TUMATXA : L'ÉMISSION !

J’ai l’impression que Photonik, à Drome adhère.

Tori.

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Pas mal ! Bravo ! :wink:

Et voilà, l’épisode est dans la boîte. Un peu hétéroclite, le chapitrage, cette semaine.

2025.10.01 - Aurélien Lemant (introduction), Black Sabbath, « Les Doigts de Tony Iommi », (5:19) Earth, (20:19) Aurélien Lemant (entretien) (53:13) Black Sabbath (Ozzy Osbourne), (58:40) Aurélien Lemant (suite de l’entretien), Type O Negative, Peter Steele, (1:15:07) Black Sabbath (Ian Gillan), (1:21:34) Aurélien Lemant (suite et fin de l’entretien), (1:50:11) Blue Öyster Cult, Sandy Pearlman, (2:12:47) Black Sabbath (Ronnie James Dio), (2:18:12) Récapitulatif des musiques, (2:19:45) Gregg Araki, (2:40:41) « Teen Apocalypse Trilogy », (2:43:16) « Totally Fucked Up », (2:51:47) « The Doom Generation », (3:02:28) « Nowhere », (3:10:02) Slowdive, (3:18:34) Jesse Lonergan, « Drome », (3:47:39) 5ive

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Bon, ce n’est pas la semaine prochaine que tu vas réduire la durée de l’émission…

https://www.noisemag.net/cathedral-un-inedit-de-trente-minutes-et-une-reedition-pour-octobre/?fbclid=IwVERTSANM7z1leHRuA2FlbQIxMAABHrkrjK3yhkSc-rKcXIU2VNxkSOQaSsXMkqrKLrBiGegvaXEk4OTW7-AgII4A_aem_Qx79iCOL69-M9XY18WVNzw

Et bim! 30mn de plus :grin: (pas encore pris le temps de l’écouter)

Merci, comme d’hab’ !! ^^

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Ce ne sera pas la semaine prochaine, mais probablement la suivante, qu’on écoutera ce morceau-fleuve ; j’avais déjà autre chose sur le feu…

Par contre, j’ai eu le temps de l’écouter pour ma part. Pas de déception en ce qui me concerne, le morceau tient ses promesses : un mix entre la bizarrerie de “The Guessing Game”, la lourdeur doom bien plombée de “The Last Spire”, et le côté inépuisable usine à riffs de Gaz Jennings, comme sur les autres morceaux épiques du groupe à “The Garden” ou “The Voyage Of The Homeless Sapiens”.

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Je ne peux qu’applaudir à quatre, et rire comme un bossu. :wink:

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Ah oui ? tiens, c’est marrant… je n’en ai vu que peu, et plutôt anglo-saxons, tous dithyrambiques. Je vais creuser un peu ça, ça m’intéresse.

Moi j’ai adoré, donc.

Tiens, en écoutant la BO de “Kaboom”, justement (par Gregg Araki, donc), surpris de constater que la chanson de The Horrors que tu as samplé pour le générique de Tumatxa! (“Mirror’s Image”) s’y trouvait. Je me suis demandé si j’avais collé un épisode au milieu de la playlist par inadvertance

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Je ne pense pas, je crois plutôt qu’elle y figure vraiment. Compte-tenu de ses goûts, ça ne m’étonnerait pas du tout qu’Araki ait kiffé l’album “Primary Colours” de The Horrors, qui est sorti en 2009, quand Araki préparait “Kaboom”…

EPISODE 3 : David la joue sale dans les vignes !!

Troisième épisode de nos aventures radiophoniques en cette nouvelle saison de « Tumatxa! » et, miracle, l’émission ne dure que trois heures cette semaine. On progresse ! Bientôt ce sera une vignette de 5 mn, comme chez la concurrence. Nan, je déconne, on va rester sur des durées déraisonnables, je vous rassure.

Cinéma (pas en salles, hélas, mais sur une plateforme), littérature (évocation d’un auteur de légende récemment et librement adapté au cinéma), BD (retour sur le corpus d’un des grands génies du médium) : formule classique cette semaine !!

Pour le cinéma, c’est avec joie que l’on retrouve cette bonne vieille ganache de Shane Black (Hawkins dans « Predator », vous vous rappelez ?), qui se fait bien rare, mais c’est d’autant plus un plaisir que de retrouver sa patte, en l’occurrence sur « Play Dirty », qu’il écrit et réalise pour Amazon… Le scénariste-prodige devenu réalisateur (avec quelques pépites à son actif, comme « Kiss Kiss Bang Bang » et surtout « The Nice Guys », des sommets que Black n’atteint pas ici, soyons clair) s’empare d’une figure de la littérature hard-boiled, le fameux Parker (création de Donald Westlake, sous le pseudo de Richard Strak), déjà investie en leur temps par des cinéastes comme John Boorman et John Flynn, et d’autre moins inspirés. Shane Black « distord » un peu Parker, en adaptant librement Westlake, et ceux qui aiment sa science du dialogue et l’ambiance à la fois cool et bad-ass de ses projets précédents ne se sentiront pas dépaysés. Sans compter que c’est bien violent, et à la réflexion plus noir qu’il 'n’y paraît. Sacrément fun et jouissif, aussi !!

Pour la littérature, on aborde le cas d’un géant mystérieux de la littérature américaine des 60 dernières années, le légendaire Thomas Pynchon, à la faveur de l’adaptation très libre là aussi de son oeuvre que vient de signer Paul Thomas Anderson avec son très médiatisé « Une bataille après l’autre ». A la base de ce projet, il y a un roman de Pynchon, « Vineland », et c’est de ça qu’on cause ce soir !! Considéré pas forcément à tort (mais pas forcément à raison non plus, nous y reviendrons) comme le plus abordable des romans de Pynchon, « Vineland » est certainement le roman le plus ouvertement politique de son auteur, en se proposant d’autopsier cette étrange phase de la vie politique américaine entre le milieu des années 60 et celui des années 80, en gros, depuis les utopies libertaires des sixties jusqu’à la gangue de fer de l’ère Reagan. Comme d’habitude avec Pynchon, c’est superbement écrit, extrêmement drôle, et peut-être un brin moins pessimiste que d’habitude…? En attendant « Shadow Ticket », le dernier Pynchon qui sort incessamment sous peu.

Pour la BD, comme nous l’avions évoqué la semaine dernière, on revient sur le corpus du décidément génial Daniel Clowes, avec l’incroyable « David Boring », paru initialement dans son anthologie « Eightball » avant une parution en album, célébrée comme il se doit comme l’un des plus grands romans graphiques (une BD, quoi) de tous les temps. Comme son blaze l’indique, David est un jeune homme plutôt ennuyeux mais qui ne va pas tarder à se retrouver pris dans une sombre histoire de femme fatale idéale aux fesses généreuses (oui, c’est très important pour lui) à la « Vertigo », mais en beaucoup plus bizarre, parce qu’il est aussi question de fin du monde via une guerre bactériologique, d’une mystérieuse BD dont David ne cesse de chercher à percer le sens, de tentatives de meurtres, d’obsessions malsaines qui virent au cauchemar, d’une île à la Agatha Christie où les personnages disparaissent les uns après les autres… Sacrément bizarre, n’est-ce pas ? Sous ses dehors de classicisme narratif, « David Boring » est une des BD les plus originales et déstabilisantes qu’il vous sera donné de lire, et son auteur un des génies incontestables du neuvième art.

“Ravaged darkness

A light transcends us
A wretched dog afraid

Seeks God’s Salvation”

EPISODE 3 !!!

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Ha cool, j’avais oublié que Black devait faire une adaptation de parker avec Wahlberg, tant m ieux s’il est réussi, je me note ça.

Et pour le chapitrage:

2025.10.08 - (0:22) Paradise Lost, (27:38) Shane Black, “Play Dirty”, (1:15:44) Richard D. James aka. Aphex Twin aka. Polygon Window, (1:25:47) Thomas Pynchon, “Vineland”, (2:04:54) Vibravoid, (2:14:35) Daniel Clowes, “David Boring”, (2:40:46) Herbie Hancock

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Cool, j’aime bien quand tu chroniques des trucs que j’ai déjà lus. D’une part, ça me coûte moins cher :grin: et d’autre part, ça me permet de faire remonter des souvenirs.
J’adore « David Boring », en revanche je n’ai pas de grands souvenirs de « Vineland » (mais je ne suis pas le plus grand fan de Pynchon non plus …).
Concernant la musique, je suis plutôt d’accord sur ce que tu dis du nouveau Paradise Lost, surtout en terme d’homogénéité qualitative des morceaux (ce qui n’était pas souvent le cas sur les précédents). Par contre, je l’ai écouté 2 fois, j’ai bien aimé mais depuis je n’ai pas eu envie d’y retourner… :person_shrugging:

J’ai commencé à écouter la nouvelle émission qui est déjà dispo sur le site de Xiberoko Botza.
Ça me permet de revenir sur ma plus grosse déception de l’année (de ma vie?) en concert.
Je parle du concert d’ Iron Maiden à La Défense.
J’y étais le premier soir et d’un point de vue artistique, tout était parfait. Le groupe jouait bien, Dickinson en pleine forme et la scénographie démentielle.
En revanche, le son était infâme dans les aigus à l’endroit où j’étais placé et du coup, la voix du chanteur me vrillait les oreilles…
Pour ne rien arranger, l’ambiance dans les gradins (j’yavais pris 2 places, ne sachant pas encore avec qui j’irai) était pourri. Avec mon cousin, on s’est mis debout dès les premières notes de "The ides of march" mais après quelques minutes, on a vite été les seuls et on sentait que ça enervait les gens derrière nous. On a essayé de se relever sur les plus gros hits mais c’était pareil… :man_shrugging:t2:
Ça m’a pourri tout mon concert…

A l’inverse, j’ai pris 2 grosses claques (principalement grâce à l’ambiance générale et un gros son) avec les concerts de Linkin Park puis Korn et System of a Down (un truc de malade pour ces derniers :scream:) alors que de base, je ne suis pas un grand fan (hormis les petits gars de Bakersfield).

Je suis peut-être masochiste mais j’ai repris une place pour Maiden à la Défense le 22 juin 2026… :rofl:. Mais là, je serai dans la fosse et a priori seul.
Ce qui sera cool sur cette date, c’est l’interdiction des téléphones car il y aura une captation de ce show pour un live. J’espère un son bien meilleur…

Merci beaucoup !!! ^^

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Quelle claque, j’en reviens pas que j’ai attendu autant de temps pour lire ce bijou… Me manque plus forcément grand chose dans ce qui est publié de Clowes en VF, mais je vais combler mes lacunes en la matière rapido. Faudrait que j’évoque aussi un de ces 4 “Ice Haven” que j’ai trouvé fabuleux, et qui comme une de mes grandes claques de la saison dernière, “Why don’t you love me”, rend hommage à la tradition du comic strip, tout en le détournant allègrement de sa fonction première et de ses codes.

J’ai plein de potes qui y étaient… mais le deuxième soir, le dimanche. Et l’un des mes potes en question (le bassiste de Titan, qui voyait Maiden ce soir-là pour… la 51ème fois, véridique ^^) y était même les deux soirs. Pour lui le son était infiniment meilleur le deuxième soir, sans comparaison possible (ce qui est cohérent puisque la première soirée a pu servir à essuyer les plâtres). Je n’ai eu que des bons retours de ce show du dimanche, moins pour celui du samedi, donc, essentiellement du fait du son, mais aussi du public un peu plus tiède, apparemment.

Tout le monde était OK pour dire pour Dickinson “vole le show” ; quel tueur celui-là.

Pour en revenir au son, cette salle est réputée très très mauvaise de ce point de vue-là. De toutes façons, que ce soit en salle ou en stade ou autre, passées les 30000 personnes, je ne sais pas comment on peut avoir des conditions sonores optimales pour tout le monde…

EPISODE 4 : L’enquête sur la tête de mort venue de New-York

Quatrième émission de « Tumatxa! » pour cette saison, la dernière avant les vacances de la Toussaint… et on se retrouvera après les dites vacances pour évoquer des tas de choses formidables, croyez-moi (un certain barbu de Northampton risque d’être au menu, mais cela n’étonnera guère les habitués de l’émission…). Cette semaine, programme classique mais enthousiasmant. Mais n’est-ce pas le cas chaque semaine ? La réponse est oui.

Cinéma (on décroche de l’actualité mais c’est pour évoquer un chef-d’oeuvre), littérature (avec une découverte venu d’Argentine), BD (avec un album aussi beau que profondément original), le tout en musique (et quelle musique !) ; voilà le genre de fête à laquelle vous êtes conviés ce soir, mesdames et messieurs.

Pour le cinéma, chose promise de longue date, chose due : nous revenons sur le corpus de l’indispensable Charlie Kaufman, pour évoquer ce qui est probablement son chef-d’oeuvre, « Synecdoche, New-York » (2008), son premier long métrage. Coup d’essai, coup de maître comme on dit, même si Kaufman n’était déjà plus un perdreau de l’année quand il est passé derrière la caméra pour ce film prodigieux. Caden Cotard, énième avatar fictionnel transparent de Charlie Kaufman, est un metteur en scène de théâtre pas très heureux, frustré par son travail, accablé par la maladie (imaginaire ?) et dont le couple part en sucette et pas qu’un peu. Miracle : une bourse apparemment illimitée lui permet de réaliser sans entrave l’oeuvre de son choix. Et son théâtre de prendre les dimensions de son existence toute entière… Mélange désarçonnant et pourtant fluide de tonalités en apparence contradictoires, exercice de style narratif vertigineux, condensé des névroses de son auteur (la vie, la mort, l’art…), « Synecdoche, New-York » est tout ça à la fois et bien plus encore. Ce diable de Kaufman est décidément l’un des auteurs les plus passionnants de notre temps. En attendant la suite de son génial « Antkind » (son premier roman, car en plus il écrit des romans), plongez ou replongez donc dans cette oeuvre tentaculaire dont 50 visionnages successifs ne suffiraient à épuiser la richesse.

Pour la littérature, je découvre (et vous aussi peut-être) le travail de feu Juan José Saer, écrivain argentin exilé en France, avec « L’enquête », étonnant et bref roman à l’ascendance borgésienne évidente (encore qu’il nous faille quand même examiner ce point de plus près. L’enquête du titre est celle menée par Morvan, flic parisien obsédé par une… enquête sur une série de crimes abominables commis dans Paris intra muros (un serial-killer de petites vieilles, pensez donc). Parallèlement, une autre enquête, littéraire celle-là, est menée en Amérique du Sud, sur la piste d’un roman énigmatique dont l’origine reste à identifier, qui porte sur la Guerre de Troie naguère narrée par Homère… Le lien entre ces deux pans du roman ? A vous de le découvrir, dans ce livre dont VOUS êtes le principal détective. Jeux méta-textuels complexes, hommages à la grande comme à la « petite » littérature : la voilà, la piste Borgès… sauf que le style de Saer est bien différente de celui du vieux maître argentin. Admirable livre en tout cas, une belle découverte récemment exhumée par les éditions du Tripode.

Pour la BD, c’est un vrai plaisir de retrouver la bédéaste française Daria Schmitt, déjà à l’oeuvre sur le très beau « Le Bestiaire du crépuscule » que nous avions évoqué en son temps. Son dessin virtuose à la plume et à l’encre de Chine fait à nouveau des merveilles sur le tout aussi beau « La Tête de mort venue de Suède », drôle de récit scientifico-philosophique qui évoque le sort de la dépouille mortelle de René Descartes, père de la pensée rationaliste, cartésienne, et à bien des égards mentor de la pensée scientifique moderne, comme les très riches annexes de l’album (rédigées par des scientifiques et philosophes spécialistes de la chose). Ce n’est pas forcément un album pour tous les estomacs, mais c’est assurément très original, passionnant pour peu que l’on porte un intérêt même limité à l’histoire des sciences et de la pensée en général… et c’est proprement magnifique, sans surprise si l’on suit le travail de Daria Schmitt.

Le tout est mis en musique avec soin et avec goût : Bruce Dickinson nous propose une relecture de son album solo de 1994, « Balls To Picasso » (ça s’appelle tout simplement « More Balls To Picasso », et pour voir ce que ça donne on écoute le très bon « Sacred Cowboys » ; « Age Of Aquarius » marque le retour très en forme de James Kent alias Perturbator, et le puissant « Lunacy » nous rappelle à quel point le bougre excelle dans les ambiances cyberpunk/synthwave ; Laura Pleasants n’est pas que l’une des figures de proue du groupe Kylesa, elle mène aussi le projet The Discussion dont le premier album « All The Pretty Flowers » est sorti récemment, et dont est issu l’excellent « She Said » ; enfin, joie inespérée dans nos coeurs, car le mythique Cathedral de Lee Dorrian est contre toute attente de retour 12 ans après son trépas (du groupe, pas de Dorrian hein) pour un titanesque morceau inédit de 30 mn, « Society’s Pact With Satan », et on va pas se gêner pour l’écouter en entier…!!!

”Blood red sky, black sunrise
Flaming earth, watch it die
War has taken, all hope away
Love forsaken, evil at play”

EPISODE 4 !!

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Justement, j’ai été impressionné par le concert de System of a Down sur ce point précis (et le public qui était dingue en chantant quasiment toutes les paroles par coeur, même les passages les plus rapides… :scream:). C’était au Metlife Stadium à New-York (l’équivalent du Stade de France) Le son était puissant mais d’une pureté et précision que j’ai rarement (voire jamais) entendu ailleurs. C’est simple, je n’ai pas mis de bouchons et mes oreilles sont sortis intactes comme si je ne venais juste d’écouter de la musique au casque. Et les avis étaient unanimes sur les réseaux sociaux alors que ce stade est aussi réputé pour sa mauvaise acoustique…