Pour le cinéma, à la faveur d’une toute récente ressortie en salles, évoquons donc le superbe « The Changeling » (« L’Enfant du Diable » pour la VF pourrie) de Peter Medak (« Romeo is bleeding »), beau fleuron de la vague de films d’épouvante surnaturelle qui a prospéré dans les années 70, dans la foulée des succès de « Rosemary’s Baby » et « L’Exorciste ». « The Changeling » (1980) représente un peu la queue de comète du filon, mais ne manque pas d’atouts à faire valoir, comme sa mise en scène ample et classieuse, son utilisation astucieuse du son, le sentiment de tristesse infinie qui l’imprègne tout du long, et la présence de l’impeccable George C. Scott dans le rôle principal, celui d’un père/mari endeuillé qui découvre que sa nouvelle maison est hantée, et décide de mener l’enquête sur les circonstances du décès de ce spectre plus à plaindre qu’effrayant. C’est beau, c’est classe, et ça développe un discours intéressant sur la notion même de deuil…