UTOPIA (Saisons 1-2)

Utopia est une bande-dessinée légendaire sur laquelle plane le mystère. Mais quand Ian, Becky, Grant et Wilson, un petit groupe de personnes qui n’avaient jusqu’alors aucun lien, se retrouvent chacun en possession d’un exemplaire original du manuscrit, leurs vies basculent soudainement et brutalement. Immédiatement pris pour cible par une impitoyable organisation meurtrière connue sous le nom du Network, les membres du groupe, terrifiés, n’ont plus qu’une seule solution s’ils veulent survivre : courir !

[quote]DISTRIBUTION

Nathan Stewart-Jarrett, Paul Higgins, Alexandra Roach, Neil Maskell, James Fox…

INFOS

Série britannique
Série en production - 1 saison
Début de la diffusion le 15 janvier sur Channel 4
Genre : Drame/Thriller
Format : 6 x 60 mn[/quote]

Le teaser :

Marvel 14 est une bande-dessinée légendaire sur laquelle plane le mystère. Mais quand Jim, Manti, Barney, Le Doc, Kab, Cryptkeeper, Zizipanpan, N.Nemo, Niko et Soy’, un petit groupe de personnes qui n’avaient jusqu’alors aucun lien, se retrouvent chacun en possession d’un exemplaire original du manuscrit, leurs vies basculent soudainement et brutalement. Immédiatement pris pour cible par une impitoyable organisation meurtrière connue sous le nom du Tournon, les membres du groupe, terrifiés, n’ont plus qu’une seule solution s’ils veulent survivre : courir !*

[size=50]* oui, enfin si on peut avoir le temps de boire un coup au resto, ça pourrait être sympa ! Tant qu’à être réunis …[/size]

Lynchien en diable ce premier épisode!

Aïe, voilà qui déballonne sauvagement le peu d’enthousiasme que la lecture du pitch pouvait éveiller en moi.

Jim

Pourquoi, David et toi vous êtes pas copains?

Intéressant, et peut-être pas innocent, de retrouver les acteurs principaux de Kill List dans ce premier épisode.

Rôôôôhhh, Jim, ne me dis pas qu’un homme de goût comme toi n’apprécie pas le cinéma du père Lynch, quand même !!

Pour “Kill List” et ses acteurs, c’est à relever effectivement (je me disais bien que certains noms listés dans la présentation me disaient quelque chose…)

Donc : il faut que je regarde ce truc impérativement…

[quote=“Photonik”]

Aïe, voilà qui déballonne sauvagement le peu d’enthousiasme que la lecture du pitch pouvait éveiller en moi.

Rôôôôhhh, Jim, ne me dis pas qu’un homme de goût comme toi n’apprécie pas le cinéma du père Lynch, quand même !!
…[/quote]

Attends, Jim c’est un des mecs le plus “bon public” que je connaisse! Il est même capable de trouver quelque chose de valable dans le récent et très mauvais Jack Reacher!

Mais par contre il n’aime pas Malick, le marsouin !! (toi non plus peut-être ceci dit…)

Je confirme, moi non plus! Bon, après, personne n’est pArfait hein :mrgreen:

http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/utopia1.jpg

Vraiment pas mal du tout cette série, du moins après deux épisodes.

[quote=“artemus dada”]
Vraiment pas mal du tout cette série, du moins après deux épisodes.[/quote]

Je plussoie, c’est pour l’instant la meilleure surprise de la nouvelle année.

Ah, quand même, des gens de goût qui apprécient, bon, ca me rassure!

Waouh, je confirme, ces deux premiers épisodes, c’est vraiment prometteur.

La touche Lynch, oui effectivement : paranoïa, situations où l’humour absurde frôle le cauchemardesque, réflexion “méta” (après le film maudit dans “INLAND EMPIRE”, la BD maudite), des individus patibulaires qui semblent décider dans l’ombre du destin des protagonistes tels les producteurs mystère d’un “Mulholland Drive” par exemple. La phrase énigmatique répétée à l’envi (“where is Jessica Hyde”) a un parfum lynchien aussi.
Avec une touche british supplémentaire quand même, notamment la tonalité très noire et cruelle, l’humour donc, et un certain souci de réalisme social, avec une belle coupe transversale de la société britannique (de la petite frappe défavorisée au cabinet d’un ministère).
La thématique globale, évidemment, parlera aux amateurs de comics qui peuplent ces lieux, et notamment les spécialistes de la fameuse vague anglaise des eighties.

Bonus qui me tient à coeur : une réalisation qui sort des sentiers battus de la production américaine dont nous sommes majoritairement abreuvés, avec un montage pas trop au hachoir pour une fois, des cadrages intéressants, et de beaux et lents travellings avants pour découvrir un lieu ou un protagoniste, ça fait du bien après au hasard un épisode de “The Following”…
Petit bémol : je suis pas fana de l’abus de focales courtes (vous avez pas l’impression de voir l’image à travers un bocal à poisson ??), ni des couleurs surboostées à l’étalonnage. Consolation : ces deux choix esthétiques peuvent se justifier par une volonté de représentation d’un réel “anamorphosé” qui pourrait bien faire mouche dans le déroulement de l’intrigue. J’en suis pas fou mais ça a le mérite de la cohérence.

J’en redemande moi aussi.

[quote=“Photonik”]
Bonus qui me tient à coeur : une réalisation qui sort des sentiers battus de la production américaine dont nous sommes majoritairement abreuvés, avec un montage pas trop au hachoir pour une fois, des cadrages intéressants, et de beaux et lents travellings avants pour découvrir un lieu ou un protagoniste[/quote]

Je pense de même. J’avoue trouver parfois un peu “tape-à-l’oeil” certains cadrages et effets de montage (et ne parlons pas des couleurs!), mais ces choix esthétiques changent très agréablement de la patine des productions américaines.

Vais peut-être me laisser tenter au vu des commentaires.

Tu ne seras pas déçu, je crois.
Toujours aussi bonnard, ce show, au bout du troisième épisode.

La trame n’est pas, à l’exception du McGuffin servant de moteur à l’intrigue (la fameuse BD maudite), d’une originalité fracassante : un récit hitchcockien modernisé (mais grosso modo, le ressort est hitchcockien : des pékins lambda qui se retrouvent pris dans les mailles d’un complot remontant très haut, avec fausses accusations à gogo), qui renvoie aussi au climat paranoïaque de certains titres du cinoche US des seventies.
Mais l’écriture et la réalisation rendent le tout très intéressant.

En termes d’écriture, j’aime bien la façon de brosser les persos, tous plutôt antipathiques au final et malgré tout attachants (le gamin, tête à claques au début, et très touchant dans le troisième épisode), avec même deux trois personnages qui sortent franchement des sentiers battus, notamment le tueur implacable campé par Neill “Kill List” Manskell et sa tête de droopy psychotique. Au passage, certains seront peut-être gênés par le côté too much de sa prestation, mais je trouve que ce manque de sobriété dans ses effets confère une étrangeté au personnage qui joue en faveur de l’atmosphère générale.
Au moins (c’est un minimum) trois scènes très réussies dans cet épisode :

le tétanisant prologue et son massacre glacial en pleine école(sacrément gonflé dans une prod’ télé quand même), et les deux face-à-faces finaux (Jessica Hyde / Arby, et Dugdale / le Ministre) très intenses et assez scotchants.
Les auteurs font de plus monter la pression autour du mystérieux Mr Rabbit, qui prend au détour d’une évocation par l’agent Milner une aura assez proche de celle de Keyser Söze dans le fameux “Usual Suspects”.

En termes de réalisation, je suis toujours fan des choix un peu radicaux de mise en scène (tout est relatif bien sûr, mais encore une fois nous sommes à la télé), comme sur le prologue où il est fait un usage tout simplement diabolique du hors-champ, ou cet usage jusqu’au-boutiste des “lens-flares” à peine plus loin dans l’épisode (et l’effet est réussi je trouve).
Toujours aussi dubitatif en ce qui concerne le travail sur la colorimétrie, bien trop “chimique” à mon goût, mais bon, ça reste un détail.

J’espère que la deuxième moitié de cette saison 1 sera à la hauteur de la première, et nous tiendrons là une mini-série de tout prmier ordre, qui démontre définitivement que pour prendre une claque par surprise en matant une série télé, il vaut mieux de nos jours se tourner du côté de la Manche que du côté de l’Atlantique…

Je vais tester ça…

Après le ventre mou de la saison (l’épisode 4, où il ne se passe pour ainsi dire rien, dans sa première moitié tout du moins), on attaque la dernière ligne droite avec cet avant-dernier épisode (le cinquième, donc), où les cartes sont entièrement rebattues, et où chaque perso se retrouve à rouler pour sa pomme (ou presque).
Les qualités de la série sont toujours là, mais il fait reconnaître qu’une fois le coin de rideau levé sur le mystère (on pouvait se douter que l’explication ne soit pas à la hauteur de l’énigme, mais bon), on perd un peu d’aura.

Reste des scènes fortes (à nouveau un face-à-face Arby / Jessica Hyde très tendu), une approche glabalement désireuse d’originalité (j’aime beaucoup la bande originale du show, en dehors des sentiers battus du genre), des personnages complexes (Tugdale par exemple, mais aussi Wilson) et la perspective d’une résolution qui réserve peut-être des surprises de taille.

J’étais si étonné de l’ennui qui se dégageait des épisodes 4 et 5 qu’il m’a fallu vérifier : Munden n’a pas tourné ces épisodes-là, ce qui pourrait expliquer ces scènes de dialogues abordées un peu n’importe comment. Mais je crois tout de même les scénaristes principalement responsables du délitement avec ce bla-bla explicatif sans grande importance balancé en tranches épaisses entre les personnages désormais pro-actifs et mortellement sérieux.

On verra bien, la série se termine cette semaine.

[size=85]Non seulement la BO, mais tout l’environnement sonore est particulièrement soigné, me semble-t-il.[/size]