J’aime beaucoup cette réécriture des tortues. C’est vrai qu’il est agaçant en ne lisant que la série principale que certains événements se trouvent dans les micro séries et que celles ci soit pas compilées dans les tpb de la série mère. Mais bon souvent ça me gêne pas plus que ça. Eastman revisite très bien son oeuvre mixant à la perfection action, humour et pizza.
De la première série je n’ai lu que les 5 volumes HC reprenant les épisodes de Eastman et Laird que j’ai adoré.

Je sais. C’est d’ailleurs toi qui m’a donné envie d’essayer mais ça n’a pas fonctionné.

Oui, c’est un cocktail surprenant.

Malgré les défauts évidents (Image Comics d’époque oblige), j’avoue avoir un faible pour la troisième série de Gary Carlson et Frank Bosco qui allait vraiment au bout de leurs idées.

Sinon, le premier film Tortues Ninjas est injustement sous-estimé. Encore aujourd’hui, le travail des gens de l’atelier Henson est fabuleux.

Et puis il y a l’amusant film d’animation Turtles Forever qui regroupe les incarnations les plus populaires de l’équipe (dont l’originale), incontournable pour les fans et à voir au moins une fois pour les connaisseurs :