TUMATXA : L'ÉMISSION !

Je pense que ça dépend d’où on est situé, non ?

Pour le concert de Maiden à La Défense Arena, c’était quasi unanime pour le samedi soir dans les commentaires. Les aigus étaient agressifs dans quasiment toute la salle. A priori, certaines personnes dans la fosse, on quand même eu un bon son…
Pour SOAD, j’ai pas mal regardé les commentaires sur les réseaux sociaux et généralement, on voit en majorité les chouineurs. Hormis les commentaires du style « SOAD c’est de la merde », tout le monde était satisfait de l’ambiance du concert. Je n’ai pas vu un seul commentaire négatif sur le son dans le stade et même au contraire, pas mal de personnes félicitaient la régie son pour la qualité de leur travail.

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C’est plutôt une bonne nouvelle pour SOAD je les avais vu à l’époque de la tournée de Mezmerise, le concert était franchement pas terrible, les musiciens étaient à coté de la plaque tout le temps, le chant franchement limite et on voyait bien que les mecs pouvaient plus se piffrer.

Bon, je suis pas sûr qu’ils s’entendent mieux maintenant mais si au moins ils soignent leur show c’est toujours ça de pris !

J’ai commandé le livre à ma libraire à la lecture de ta présentation. Je n’ai même pas attendu d’en écouter ta chronique. :sweat_smile:
J’ai parcouru sa bibliographie rapidement et je pense qu’il y a pleins de titres qui vont me plaire. :grin:

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Et bim !

2025.10.15 - (1:17) Bruce Dickinson, (32:04) Charlie Kaufman, « Synecdoche, New-York », (1:24:11) Perturbator, (1:36:23) Juan José Saer, « L’Enquête », (2:07:40) Laura Pleasants, The Discussion, (2:15:31) Daria Schmitt, « La Tête de Mort Venue de Suède », (2:39:44) Cathedral

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Oh, je n’étais pas au courant de l’existence de ce film. Intéressant : https://dmovies.org/2025/10/19/a-way-to-die-the-short-films-of-coil/

Ta chronique de « Vineland » m’a donné envie de me refrotter à Pynchon. J’ai retrouvé au fond de ma pile son « Vente à la criée du Lot 49 ».
Après lecture, mon avis n’a pas changé. Son écriture me gonfle autant qu’elle m’impressionne par moment.
Mais je pense que c’est une porte d’entrée idéale pour quelqu’un qui veut le découvrir. Le roman est court (environ 250 pages) et il donne le parfait aperçu de ce qui fait Pynchon. Après, on aime ou on n’aime pas… :man_shrugging:t2:

Et sinon, j’ai commencé à écouter la nouvelle émission. Très chouette « Le sang des bêtes », je l’ai préféré aux deux morceaux sortis précédemment. J’ai toujours ce problème avec le chant en français de manière générale…
Et sinon comme toi, j’avais énormément écouté « Les cités interdites » de Killers quand j’étais ado.
J’ai retenté il y a quelques années et je n’aurais pas dû… :sweat_smile:

EPISODE 5 : La guerre titanesque de la vie changeante

Retour de « Tumatxa! » après la traditionnelle pause de la Toussaint… Au micro je claironne un peu rapidement que nous aurons des invités rapidement et que l’émission de la semaine prochaine sera une spéciale Alan Moore ; me suis un peu avancé. Mais c’est pas grave !! Tout ça arrivera très vite quand même, après une émission classique la semaine prochaine. Stay tuned si vous aimez les barbus. ^^

Cette semaine, programme classique ou presque, puisque je me livre quand même en début d’émission à un exercice éhonté mais nécessaire d’auto-promotion débridée : en effet, nous allons parler de Titan et de son dernier album, « Lacrimae Mundi », sorti la semaine dernière. Un groupe auquel j’ai l’honneur d’appartenir, je le précise.

Pour le reste, cinoche (une reprise), BD (un gros habitué de l’émission), littérature (un brin transgressive, comme on dit) : tel est le mirifique programme du jour.

Pour le cinéma, à la faveur d’une toute récente ressortie en salles, évoquons donc le superbe « The Changeling » (« L’Enfant du Diable » pour la VF pourrie) de Peter Medak (« Romeo is bleeding »), beau fleuron de la vague de films d’épouvante surnaturelle qui a prospéré dans les années 70, dans la foulée des succès de « Rosemary’s Baby » et « L’Exorciste ». « The Changeling » (1980) représente un peu la queue de comète du filon, mais ne manque pas d’atouts à faire valoir, comme sa mise en scène ample et classieuse, son utilisation astucieuse du son, le sentiment de tristesse infinie qui l’imprègne tout du long, et la présence de l’impeccable George C. Scott dans le rôle principal, celui d’un père/mari endeuillé qui découvre que sa nouvelle maison est hantée, et décide de mener l’enquête sur les circonstances du décès de ce spectre plus à plaindre qu’effrayant. C’est beau, c’est classe, et ça développe un discours intéressant sur la notion même de deuil…

Pour la BD, on fait d’une pierre trois coups avec cette bonne vieille ganache de Garth Ennis, éminent scénariste irlandais qui a lres faveurs de cette émission depuis bon nombre d’années maintenant. Trois titres signés par le bonhomme ont fait l’actualité ces dernières semaines ou mois, et on les passe en revue : d’abord, le traumatisant « La Guerre », avec Becky Cloonan aux dessins, un titre plutôt atypique pour du Ennis (qui nous fait ici son « Threads », en résumé), paru chez Urban, puis le tout aussi guerrier « Rogue Trooper » chez Delirium, où Ennis renoue avec son passé chez 2000 AD en y retrouvant une de ses figures emblématiques (bientôt adaptée au cinéma par Duncan Jones, d’ailleurs) auprès du dessinateur Patrick Goddard, et enfin l’excellent « Punisher : Get Fury » chez Panini, où Ennis retrouve Jacen Burrows aux dessins mais aussi Frank Castle alias le Punisher alors qu’il se débat dans les affres de la Guerre du Vietnam, et doit y sauver (sauver ou zigouiller ? suspense) une autre vielle trogne fameuse made in Marvel, Nick Fury. Tout ça fait beaucoup de pages signées Ennis, mais qui s’en plaindra ? Pas moi.

Pour la littérature, abordons pour la première fois le corpus de Matthew Stokoe, auteur anglo-américano-australien, auteur entre autres d’un premier roman apparemment fort « choquant » (« Cows », paru en 1998) puisqu’il revient souvent dans les listes de livres les plus choquants de la Terre. Qu’à cela ne tienne, on en a vu d’autres et on s’attelle donc à la lecture de « La Belle Vie » (« High Life ») paru il y a une douzaine d’années chez Gallimard et traduit par l’excellent Antoine Chainas, par ailleurs romancier lui-même. Jack est un jeune loser à la vie dissolue qui, à la mort de sa femme (assassinée), au lieu de plonger, va se mettre à grimper les échelons de la petite oligarchie du monde du spectacle hollywoodien qui le fascine tant. Rien, mais alors rien, ne nous sera épargné des diverses dépravations (très très gratinées, hein) dont le personnage est soit le spectateur attentif, soit l’acteur… Par-delà ses outrances (parfois bêtement provocs, parfois plus signifiantes, et souvent très drôles si on a l’estomac pour ça), « High Life » est aussi et surtout un excellent polar, un authentique page-turner, comme on dit.

Le tout est mis en musique peut-être encore un petit peu mieux que d’habitude cette semaine : chose promise chose due, on écoute « Le Sang des Bêtes », extrait du phénoménal (hi hi) « Lacrimae Mundi », le dernier album en date de Titan ; le duo texan Street Sects vient de se réactiver et pas qu’un peu, puisqu’il accouche du projet parallèle Street Sex, et on écoute « Short Cut », extrait de l’album « Full Color Eclipse » ; le défunt projet Miltown (avec l’excellent Jonah Jenkins au chant) vient de sortir un album, « Tales Of Never Letting Go », quelques 27 ans après sa conception, dont est issu « Even As We Speak » ; enfin, Kayo Dot, l’étrange et passionnant projet de Toby Driver, sort « Every Rock, Every Half-Truth Under Reason », dernier-né d’une pléthorique discographie, et on en écoute le pavé surréaliste et ambient « Automatic Writing »…!!

”Sans colère, sans haine

Les tueurs aux mains souillées

S’enivrent des vapeurs grises

Du sang des bêtes sacrifiées”

EPISODE 5 !!

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Ils avaient une réputation merdique en live à l’époque, notamment le guitariste Daron Malakian qui faisait n’importe quoi sur scène… Quant à Serj Tankian, j’ai toujours trouvé que c’était un chanteur surcôté. Il a sa patte, c’est sûr, mais ses performances sont très très inégales sur scène.

Tant mieux s’ils ont fait des progrès, perso je reste fan de leurs trois premiers disques, j’en ai d’ailleurs réécouté il n’y a pas longtemps.

Oui, idem, il va falloir que je creuse ça sous peu. Mais là actuellement, je croule littéralement sous les livres à lire.

Très intéressant, paraît-il. Un copain l’a vu un peu par hasard en salles récemment (dans un festival de films “musicaux” au Mélies de Pau, plus précisément) ; c’est assez hallucinant à ce qui semble, une sacrée expérience…

C’est précisément la réputation de ce livre, oui : idéal pour les beginners. Je ne l’ai toujours pas lu… alors qu’il trône dans ma bibliothèque depuis au moins 20 ans.

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J’ai joué avec eux samedi dernier au Festival de Vouziers !! Incroyable ambiance, ils ont vraiment leurs fans inconditionnels. Le concert était pourtant très approximatif, du fait de conditions techniques pas top pour eux (problèmes de retours sur scène ; on a pas du tout eu ce problème, pour notre part). Ils n’étaient pas très contents. J’ai discuté en fin de soirée avec Bruno Dolheguy, chanteur/guitariste du groupe, et présent depuis le premier album… Il assume totalement de ne jouer sur scène que des morceaux de leurs trois premiers albums (alors qu’ils en ont pondu… 18 !). Je ne me reconnais pas du tout dans cette démarche perso mais elle est éminemment respectable, bien sûr.

Je l’ai découvert ce mois-ci l’enfant du diable justement et ouais il m’a foutu la trouille, autant pour son utilisation du son (presque à la La maison du diable) que pour sa caméra flottante, ses angles bizarres.

Le truc intéressant c’est que ça hésite pas à se transformer totalement en film d’enquête, rarement je pense, on a autant le fin mot de l’histoire dans un film de fantôme. Et quand y a plus de mystère y a plus de peur, on remplace la place occupé par le mystère par une impossibilité de s’entendre finalement, on passe très vite d’une vibe la maison du diable à une vibe Rencontre du troisième type, le film hésite pas à changer de registre.

Grand film en effet !

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La même… La pile était déjà haute mais j’en ai quasiment récupéré une dizaine la semaine dernière… :sweat_smile: D’ailleurs, après avoir relu « Frankenstein » dans la nouvelle traduction de Marie Darrieussecq, je me suis attaqué aux « Nouveaux Fakirs ». Fleur Hopkins Loféron animait une table ronde le week-end dernier puis était présente en tant qu’autrice au Salon du Livre « Voyageurs Immobiles » sur Cherbourg. L’occasion de papoter un peu avec elle, de récupérer ses livres (« Les Nouveaux Fakirs » et « Voir l’invisible ») et de revoir M. Lainé (que j’avais appaté :grin:)

Garth Ennis :smiling_face_with_three_hearts: (:zany_face:)

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De Peter Medak, j’ai aussi une grande affection pour “The Ruling Class”, film que j’avais découvert car Grant Morrison en parlait comme étant l’inspiration pour sa représentation de Maxie Zeus dans “Arkham Asylum”.

Le film commence comme une comédie burlesque où Peter O’Toole, jouant un schizophrène pensant être l’incarnation de Jésus, hérite, à la mort de son père, du titre de earl de la (véritable) famille aristocratique anglaise des Gurney. Le film pratique le mélange des genres : burlesque, comme je disais, plus des éléments d’horreur, de comédie musicale, de satire sociale. C’est un des rares films que je connaisse à avoir été classé X uniquement pour son contenu politique (la Chambre des Lords en prend quelque peu pour son grade). Et, à priori, c’est un peu à cause de ce film que Peter Medak a dû en partie poursuivre sa carrière aux US, d’où “The Changeling”. Film très intéressant, sans doute un peu trop long pour son propre bien (pas loin de 3 heures, si je me souviens bien) mais que j’aime beaucoup.

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Ça donne envie, je note merci.

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Ha ha ha !! On dirait un résumé de ma chronique, j’ai eu exactement le même ressenti devant le film, de la référence au film de Robert Wise au travail intéressant du chef-op’, en passant par le registre du film d’enquête.

Pour moi, l’idée du film est que le perso de George C. Scott remplace le côté absurde du deuil (la mort est toujours absurde) qu’il a surmonté par une enquête qui a du sens et qui lui permet, in fine, de faire son propre deuil. L’enquête permet de mettre du sens là où il n’y en a pas.

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