TUMATXA : L'ÉMISSION !

Merci pour la confirmation Le_Doc! :wink:

Alors ça… Du coup j’ai ce truc en DVD, je crois ; ceci étant dit, j’aurais bien été en peine de retracer la généalogie de cette ligne de dialogue pour autant !!!

Pour moi, ça s’est passé dans le désordre : j’ai beaucoup écouté l’album à une époque, et quand j’ai vu (tardivement) le film, la réplique du militaire m’a paru aussitôt familière.

Signalons pour les profanes en la matière (je parle de Cathedral) que le groupe a très souvent inclus des références cinématographiques dans ses morceaux, parfois assorties de samples extraits des films en question.
Il est arrivé par le passé que le groupe taise les références en question, quand ils n’ont pas réussi à mettre la main sur les droits des extraits concernés. Mais à d’autres moments, la référence est flagrante et « revendiquée », comme dans le cas de « Hopkins (The Witchfinder General) », probablement leur morceau le plus célèbre, qui reprend des extraits du « Grand Inquisiteur » de Michael Reeves…

Et il y a aussi Captain Clegg :

1 J'aime

Oui un peu jusqu au boutiste. On peut aussi entendre une langue comme la somme de ses equivoques, ce qui n est pas le parti pris des theories de la communication qui statuent peut etre un peu trop rapidement qu une langue ça sert a communiquer.

Etant l hôte de mon hôte, et finissant mon café qu il fait fort bon je me retourne vers lui :

  • ami un Autre !
  • ami la Même chose !

La langue c est une embrouille !

Absolument, sur l’album « Caravan Beyond Redemption » (1998), pour les complétistes.

EPISODE 12 : Alleluia pour les derniers jours de Dracula

Un épisode à la formule relativement classique cette semaine encore, avant une émission un brin spéciale la semaine prochaine !!
Le programme cette semaine :

  • Pour le cinéma, nous nous penchons sur le très beau « Alleluia » (2014) du cinéaste belge Fabrice du Welz, alors qu’aujourd’hui même sort son dernier film « Adoration »…

  • Pour la littérature, on aborde pour la première fois le travail du très doué China Miéville, avec « Les Derniers Jours du Nouveau-Paris », le dernier-né de sa bibliographie déjà très impressionnante.

  • Au rayon série télévisée, on évoque l’excellente adaptation du « Dracula » de Bram Stoker pour la BBC, sous l’égide du tandem Steven Moffat/Mark Gatiss, déjà à l’œuvre sur « Sherlock ».

Et pour la musique, ce sera :
« Chariots (Descending From Zagros) », issu du dernier album des métalleux d’Atlantean Kodex, « No Time », petit bijou post-punk extrait de « Image », premier album des belges de Whispering Sons, « Dracula - The Beginning », morceau d’ouverture de l’incroyable BO du film de Coppola, par le compositeur polonais Wojciech Kilar, et on termine en beauté avec le puissamment bouleversant « I Am The Beast », morceau conclusif du « Caligula » de Lingua Ignota…!!!

« All I want is boundless love
All I know is violence
Violence
All I know is violence
Violence
Violence
Violence… »

EPISODE 12 !!!

Je sens que l’interview annuel de Pacôme ne va pas tarder. :grin: Il a de l’actualité le bougre.

Wait and see… :wink:

Ah, on dirait que Xiberoko Botza a des problèmes de serveur. Je n’arrive pas à télécharger l’épisode. Je réessaierai demain.

Hier soir, le lien et le Player sur Xiberoko Botza ne fonctionnait pas (c’est là où je récupère le fichier d’habitude) mais pas de souci avec le lien de Photonik qui était fonctionnel.

Edit: Finalement, je viens de commencer à écouter l’émission téléchargée dans ma voiture et le lien ne pointe pas sur le bon fichier. :sweat_smile:
Coup de chance, c’est une émission ancienne que je n’avais pas écouté et ça m’a permis de réécouter l’énormissime medley Slayer par Fantômas. Top! :grin:

On m’a signalé ça… Je vais essayer de faire régler ça dans la matinée.

Ayé !!! C’est réparé me dit-on…

Ah, très bien. J’ai justement un peu de temps, là. Je m’occupe de l’archive.

Cool, merci, comme d’hab’ !!!

Merci d’avoir passé du Lingua Ignota. Ça fait plusieurs mois que je dois écouter ce « groupe » et j’ai beaucoup aimé le morceau « I’m the beast ».
Je suis passé sur son site et j’ai vu qu’elle avait 4 dates pendant le Roadburn 2020 dont 3 déjà sold out (ce qui m’a paru curieux dans le cadre d’un festival).

J’ai l’impression que c’est nouveau, cette histoire de concert sold-out, mais en même temps je ne suis pas surpris. Il n’est pas rare que dans les plus petites salles, comme la Green Room (petite salle de 500 places environ, mais à l’acoustique monstrueuse), la jauge soit atteinte très rapidement, et que la file d’attente génère frustration et énervement. Peut-être ont-ils mis en place un système de « réservation », même indicatif, pour éviter ce genre de désagréments…
Je ne saurais dire, je ne peux y aller cette année, à mon grand dam.

Il est vraiment terrible, cet album de Lingua Ignota, et cette Kristin Hayter est carrément impressionnante, tant sur le plan des compos que de la pure performance vocale.

Ah, ben, ça tombe bien, on a des visions complémentaires de l’œuvre de Du Welz. Je n’ai vu que trois films de lui, ses trois premiers: « Quand on est amoureux c’est merveilleux » (dont je ne garde aucun souvenir, j’en ai peur), « Vinyan » et, surtout, « Calvaire ».

« Vinyan » n’est, à mon avis, pas si réussi que ça. Je le vois comme son approche du cinéma « chamanique », sous la double influence de « Apocalypse Now » et, surtout, de « Tropical Malady » (de Apichatpong Weerasethakul). Mais, à mon sens, la mayonnaise ne prend à aucun moment, sans doute à cause d’une trop grande déférence à ses prédécesseurs. Bon, ça et le fait que le tournage a été, visiblement, un enfer, à cause des conditions météo. Ce qui est cohérent vis-à-vis du sujet mais reste un naufrage pour le film, à mon avis. Enfin, on peut quand même noter une interprétation parfaitement habitée de la part d’Emmanuelle Béart.

Par contre, « Calvaire » est un chef d’œuvre absolu. Première chose: effectivement, le film a été placé dans la lignée du torture porn et de la new french extremity (deux mouvements qui ne m’intéressent que peu, même s’il y a quelques films de qualité là-dedans), sans doute à cause de la présence dans un rôle secondaire de l’extraordinaire Philippe Nahon. C’est des conneries. Ce film est certes très référentiel (on pense effectivement à « Massacre à la tronçonneuse ») mais ne situe pas dans la lignée du body horror et du cinéma d’exploitation cher à Alexandre Aja, Eli Roth et consorts.

Pour moi, la référence absolue de ce film (en dehors de Hooper) est le surréalisme belge, dont justement toute la bande Canal+ à la Delépine, De Kervern, Poelvoorde et autres, est quelque peu issue. Par exemple, sans spoiler, la scène qui est généralement vue comme la plus marquante (pas du tout gore, d’ailleurs), une danse dans un bar glauque, est une référence au très beau film d’ André Delvaux, « Un soir, un train ». Et je ne veux pas non plus gâcher le dernier acte du film mais on dira juste que Du Welz s’est souvenu que la légende du Petit Chaperon Rouge provient probablement des Ardennes. J’y ai aussi vu une référence à « Don’t Look Now ». Pour moi, c’est là que se situe le génie de ce film. Tellement supérieur au tout-venant du torture porn et de la new french extremity.

Aussi, tu te demandais quel était le boulot du personnage de Laurent Lucas là-dedans. Pour moi, ça fait aussi lien avec cette scène belge. Il joue un chanteur de variété un peu minable qui fait le tour des maisons de retraite dans sa camionnette en se faisant payer à chaque fois une misère. C’est la première scène du film (très chouette caméo de Brigitte Lahaie, d’ailleurs). Elle est traitée sur un ton à la fois pathétique, clairement humoristique et un peu affectueux. Ce mélange-là me semble provenir de l’émission « Strip Tease » et se retrouve dans les films (formidables) de Bouli Lanners et Delépine/Kervern.

Interprétation parfaite de la part de Lucas et Berroyer aussi, bien sûr.

Enfin, tu évoquais vite fait son co-scénariste. Ce n’est pas n’importe qui, en fait, et il provient aussi de cette lignée belge. Il s’agit d’un certain Vincent Tavier, qui a commencé dans « C’est arrivé près de chez vous », a fait le passage à Canal+ (« Groland », « Mr. Manatane », « Atomik Circus », plusieurs films de Delépine/Kervern…), est passé vite fait chez Quentin Dupieux (« Steak »), mais, surtout, est le co-créateur de la série/film d’animation « Panique au village » que je trouve assez formidable. Un gars intéressant.

Enfin, je ne peux que recommander « Calvaire ». Clairement un des mes films préférés. Et, oui, c’est vu comme étant un des classiques du Folk Horror, ce qui ne peut que me plaire, mais, pour le coup, cette étiquette me semble secondaire à coté de cette influence surréaliste que je trouve passionnante. Il faut que je vois « Alleluia » et « Adoration », du coup.